Comment faire baisser son revenu fiscal de référence en 2026 ?

Pour baisser votre revenu fiscal de référence en 2026, plusieurs stratégies sont possibles. Vous pouvez réduire, lisser ou décaler certains gains. Vous pouvez aussi choisir d'autres options fiscales, changer de stratégie d'épargne, arbitrer vos placements, investir dans l'immobilier locatif ou entreprendre des travaux.

5 solutions pour faire baisser votre revenu fiscal de référence :

  • Réduire les revenus imposables (moins de gains ou autre option de déduction des frais professionnels) ;
  • Profiter de déductions fiscales autorisées ;
  • Repousser ou lisser certaines opérations financières ou immobilières ;
  • Changer de stratégie d'épargne en optant pour des enveloppes fiscales ;
  • Entreprendre certains investissements (immobilier locatif, travaux).

Rappel : qu’est-ce que le revenu fiscal de référence ?

Le revenu fiscal de référence est l'indicateur de référence pour évaluer le "niveau de vie" d'un foyer.

Il est calculé par l'administration fiscale à partir de la déclaration de revenus et apparaît sur l'avis d'imposition.

Le revenu fiscal de référence est normalement plus élevé (ou au moins égal) au revenu imposable, car il "réintègre" des revenus non soumis à l'impôt sur le revenu

À quoi sert le revenu fiscal de référence ?

Le revenu fiscal de référence détermine votre accès à de nombreux dispositifs sous conditions de revenus. Il est notamment utilisé pour :

  • Obtenir certains avantages fiscaux
    • Bénéficier d’une exonération ou d’un allègement de taxe foncière ;
    • Bénéficier d’un crédit d’impôt pour travaux d’adaptation du logement à la perte d’autonomie/handicap) ;
    • Obtenir une exonération de plus-value immobilière (ex. pour une personne retraitée ou handicapée) ;
    • Demander une dispense d’acompte sur certains placements ;
    • Appliquer un taux zéro de prélèvement à la source ;
    • Opter pour le prélèvement libératoire de l’impôt sur le revenu dans le cas d’une micro-entreprise ;
  • Autoriser l’accès à certaines aides sociales
    • Éligibilité au logement social
    • Tarifs préférentiels pour les cantines ou les crèches
    • Calcul des bourses d’études pour les enfants
    • Ouvrir ou maintenir un LEP (Livret d’Épargne Populaire).

Il entre aussi en jeu dans le calcul de certains impôts ou dispositifs de défiscalisation

  • La contribution exceptionnelle sur les hauts revenus ;
  • Plusieurs régimes d’investissements locatifs imposent que les locataires ne dépassent pas un certain plafond de ressources ;
  • Le taux de CSG sur les revenus de remplacement (taux zéro, réduit, médian, normal).

Réduisez votre revenu fiscal de référence pour payer moins de CEHR et d'IFI

Au-delà d'un certain niveau de revenus et de patrimoine, chaque euro de RFR mal optimisé se traduit en contribution exceptionnelle sur les hauts revenus ou en IFI majoré. Ce n'est pas une fatalité.

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Comment est calculé le revenu fiscal de référence?

Le revenu fiscal de référence est calculé automatiquement par l’administration à partir de votre revenu net imposable. Voici comment il est calculé.

RFR = revenu net global + éléments réintégrés

Pour déterminer le RFR, l’administration fiscale réintègre différents éléments au revenu net imposable, notamment :

  • Des revenus perçus exonérés d'impôt ;
  • Des revenus soumis à un prélèvement libératoire ;
  • Des abattements déductibles ;
  • Certaines charges déductibles du revenu (cotisations et primes d'épargne-retraite déduites du revenu global) ;
  • Les plus-values immobilières imposables.

Ces éléments sont cités à l’article 1417 IV du CGI, nous vous les détaillons dans la partie suivante.

Les éléments réintégrés lors du calcul du RFR

L’article 1417 IV du CGI définit les éléments qui, à partir du revenu global, sont ensuite réintégrés lors du calcul du revenu fiscal de référence. Ces éléments peuvent expliquer une différence de montant à la hausse entre votre revenu global et votre revenu fiscal de référence.

Nous les avons classés par catégorie dans le tableau suivant.

Notez qu’éliminer ces éléments ne vous permet pas de réduire votre RFR, mais cela vous permet de comprendre ce qui le fait gonfler, et d’évaluer ensuite s’il existe une solution alternative.

Catégorie Type de déduction
Épargne
  • Les souscriptions au capital de sociétés de financement de la pêche déduites du revenu global
  • Les cotisations d'épargne retraite déduites du revenu global (PERP/PER/… selon dispositif)
  • Le capital issu de la conversion d'une rente viagère (retraite) taxé forfaitairement
  • Les produits de placements financiers (intérêts, assurance-vie…) soumis à prélèvement libératoire
  • Les revenus de valeurs mobilières soumis à prélèvement forfaitaire libératoire
  • Les revenus de capitaux mobiliers soumis à retenue à la source (non-résidents)
  • L'abattement de 40 % appliqué aux dividendes
Plus-values mobilières
  • Les abattements pour durée de détention sur plus-values de cession de titres
  • L'abattement fixe de 500 000 € pour dirigeants partant à la retraite
  • L'avantage salarial lié aux actions gratuites
Revenus professionnels et bénéfices d'entreprises exonérés
  • Les bénéfices professionnels exonérés au titre des entreprises nouvelles en zones aidées
  • Les bénéfices professionnels exonérés au titre des jeunes entreprises innovantes (JEI), des zones franches urbaines (ZFU), des zones de restructuration de la Défense, des zones de revitalisation rurale (ZRR), des bassins urbains à dynamiser, des zones de développement prioritaire
  • Les bénéfices agricoles exonérés en outre-mer
  • Le chiffre d'affaires des micro-entrepreneurs soumis au versement libératoire
Plus-values immobilières
  • Les plus-values immobilières taxables après abattements pour durée de détention (l'abattement est définitif et n'est pas réintégré au RFR)
Revenus internationaux
  • Les salaires, pensions et revenus d'artiste versés à des non-résidents soumis à retenue à la source
  • Les gains de stock-options et/ou actions gratuites de non-résidents soumis à retenue à la source
  • Les salaires exonérés pour activité exercée à l'étranger
  • Les avantages du régime des impatriés
  • Les rémunérations exonérées de certains agents d'organisations internationales
Revenus salariaux exonérés
  • La rémunération des heures supplémentaires exonérées
Épargne salariale, retraite collective et CET
  • Les sommes issues du compte épargne-temps (CET) exonérées
  • Les sommes (CET / congés non pris) exonérées car versées sur un plan retraite
  • Les droits CET utilisés pour l'épargne retraite collective
  • Les jours de congés non pris versés sur un plan retraite collectif

Quels leviers permettent de faire baisser le revenu fiscal de référence ?

Pour faire baisser votre RFR, vous pouvez évidemment tenter de limiter vos gains, mais ce n’est pas l’unique solution. D’ailleurs, l’intérêt est tout de même de réduire votre RFR en vous privant le moins possible de vos gains.

Selon les éléments de revenus qui font gonfler votre RFR, certaines stratégies vous permettront de le faire baisser d’une année sur l’autre.

Quiz interactif

Quel levier pour baisser votre revenu fiscal de référence ?

Répondez à 5 questions pour identifier la stratégie la plus adaptée à votre profil : épargne capitalisante, immobilier locatif, charges déductibles ou lissage patrimonial.

2 min 5 questions
Quel levier pour baisser votre RFR ? Question 1 / 5

Votre profil

Agir sur les revenus imposables du foyer 

Le revenu fiscal de référence étant construit à partir du revenu net imposable, toute baisse de ce dernier réduit aussi le RFR.

Pour faire baisser votre RFR, vous pouvez : 

  • Réduire les revenus soumis au barème progressif (salaires, pensions, primes exceptionnelles, bénéfices professionnels, revenus fonciers) ;
  • Analyser les options déclaratives qui permettent de réduire le revenu imposable (par exemple en optant pour les frais réels plutôt que l’abattement de 10 % quand ils sont supérieurs). 

Décaler ou lisser dans le temps certaines opérations

Lorsque l’objectif est de rester sous un certain seuil de RFR, le calendrier compte autant que le montant. 

Si vous avez réalisé une plus-value, encaissé une prime, effectué un rachat sur un placement ou vendu un actif la même année, ces opérations peuvent justifier une hausse ponctuelle de votre RFR.

Dans ce cas, il est préférable de lisser ces événements sur deux années, ou de choisir l’année d’encaissement.

Par exemple, si vous avez un besoin de trésorerie important, il peut être plus judicieux d’emprunter que de vendre des titres qui peuvent faire l’objet de plus-values taxables qui apparaîtront l’année suivante dans votre RFR.   

Privilégier des stratégies de déductions non réintégrées au RFR

La plupart des dispositifs de défiscalisation agissent sur le revenu imposable et sont donc logiquement réintégrés au RFR. Cependant, certaines déductions du revenu imposable ne sont pas réintégrées et permettent d’agir sur les 2 indicateurs :

  • Les pensions alimentaires déductibles (enfant majeur rattaché/non rattaché, ex-conjoint, ascendant dans le besoin) car elles sont considérées comme un transfert de revenu ;
  • Les frais réels professionnels (si supérieurs à l’abattement de 10 %), car ils diminuent directement le revenu imposable ;
  • Le déficit foncier imputable sur le revenu global (location nue au réel, dans la limite annuelle autorisée) ;
  • Les déficits professionnels (BIC/BNC/BA) imputables sur le revenu global, selon votre régime et la nature de l’activité ;
  • Certaines charges déductibles du revenu global prévues par le CGI (ex. une partie de la CSG déductible sur certains revenus, selon votre situation), qui diminuent le revenu net imposable.

Changer sa stratégie d’épargne

Si vous percevez des revenus issus de placements financiers, ces derniers sont susceptibles d’augmenter votre RFR.

A condition de ne pas avoir besoin de ces revenus au quotidien, il est alors pertinent de percevoir ces revenus financiers au sein d’enveloppes capitalisantes (assurance-vie, PER, PEA). 

En l’absence de retraits, les revenus restent chaque année au niveau de l’enveloppe et peuvent être réinvestis sans frottement fiscal.

En anticipant les besoins de trésorerie, il devient aussi possible d’optimiser le montant des retraits chaque année pour rester sous le seuil désiré.

Pour aller plus loin : Où placer son argent : comment bien investir et dans quoi ?

Faire baisser le RFR au niveau des revenus d’activité

Le revenu fiscal de référence (RFR) est, dans la majorité des cas, composé de vos revenus d’activités : salaires, primes, indemnités, revenus assimilés, etc. 

L’idée ici n’est pas de les réduire, mais d’agir potentiellement à deux niveaux : 

  • Choisir la bonne option de déduction pour les frais professionnels ;
  • Lisser la perception de revenus exceptionnels.

Bien choisir entre l’abattement de 10 % ou les frais réels

Pour les salariés, l’administration applique automatiquement un abattement forfaitaire de 10 % au titre des frais professionnels (ce qui donne ensuite le revenu brut global). 

Toutefois, même s’il s’agit de la solution la plus simple, vous pouvez aussi opter pour les frais réels en remplacement de l’abattement de 10 %. Si vos dépenses professionnelles réelles dépassent le forfait de 10 %, cette option viendra réduire votre revenu brut global et donc votre RFR.

Les frais réels permettent de déduire des frais au plus près de votre situation (longs trajets, repas, double résidence, matériel, etc.). 

En règle générale, les frais réels deviennent souvent intéressants lorsque la distance domicile–travail est importante ou lorsque vous supportez des dépenses professionnelles non remboursées.

Lisser les primes, bonus, heures supplémentaires et indemnités 

Une prime, un bonus, une régularisation d’heures supplémentaires ou une indemnité versée en fin d’année peuvent créer une hausse ponctuelle du revenu imposable, et donc du RFR.

Si vous disposez d’une marge de manœuvre (négociation interne, choix de la date de versement, étalement possible dans le cadre des règles de l’entreprise), il peut être pertinent de répartir ce type de revenu variable entre deux années fiscales. 

L’idée est d’étaler les rémunérations exceptionnelles qui font gonfler le RFR sur plusieurs années pour éviter de perdre certains avantages si vous dépassez un seuil. 

Faire baisser le RFR en pilotant les charges déductibles du revenu global

Le RFR est calculé à partir de votre revenu net imposable, auquel s’ajoutent certaines charges qui ont fait l’objet de déductions (qui ont réduit votre revenu imposable pour le calcul de l’impôt).

Ainsi, parmi les charges déductibles, on distingue : 

  • Celles qui réduisent le revenu net imposable et le RFR ;
  • Celles qui réduisent le revenu net imposable, mais sont réintégrées dans le RFR.

L’idée ici est donc de cibler en priorité les charges qui ne sont pas réintégrées pour le calcul du RFR. De cette manière, vous profitez des déductions à la fois pour le calcul de l’impôt et pour celui du RFR.

Les charges qui font réellement baisser le RFR

Les pensions alimentaires déductibles 

Les pensions alimentaires permettent de diminuer à la fois le revenu net imposable et le RFR. 

Elles concernent notamment l’aide versée à : 

  • Un enfant majeur non rattaché ;
  • Un ex-conjoint (si elle est prévue/justifiée) ;
  • Un ascendant dans le besoin

Les frais d’accueil d’une personne âgée

Si vous hébergez gratuitement une personne âgée de plus de 75 ans et que :  

  • Elle réside en permanence sous votre toit ;
  • Ses ressources ne dépassent pas le plafond de l’ASPA (allocation de solidarité aux personnes âgées) ; 
  • Elle ne fait pas l’objet d’une part supplémentaire au sein de votre foyer fiscal ;

Alors vous pouvez déduire les avantages en nature que vous lui accordez (nourriture, logement, et plus généralement tout ce qui est nécessaire à la vie). 

Ces charges ne sont pas réintégrées dans votre RFR.

Les charges déduites du revenu imposable mais réintégrées au RFR

Certaines déductions vous permettent de payer moins d’impôt, mais ne réduisent pas votre revenu fiscal de référence. 

C’est notamment le cas des cotisations d’épargne retraite sur un PER ou encore de l’abattement de 40 % dans le cadre de la perception de dividendes.

À noter que cette réintégration n’est pas une pénalité : elle répond à une logique administrative. Le RFR sert à apprécier un niveau de ressources plus complet pour l’accès à des dispositifs.

Réarbitrer votre situation pour réduire votre RFR

Si votre objectif est une baisse du RFR (et pas seulement de l’impôt), certaines stratégies peuvent vous être plus favorables que d’autres. 

Par exemple, si votre enfant majeur vit sous votre toit, deux options s’offrent à vous : 

  • Ajouter ses revenus aux vôtres et une part supplémentaire (risque de hausse du RFR) ; 
  • Lui proposer de faire une déclaration d’impôts seul et déduire une pension.

Si votre objectif est de réduire votre RFR, la 2ème option sera plus favorable : si l’enfant majeur n’est pas rattaché, le parent peut, sous conditions, déduire une pension alimentaire, ce qui diminue le revenu net imposable et peut faire baisser le RFR. 

Vous changez néanmoins le nombre de parts fiscales (perte d’une part) pour le calcul de l’impôt.

Pour aller plus loin : Défiscalisation : Comment réduire ses impôts ?

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Faire baisser le revenu fiscal de référence grâce à l’épargne

Faire baisser le RFR en pilotant vos revenus financiers

Privilégier les supports capitalisants

Pour faire baisser (ou éviter d’augmenter) votre RFR, l’idée est de limiter les revenus financiers encaissés fiscalement sur une année (dividendes, intérêts,etc.). 

Pour cela, les supports dits “capitalisants” (qui réinvestissent les gains au lieu de les distribuer) permettent de repousser la fiscalité à la vente du titre ou du support.

Cette stratégie est d’autant plus intéressante si vous n’avez pas besoin de percevoir des revenus réguliers. Elle vous permettra de réduire à la fois votre RFR et le montant de l’impôt dû.

Déduire les moins-values mobilières (hors enveloppes fiscales)

Lorsque vous vendez des titres en dehors des enveloppes capitalisantes (sur un compte-titres par exemple), les plus-values s’ajoutent à vos revenus imposables ainsi qu’à votre RFR. 

Sur un CTO, si vous avez réalisé des moins-values durant la même année, vous pouvez les déduire de vos plus-values. S’il vous reste une moins-value nette, celle-ci peut être reportée sur les plus-values des 10 années suivantes.

Toutefois, il est important de noter que les moins-values mobilières ne peuvent pas être déduites des autres revenus (salaires, retraites, loyers), contrairement au déficit foncier ou à une pension alimentaire.

Ainsi, si vous finissez l’année avec une moins-value nette, vous ne pourrez pas baisser votre revenu imposable (et le RFR). Cette perte sera simplement mise "en réserve" pour les années futures.

Etaler des cessions de titres sur plusieurs années

Les plus-values mobilières augmentent le RFR. Aussi, pour réduire cet impact, vous pouvez  envisager des cessions fractionnées ou encore des arbitrages progressifs afin de répartir les gains sur plusieurs années et d’éviter de franchir un seuil de RFR. 

Comment baisser le RFR avec l’assurance-vie ?

Bien étudier l’impact d’un rachat 

Si vous détenez une assurance-vie, votre RFR augmente uniquement les années où vous réalisez des rachats : seule la part de gains comprise dans le rachat est intégrée au RFR.

Par ailleurs, si votre assurance-vie a plus de 8 ans, vous pouvez bénéficier chaque année d’un abattement sur la part des gains de votre rachat (4 600 € pour une personne seule et 9 200 € pour un couple).

Cet abattement est considéré comme une exonération définitive et n’est donc pas réintégré au RFR.

Ainsi, lorsque vous réalisez un rachat sur assurance-vie et que vous ne souhaitez pas impacter votre RFR, vous pouvez : 

  • Privilégier de racheter les unités de comptes qui génèrent le moins de gain (moins de plus-value) ;
  • Attendre l’échéance des 8 ans puis limiter chaque années vos rachats au montant de l’abattement.

Une telle stratégie vous permet d’être exonéré d’impôt sur le revenu et de ne pas impacter votre RFR à condition d’échelonner les rachats sur plusieurs années. Les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus chaque année sur la part des plus-values dans chaque rachat.

Lire aussi : Retirer de l'argent de son assurance-vie : Comment faire ?

Opter pour des rachats partiels programmés 

Si vous savez que, dans un futur proche, vous aurez un besoin de trésorerie, un rachat ponctuel de capital peut avoir un impact sur votre RFR (selon son montant, la part de gain imposable et l’ancienneté de votre contrat).

Dans ce type de situation, il est recommandé de réaliser à l’avance des rachats partiels programmés avant l’échéance. Vous pourrez ainsi lisser la part de gains imposables sur plusieurs années au lieu de concentrer un rachat sur une seule année. 

Une autre possibilité est d’emprunter, si votre niveau d’endettement le permet.

Réaliser des avances sur assurance vie 

Si vous avez un besoin de trésorerie, certains assureurs vous permettent de demander une avance sur votre assurance-vie à la place d’un retrait. 

Il s’agit d’un prêt accordé par l’assureur, garanti par votre contrat, qui vous permet d’obtenir des liquidités sans vendre vos supports, ni confronter vos gains à la fiscalité.

Contrairement à un rachat, l’avance sur assurance-vie ne vient pas s’ajouter à vos revenus imposables. 

Si vous décidez d’opter pour une avance à la place d’un retrait sur assurance-vie, vous n’impactez pas votre RFR, mais il faut garder à l’esprit que cette opération implique des coûts supplémentaires selon la durée et les modalités de remboursement.

Pour aller plus loin : Le guide complet de la fiscalité de l’assurance-vie

Comment baisser le RFR avec un PEA ?

L’impact sur le RFR ne concerne que les PEA de moins de 5 ans

Les plus-values réalisées lors d'un retrait sur un PEA de plus de 5 ans ne sont pas intégrées au Revenu Fiscal de Référence.

Aussi, vos éventuels gains au sein de votre plan d’épargne en action (PEA) n’aura aucun impact sur votre revenu fiscal de référence si : 

  • Le contrat est ouvert depuis plus de 5 ans ;
  • Vous ne réalisez pas de retrait.

En revanche, si vous souhaitez retirer de l’argent de votre PEA avant 5 ans de détention : 

  • D’une part, le contrat sera clôturé ;
  • D’autre part, les gains réalisés depuis l’ouverture seront ajoutés à vos revenus imposables ainsi qu’à votre RFR.

Actions : privilégier le PEA au CTO en vue de réduire son RFR

Le PEA est une enveloppe capitalisante. Autrement dit, si vous percevez des gains (dividendes, intérêts, plus-values) qui restent au sein de l’enveloppe, vous ne serez pas fiscalisé. L’argent perçu sur votre PEA n’est donc pas intégré à votre RFR si vous ne réalisez pas de retrait. 

Ainsi, si les titres dans lesquels vous souhaitez investir sont des actions européennes (ou des fonds majoritairement constitués d’actions européennes) il est recommandé de privilégier le PEA au CTO. 

Au contraire, sur un CTO, les gains sont ajoutés à votre RFR dès le premier euro en cas de vente.

Pour aller plus loin : Retrait du PEA : Partiel ou clôture, toutes les explications

Les versements sur un PER ne réduisent pas le RFR

Le principal atout fiscal du plan d’épargne retraite est que les versements réalisés sont déduits de votre revenu global et vous permettent de payer moins d’impôts. 

Toutefois, si les versements viennent en déduction du revenu global, ils sont cependant intégrés à votre revenu fiscal de référence (selon l’article 1417 IV du CGI).

En revanche, cela ne signifie pas que les versements sur votre PER augmentent votre RFR, mais ils ne le font pas baisser. 

Si vous décidez d’arrêter de verser de l’argent sur votre plan d’épargne retraite, vous ne verrez aucun changement sur votre RFR. 

Aussi, si votre intérêt est de réduire le montant de l’impôt ainsi que votre RFR, il est préférable d’opter pour un autre mécanisme de défiscalisation (comme le déficit foncier par exemple, qui n'intègre pas le RFR selon l’article 1417 du CGI).

À lire aussi : Quelle fiscalité pour le PER (plan épargne retraite) ?

Faire baisser le RFR grâce à l’immobilier

Réduire son RFR grâce à l’immobilier locatif

Grâce à différents mécanismes issus de l’immobilier locatif, vous pouvez réduire votre revenu imposable ainsi que votre revenu fiscal de référence.

Déduire les amortissements en location meublée

Louer un bien en location meublée (via un statut fiscal de LMNP ou LMP) peut vous permettre de faire baisser votre RFR.

En location meublée, vous relevez du régime BIC : vous n’êtes donc pas imposés sur les loyers bruts, mais sur le résultat (recettes – charges). 

Parmi ces charges déductibles, figure l’amortissement : une écriture comptable qui traduit la perte de valeur du logement (hors terrain) et du mobilier au fil du temps. 

Ce mécanisme permet de déduire chaque année une fraction de la valeur du bien et des équipements, ce qui diminue le montant des loyers imposables, et parfois le supprime totalement.

Le revenu imposable baisse, ainsi que le revenu fiscal de référence. 

Par ailleurs, lorsque les amortissements dépassent le montant des loyers issus de location meublée, le LMP permet de reporter un éventuel déficit pour déduire les autres revenus du foyer (sous certaines conditions : recettes > 23 000 € et supérieures aux autres revenus du foyer).

En revanche en LMNP, le déficit créé par l'amortissement ne peut pas être déduit de vos autres revenus (salaires). Il est "mis en réserve" pour être utilisé uniquement sur vos futurs revenus de location meublée.

Le LMNP empêche votre RFR de monter avec les loyers, mais il ne le fera pas baisser en dessous de vos revenus habituels.

Le déficit foncier en location nue

Le mécanisme du déficit foncier (qui concerne uniquement la location nue) peut permettre de faire baisser votre RFR.

En location nue, les loyers sont imposés dans la catégorie des revenus fonciers : il est possible de déduire certaines charges des loyers imposés (intérêts d’emprunt, taxe foncière, travaux…).

Quand ces charges dépassent les loyers, on crée un déficit foncier. Ce déficit (sauf intérêts d’emprunt) peut être imputé sur le revenu global du foyer, dans la limite annuelle de 10 700 € ou de 21 400 € pour des travaux de rénovation énergétique.

Ce mécanisme permet donc de faire baisser le revenu fiscal de référence.

Si tous les loyers ont été déduits une même année, le surplus du déficit peut être reporté : 

  • Sur les revenus fonciers des années suivantes pendant 6 ans ;
  • Sur le revenu global pendant 10 ans.

Pour anticiper une baisse de votre RFR grâce au locatif, vous pouvez par exemple réaliser des travaux dans le bien loué afin d’éliminer totalement (ou au moins réduire) ces revenus de votre RFR pendant une, ou plusieurs années.

Bien sélectionner son dispositif de défiscalisation immobilière

Certains dispositifs de défiscalisation immobilière peuvent faire baisser le revenu fiscal de référence. Les dispositifs qui affectent le RFR sont ceux qui agissent en diminuant le revenu imposable via une déduction (et non ceux qui réduisent l’impôt à payer). 

En 2026, les dispositifs de défiscalisation immobilière qui permettent de réduire le RFR sont les suivants : 

Au contraire, les dispositifs de défiscalisation immobilière les plus connus comme Denormandie, Malraux ou Loc’Avantages permettent de réduire l’impôt sans passer par une baisse de revenus. Ils ne permettent donc pas de faire baisser le RFR.

Anticiper les plus-values imposables

Si vous anticipez les ventes de vos biens immobiliers, vous pouvez agir à la baisse sur votre revenu fiscal de référence (via les plus-values imposables).

Les plus-values taxables sont prises en compte dans le calcul du RFR.

Dès lors, si vous avez pour objectif de vendre un bien, mais que vous craignez une hausse de votre RFR en raison d’une plus-value importante, deux options s’offrent à vous : 

  • Privilégier la vente d’une résidence principale, car la plus-value est exonérée (et seules les plus-values imposables réintègrent le RFR) ;
  • Repousser la vente d’un bien taxable (une résidence secondaire ou un locatif) pour bénéficier des abattements pour durée de détention et éviter une hausse brutale de votre RFR.

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Nos conseils pour faire baisser votre revenu fiscal de référence

Bien distinguer la différence entre baisse de l’impôt et baisse du RFR

Il n’est pas toujours évident de comprendre quand une baisse de l’impôt ne provient pas d’une baisse des revenus. 

Parfois, les deux composantes évoluent ensemble (quand une charge ou une déduction diminue le revenu imposable et n’est pas réintégrée), mais parfois ce n’est pas le cas.

Deux raisons peuvent justifier cette distinction : 

  • D’abord, certains revenus ou gains ne sont pas ajoutés au RFR au moment du calcul. 
  • Ensuite, certains mécanismes de défiscalisation agissent au moment du calcul de l’impôt, via une réduction d’impôt ou un crédit d’impôt : ils font baisser l’impôt dû, mais ne modifient pas le revenu imposable. 

Le bon réflexe, si votre objectif est de réduire l’impôt et votre RFR, c’est de choisir des solutions qui allègent l’impôt via : 

  • Une déduction qui n’est pas réintégrée dans le calcul du RFR. C’est le cas par exemple de l’immobilier locatif (LMNP, LMP ou déficit foncier).
  • Un support qui évite la réintégration des sommes défiscalisées (comme l’assurance-vie ou le PEA par exemple).

Déterminer le seuil de RFR à ne pas dépasser avant d’agir

Avant de déterminer la manière dont vous allez procéder pour faire baisser votre RFR, il faudra identifier le seuil à ne pas dépasser : celui-ci dépend de l’objectif que vous visez (prime, bourse, exonération, plafond pour un avantage, etc.).

Ce seuil évolue chaque année.

Vous devrez donc partir de votre dernier avis d’imposition afin de comparer ce seuil à votre RFR précédent.

Vous pourrez ainsi déterminer la distance qui vous sépare de ce seuil pour viser le dispositif le plus adapté.

D’ailleurs, dans certains cas, vous vous apercevrez que la hausse de votre RFR était due à une opération bien spécifique (vente immobilière, cession de titres, prime exceptionnelle). Dans ce cas, maîtriser ce type d’opération suffit à réduire votre RFR, vous n’aurez pas forcément besoin d’adhérer à des mécanismes de défiscalisation.

Agir au bon moment, pour faire baisser le bon RFR

Si vous projetez d’agir pour réduire votre revenu fiscal de référence, vous devrez vérifier les conditions d’accès qui sont attendues. Nous venons de voir que le seuil de RFR à ne pas dépasser est important, mais l’année de référence l’est tout autant.

La plupart du temps, les droits s’activent (ou non) selon le revenu fiscal de référence N-2 ou N-1.  

Il convient donc d’anticiper : par exemple, si vous agissez en février 2026, cette action sera effective pour les revenus de 2026 et visible sur votre avis d’imposition de 2027. 

En 2027, si on vous demande le revenu fiscal de référence N-2, il s’agira des revenus de l’année 2025 (avis d’imposition 2026).

Utiliser les bons outils pour réduire le RFR

Dans certains cas, vous pourrez réduire votre RFR sans réaliser de grands efforts, uniquement en revoyant vos stratégies.

Ce sera le cas notamment si vous vous retrouvez avec un RFR élevé à cause de votre épargne (perception de revenus ou plus-values régulièrement fiscalisés).

Si vous êtes dans cette situation, il est recommandé, dans la mesure du possible, de déplacer vos investissements vers des enveloppes fiscales comme l’assurance-vie ou le PEA. Ainsi, vos gains ne seront pas intégrés à votre RFR s’ils restent investis au sein de l’enveloppe ou si votre contrat répond aux critères d’ancienneté.

Lire aussi : Quelle enveloppe fiscale choisir ?

FAQ

Peut-on baisser son RFR sans réduire ses revenus réels ?

Oui, il est possible de faire baisser son RFR sans réduire ses revenus réels, simplement en changeant de stratégie. Vous pouvez par exemple investir dans des enveloppes fiscales, réaliser des travaux dans un logement loué ou encore passer d’une location nue à une location meublée. Ces changements ne réduisent pas vos revenus, mais vous permettent de faire baisser votre RFR. Par ailleurs, s’il existe des actions à réaliser pour réduire votre RFR, il ne s’agit pas non plus de solutions “miracle” : la baisse reste tout de même limitée dans une certaine mesure.

Est-ce possible de baisser son RFR rapidement pour un dossier en cours ?

Le seul moyen pour faire baisser son RFR rapidement est de demander un correctif, à condition qu’une erreur de déclaration ait été réalisée. Vous devrez alors attendre l’émission d’un avis rectificatif. Autrement, il n’existe pas de solution pour réduire votre RFR rapidement.

Comment corriger une déclaration si le RFR de l’avis est anormalement élevé ?

Si la correction en ligne est ouverte, vous pouvez réaliser une déclaration corrective depuis votre espace personnel sur info.gouv. En dehors de cette période, vous pouvez déposer à tout moment une réclamation depuis votre messagerie sécurisée en expliquant l’anomalie et en joignant les justificatifs. 

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