L’année 2026 s’inscrit dans un environnement plus complexe que la décennie précédente, caractérisé par :
- une désynchronisation durable des cycles économiques entre les grandes zones,
- une normalisation monétaire incomplète, avec des taux structurellement plus élevés qu’avant 2020,
- une dispersion accrue des performances entre classes d’actifs, zones géographiques et moteurs de rendement.
Dans ce contexte, la construction de portefeuille repose avant tout sur la diversification, la sélectivité et la discipline d’allocation, plutôt que sur des paris directionnels.
Chiffres clés – Perspectives 2026
En 2025, les marchés actions mondiaux ont délivré une performance solide, avec un MSCI ACWI en hausse de +22,3 % en dollars, malgré un épisode de volatilité marqué au printemps.La dynamique a été portée par les marchés émergents, dont le MSCI EM progresse de +33,6 % en USD, soutenu quasi exclusivement par la Corée du Sud et Taïwan, au cœur de la chaîne de valeur de l’intelligence artificielle.
Aux États-Unis, la performance du S&P 500 (+17,4 % en USD) reste fortement concentrée, les Magnificent Seven représentant 35 % de la capitalisation et près de 43 % de la performance annuelle de l’indice.Sur le plan monétaire, le scénario central pour 2026 anticipe une poursuite très graduelle de l’assouplissement de la Fed, avec un taux directeur attendu autour de 3,00 % – 3,25 % en fin d’année.
Les marchés du crédit évoluent dans un environnement de spreads historiquement serrés, limitant le potentiel de gains en capital, mais offrant encore des rendements attractifs (environ 4,9 % en IG et 6,5 % en HY aux États-Unis).
Enfin, malgré l’ampleur des investissements liés à l’IA, seules 17 % des entreprises déclarent aujourd’hui utiliser l’IA, et moins de 40 % observent à ce stade une création de valeur mesurable, suggérant une matérialisation progressive des bénéfices économiques.
