Le Ramify Private Equity Index (RPEI) progresse de +1,23 % au premier trimestre 2026, après +0,7 % au trimestre précédent, portant sa performance cumulée à +23,76 % depuis janvier 2022.
Contrairement au T4 2025, où la performance reposait principalement sur les fonds secondaires et la dette privée, l’ensemble des stratégies suivies par l’indice termine cette fois le trimestre en territoire positif. Les fonds evergreen enregistrent la meilleure performance, à +1,64 %, devant les fonds secondaires (+1,34 %) et la dette privée (+1,22 %). Sur un horizon plus long, les écarts entre stratégies restent néanmoins marqués, soulignant l’importance de la sélection au sein même des marchés privés.
Données clés du RPEI au T1 2026
- Performance globale : +1,23 % (vs +0,7 % au T4 2025)
- Fonds evergreen : +1,64 % (vs +0,28 % au T4 2025)
- Fonds secondaires : +1,34 % (vs +2 % au T4 2025)
- Dette privée : +1,22 % (vs +1,2 % au T4 2025)
Lancé en janvier 2022, le RPEI est le premier indice français mesurant la performance des fonds de private equity accessibles aux particuliers. Il repose sur une méthodologie propriétaire et permet de suivre les principales stratégies du marché : capital-transmission, capital-développement, dette privée, immobilier, fonds evergreen et fonds secondaires.
Depuis sa création, l’indice affiche une performance cumulée de +23,76 %, soit une performance annualisée de +5,14 %. En base indice et hors frais, 100 000 euros investis en janvier 2022 représenteraient ainsi près de 123 760 euros au 31 mars 2026.
Une performance positive dans l’environnement de marché contrasté
Le T1 2026 s’est déroulé en deux phases. Les premières semaines ont été favorables aux marchés cotés, soutenues par une saison de résultats d’entreprises globalement positive, des indicateurs économiques résilients et un reflux initial des pressions inflationnistes. Cette dynamique s’est infléchie à partir de la fin février, avec l’intensification des tensions au Moyen-Orient et la forte hausse des prix de l’énergie. Le regain des anticipations d’inflation a entraîné une remontée des rendements obligataires et un repli des marchés actions, plus marqué sur les valeurs technologiques et de croissance. Dans cet environnement plus heurté, le RPEI enregistre une progression de +1,23 % au T1 2026.
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Evergreen en tête, dette privée toujours dominante sur longue période
Les fonds evergreen enregistrent la meilleure performance du trimestre, à +1,64 %, après seulement +0,28 % au T4 2025. Ce rebond intervient dans un contexte de développement rapide de ces véhicules et constitue un indicateur à suivre au cours des prochains trimestres afin de déterminer s’il s’inscrit durablement dans leur trajectoire de performance.
Les fonds secondaires conservent une dynamique solide avec une hausse de +1,34 %. La progression ralentit par rapport aux +2 % enregistrés au trimestre précédent, mais le segment continue de jouer un rôle important dans la gestion de la liquidité, notamment à travers les ventes secondaires et les fonds de continuation.
La dette privée progresse pour sa part de +1,22 %, à un niveau proche du trimestre précédent. Elle conserve surtout la meilleure performance cumulée depuis le lancement des indices, avec +30,16 %, soit +6,40 % annualisés. Les taux de référence encore élevés continuent de soutenir les revenus des prêts à taux variable.
Le capital transmission progresse de +1,05 %, après +0,15 % au T4 2025. Le capital développement repasse légèrement en territoire positif à +0,21 %, après -0,47 %. Enfin, l’immobilier se stabilise avec une hausse limitée à +0,12 %, après -1,78 % au trimestre précédent.
Le choix de la stratégie devient déterminant
L’évolution des sous-indices depuis 2022 montre que le private equity ne peut pas être considéré comme un bloc homogène. Des écarts subsistent entre les stratégies, avec une dette privée qui se distingue, tandis que les stratégies de capital transmission et de capital développement affichent des trajectoires plus mesurées.
Cette dispersion renforce l’importance de la construction de l’allocation. Dans un environnement où l’effet de levier est devenu plus coûteux, la performance dépend davantage du choix des stratégies, de la sélection des gérants et de leur capacité à créer de la valeur au niveau opérationnel.
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Le basculement du cycle de taux se reflète déjà dans la hiérarchie observée au sein du RPEI. La dette privée bénéficie du niveau des taux par le biais des revenus générés par les prêts, tandis que le capital transmission, davantage dépendant du financement des acquisitions, évolue dans un environnement où le levier est plus coûteux. Les prochains trimestres permettront d’observer dans quelle mesure les gérants compensent cette évolution par la croissance opérationnelle des entreprises en portefeuille.
Les fonds evergreen, un indicateur à suivre trimestre après trimestre
Après un T4 2025 peu dynamique, les fonds evergreen signent la meilleure performance du premier trimestre. Leur progression de +1,64 % intervient alors que ces véhicules continuent de se développer auprès des investisseurs patrimoniaux. Le suivi du RPEI permettra de mesurer si ce rebond se confirme dans les prochains trimestres et comment ces fonds se comportent à mesure que les véhicules récents entrent progressivement en régime.
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Sorties, distributions et création de valeur : les indicateurs à surveiller
Les cessions de filiales et d’activités non stratégiques pourraient constituer une source croissante d’opportunités au cours des prochains trimestres. La volonté des grands groupes de simplifier leur portefeuille et de concentrer leurs ressources sur leurs métiers prioritaires pourrait élargir le nombre de cibles accessibles aux fonds de private equity. Ces opérations nécessiteront toutefois un accompagnement important afin de permettre à des activités jusque-là intégrées à de grands groupes de fonctionner de manière autonome.
Dans le même temps, le changement de régime de taux continue de déplacer les moteurs de performance. La création de valeur devrait davantage reposer sur l’amélioration opérationnelle des entreprises, qu’il s’agisse de croissance organique, d’amélioration des marges ou d’acquisitions complémentaires. Cette capacité d’exécution devrait continuer à différencier les gérants dans un marché plus sélectif.
Enfin, la trajectoire des fonds evergreen constituera un autre point d'attention. Leur rebond au T1 2026, après un trimestre plus modéré, s'inscrit dans une dynamique de développement plus large, portée par l'intérêt croissant de la clientèle patrimoniale pour des formats d’investissement plus flexibles. Après un nombre record de lancements en 2025, l'évolution du cadre réglementaire en Europe pourrait également contribuer à élargir leur accès à un plus grand nombre d’investisseurs.
Olivier Herbout, Cofondateur et directeur général observe : « Le premier trimestre montre que le private equity ne se comporte pas comme un bloc : toutes les stratégies progressent, mais les écarts accumulés depuis 2022 restent considérables, ce qui rappelle l’importance de rester diversifié. Dans un environnement où la dette coûte plus cher, la performance dépend d’abord du choix des stratégies et de la sélection des gérants. »
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Sources
Les analyses et données présentées dans ce communiqué sont basées sur les informations disponibles au 31 mars 2026.

