Contrat de capitalisation français ou luxembourgeois pour une personne morale : Comparatif 2026 pour bien choisir

Le contrat de capitalisation français est la meilleure option pour investir moins de 250 000 € ou pour une durée inférieure à 5 ans. Le contrat de capitalisation luxembourgeois est préférable pour les trésoreries conséquentes ou de long terme, il donne accès à de nombreux actifs (Private Equity, etc.) et devises (USD, GBP, etc.).

  • Trésorerie à placer inférieure à 250 000 euros
  • Horizon de placement de moins de 5 ans
  • Besoin de liquidité immédiate ou de compartiment sécurisé (fonds euros accessibles à certains types de société)
  • Recherche d'une gestion administrative et comptable simple
  • Besoin d'une interface clients ergonomique (100 % digitale)
  • Trésorerie à placer supérieure à 250 000 euros (idéalement 500 000 euros)
  • Horizon de placement de plus de 5 ans
  • Besoin de diversification d'actifs (Private Equity, actifs alternatifs, multi-devises)
  • Recherche d'un cadre juridique différent (triangle de sécurité, pas de loi Sapin 2, etc.)
  • Personne morale non éligible en France (sociétés commerciales, etc.)
Critère Contrat français Contrat luxembourgeois
Ticket d'entrée Plusieurs milliers / dizaines de milliers d'euros (selon les contrats) À partir de 125 000 euros (selon les contrats)
Garantie de l'État Garantie FGAP 70 000 euros pour les titres Triangle de sécurité luxembourgeois super privilège
Loi Sapin 2 Applicable (blocage possible) Non applicable
Univers d'investissement Large : quelques actions, OPCVM, ETF, parfois Private Equity. Pas de possibilité de faire référencer un fonds non présent au catalogue de l'assureur. Très large (selon le montant investi) : actions, OPCVM, ETF, titres vifs, gestion pilotée, multi-devises, Private Equity, fonds crypto, etc. Clean shares (parts institutionnelles) sans commissions.
Support à capital garanti Oui (fonds euros). Uniquement pour certains types de personnes morales. Très rare (fonds euros)
Multi-devises EUR uniquement (sauf exceptions) EUR, USD, GBP, CHF, etc.
Liquidité / délais rachat Plusieurs jours / semaines selon les Unités de Compte. L'assureur garantit la liquidité des UC. Plusieurs jours / semaines selon les Unités de Compte. Mais l'assureur n'est pas tenu de garantir la liquidité de toutes les UC (notamment le Private Equity).
Frais totaux annuels 0,5 % à 1,5 % 0,8 % à 2 % (dégressifs selon encours)
Crédit Lombard Possible avec certains contrats Très répandu
Fiscalité pour sociétés à l'IS Base forfaitaire 105 % du TME annuel. Plus-values différées au rachat. Base forfaitaire 105 % du TME annuel. Plus-values différées au rachat.
Délai d'ouverture 1 à 2 semaines 4 à 8 semaines
Digitalisation / ergonomie Avancée Généralement en retrait

Quiz : Contrat de capitalisation français ou luxembourgeois pour une personne morale ?

Répondez à 6 questions pour déterminer le contrat le plus adapté à votre société.
Question 1 sur 6
Quel montant de trésorerie souhaitez-vous placer ?
Moins de 125 000 €
Entre 125 000 € et 250 000 €
Entre 250 000 € et 500 000 €
Plus de 500 000 €
Question 2 sur 6
Quel est votre horizon de placement ?
Moins de 2 ans
Entre 2 et 5 ans
Entre 5 et 10 ans
Plus de 10 ans
Question 3 sur 6
Avez-vous besoin d'un compartiment sécurisé (fonds euros) ?
Oui, indispensable
Souhaitable, mais pas obligatoire
Non, ce n'est pas un critère
Question 4 sur 6
Avez-vous besoin de placer en plusieurs devises (USD, GBP, CHF, etc.) ?
Oui
Non
Question 5 sur 6
Souhaitez-vous accéder au Private Equity ou aux fonds alternatifs ?
Oui, c'est prioritaire
Souhaitable
Non
Question 6 sur 6
Quel niveau de complexité administrative acceptez-vous ?
Minimal (souscription rapide, pas de déclarations spécifiques)
Modéré (quelques formalités supplémentaires acceptables)
Pas de contrainte (la performance prime sur la simplicité)
Contrat français Contrat luxembourgeois

Ce quiz fournit une orientation générale à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Le choix d'un contrat de capitalisation dépend de nombreux critères propres à votre société (forme juridique, objet social, régime fiscal, etc.) qui ne peuvent pas être appréhendés par un questionnaire simplifié. Nous vous recommandons d'échanger avec un conseiller pour une analyse adaptée à votre situation.

Quelles sont les différences concrètes entre contrat de capitalisation français et luxembourgeois pour une personne morale ?

Nous allons vous présenter les 7 points de comparaison entre les contrats de capitalisation français et luxembourgeois pour personnes morales :

  • La protection des avoirs en cas de défaillance
  • L’univers d’investissement
  • La liquidité
  • Les frais
  • La mise en place du contrat
  • La fiscalité
  • La comptabilité

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La protection des avoirs en cas de défaillance

La protection en cas de faillite de l'assureur est l'une des différences majeures entre les juridictions française et luxembourgeoise.

Le mécanisme de protection français

En France, les contrats de capitalisation bénéficient de la garantie du Fonds de Garantie des Assurances de Personnes (FGAP), à savoir :

  • Plafond de 70 000 euros par assuré et par assureur (tous contrats confondus)
  • Pas de séparation physique des actifs (les avoirs des clients restent au bilan de l'assureur)

À noter que le FGAP intervient en dernier recours, après que l'Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) ait tenté de trouver un repreneur pour les contrats.

Le triangle de sécurité luxembourgeois

Le Luxembourg se distingue par un mécanisme de protection tripartite aussi appelé “triangle de sécurité” : 

  • La compagnie d'assurance gère les contrats et définit les conditions contractuelles
  • La banque dépositaire détient physiquement les actifs (séparation des fonds propres de l'assureur)
  • Le Commissariat aux Assurances (CAA) contrôle la séparation des actifs périodiquement 

Au Luxembourg, une éventuelle faillite de l'assureur n'affecte pas vos avoirs car les actifs des clients sont juridiquement isolés de son bilan (hors masse liquidable). 

De plus, les souscripteurs d’un contrat de capitalisation bénéficient du « super privilège ». Ils sont créanciers de premier rang et sont remboursés en priorité sur tous les autres créanciers, y compris l'État luxembourgeois et les organismes de sécurité sociale.

En conséquence, là où la garantie française est limitée à 70 000 euros par assuré, le système luxembourgeois protège 100% de la valeur de marché des actifs, sans aucun plafond. Sur des contrats de plusieurs millions d'euros, cette sécurité réelle l'emporte sur une garantie étatique plafonnée.

Le triangle de sécurité n'est pas une garantie d'absence de perte

Le triangle de sécurité luxembourgeois garantit la priorité de remboursement, mais pas la préservation de la valeur des actifs. En cas de mauvaise gestion de l'assureur ou de chute des marchés financiers, les épargnants peuvent subir des pertes.

Avant de souscrire un contrat luxembourgeois, vérifiez le ratio de solvabilité et la notation financière (Standard & Poor's, Fitch, Moody's) de l'assureur.

Exemple de faillite d'assureur : l'affaire FWU Life Insurance illustre les limites du triangle de sécurité luxembourgeois.

En janvier 2025, le tribunal luxembourgeois a prononcé la liquidation de FWU après l'échec de son plan de redressement. Ainsi, 34 000 contrats français ont été impactés, pour une baisse de valeur des actifs sous-jacents estimée à environ 60%.

Le triangle de sécurité a fonctionné comme prévu : les actifs ont été ségrégués et les souscripteurs conservent leur statut de créanciers privilégiés. Toutefois, la mauvaise gestion des fonds internes a entraîné une perte de valeur importante que le dispositif ne couvre pas.

Exemple de faillite d’assureur : l'affaire FWU Life Insurance illustre les limites du triangle de sécurité luxembourgeois. 

En janvier 2025, le tribunal luxembourgeois a prononcé la liquidation de FWU après l'échec de son plan de redressement. Ainsi, 34 000 contrats français ont été impactés, pour une baisse de valeur des actifs sous-jacents estimée à environ 60%.

Le triangle de sécurité a fonctionné comme prévu : les actifs ont été ségrégués et les souscripteurs conservent leur statut de créanciers privilégiés. Toutefois, la mauvaise gestion des fonds internes a entraîné une perte de valeur importante que le dispositif ne couvre pas.

Focus sur la loi française Sapin 2

La loi Sapin 2 du 9 décembre 2016 permet au Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) de bloquer temporairement les rachats sur les contrats d'assurance-vie et de capitalisation français en cas de crise systémique. La durée maximale d'un blocage serait de 6 mois.

Les contrats luxembourgeois ne sont pas soumis à cette disposition, car ils relèvent du droit luxembourgeois et non du Code Monétaire et Financier français. C’est un des atouts des contrats luxembourgeois (voir section dédiée).

À noter que cette mesure n'a jamais été activée depuis son entrée en vigueur. 

L’univers d'investissement 

L’offre de supports d'investissement varie significativement entre les 2 juridictions. Les contrats luxembourgeois offrent un univers d'investissement nettement plus large que les contrats français.

Voici un tableau comparatif des catalogues d’actifs des contrats de capitalisation pour personnes morales.

Type de support Contrat francais Contrat luxembourgeois
Fonds euros Sous conditions Très rare
OPCVM / ETF Large choix Très large choix
Private Equity Limite Large choix
Titres vifs (actions, obligations) Non Oui (via Fonds d'Assurance Spécialisé FAS)
Clean shares (parts sans retrocommissions) Très rare Oui (à partir de certains seuils)
Produits structurés Limite Large accés
Fonds alternatifs (crypto, matières premieres, hedge funds, etc.) Non Oui (à partir de certains seuils)
Multi-devises Non Oui
Un catalogue de fonds variable au Luxembourg

Au Luxembourg, l'accès aux différents types de supports (Private Equity, actifs alternatifs, etc.) dépend du montant investi, et de la classification de l'investisseur.

En effet, le Commissariat Aux Assurances luxembourgeois classe les souscripteurs de la catégorie A à D selon leur patrimoine financier.

Ainsi, plus l'encours est élevé, plus l'univers d'investissement s'élargit. Les possibilités d'investissements sont maximales à partir d'un million d'euros placés, et d'une fortune mobilière de la personne morale supérieure à 2,5 millions d'euros.

La liquidité

La liquidité des actifs varie selon le type de supports, la réactivité de chaque partenaire bancaire, ainsi que la réglementation de chaque pays. 

Certains actifs comme les fonds euros ou les fonds cotés en Bourse peuvent être convertis en cash en quelques jours, d’autres actifs moins liquides comme le Private Equity peuvent engendrer plusieurs semaines d’attente.

Les contrats de capitalisation français offrent une meilleure liquidité :

  • En France : la réglementation impose aux assureurs de garantir la liquidité de toutes les unités de compte du contrat (y compris le Private Equity).
  • Au Luxembourg : les assureurs ne sont pas tenus d’assurer la liquidité de tous les fonds. En cas de demande de rachat sur des actifs peu liquides, l'assureur peut activer une clause de rachat en nature (et non pas en cash).

De plus, nous observons que les contrats qui offrent une interface web ergonomique sont beaucoup plus réactifs que les contrats qui exigent une procédure papier, ou l’envoi d’un formulaire pdf par email.

Voici les délais de rachat moyens selon les supports :

  • Private Equity et actifs non cotés : plusieurs jours à plusieurs mois selon les conditions contractuelles
  • Fonds d'investissement spécifiques : délais variables selon la fréquence de valorisation

Conservez une poche de liquidité pour les besoins de court terme

Si votre entreprise est susceptible d'avoir des besoins de trésorerie ponctuels, maintenez une partie du contrat sur des supports liquides (fonds euros, monétaires, obligataires). Cela permettra d'effectuer des rachats rapides, sans avoir à attendre la cession d'actifs moins liquides.

Si vous avez besoin d'une liquidité quasi immédiate, il est plus judicieux de placer sur des livrets bancaires ou des comptes à terme. Ces placements offrent une meilleure souplesse que les contrats de capitalisation.

Lire aussi : Placement de trésorerie d’entreprise : Comment faire et quels sont les meilleurs choix ?

Les frais 

Nous observons que les contrats de capitalisation luxembourgeois sont généralement plus coûteux que les contrats français.

Toutefois, les frais des contrats luxembourgeois sont dégressifs selon l'encours investi. Au-delà de 500 000 à un million d'euros, les frais totaux peuvent devenir plus attractifs que ceux des contrats français.

De plus, les contrats luxembourgeois offrent un accès facilité aux clean shares (parts de fonds sans rétrocommissions) qui peuvent être très intéressantes. 

Exemple avec un capital de 500 000 euros :

  • Contrat français : frais totaux d'environ 1% par an = 5 000 euros annuels
  • Contrat luxembourgeois : frais totaux d'environ 1,5% par an = 7 500 euros annuels

Sur 10 ans, l'écart de frais représente 25 000 euros (hors calcul de perte des intérêts composés).

À noter que cet écart de frais doit être mis en balance avec l'accès à des supports potentiellement plus performants (Capital Investissement, clean shares, fonds alternatifs, etc.).

Type de frais Contrat français Contrat luxembourgeois
Frais d'entrée 0 % à 5 % 0 % à 6 %
Frais gestion assureur 0,5 % à 1 % / an 0,5 % à 1,5 % / an
Frais gestion courtier N/A 0,1 % à 0,5 % / an
Frais banque dépositaire N/A 0,1 % à 0,3 % / an
Total estime 0,5 % a 1,5 % 0,8 % a 2 %

Focus sur les frais “cachés”

Plusieurs types de frais peuvent impacter significativement la performance sans être forcément visibles par les clients :

  • Les rétrocessions intégrées aux frais des Unités de Compte 
  • Spread sur arbitrages : écart entre cours d'achat et de vente des actifs
  • Frais de conversion de devises 
  • Frais de sortie anticipée sur les fonds euros (généralement avant 4 ans)

Exigez un récapitulatif des frais totaux

Avant de souscrire à un contrat, demandez systématiquement un document récapitulant les frais totaux estimés sur 10 ans, et qui intègre les frais des supports sous-jacents.

Sans cette transparence, vous ne pourrez pas comparer objectivement les contrats.

La mise en place du contrat

Les contrats luxembourgeois imposent des délais d’ouverture plus longs, notamment à cause du nombre des documents exigés (Know Your Customer / Anti-Money Laundering, etc.).

Mise en place d’un contrat de capitalisation français :

  • Délai moyen : 1 à 2 semaines
  • Documents habituellement requis : statuts, Kbis de moins de 3 mois, pièce d'identité du représentant légal, justificatif de domicile
  • Procédure : souscription en ligne possible pour certains contrats
  • Délai de renonciation : 30 jours

Mise en place d’un contrat de capitalisation luxembourgeois : 

  • Délai moyen : 4 à 8 semaines
  • Documents habituellement requis : statuts à jour, Kbis de moins de 3 mois, formulaire d'identification des bénéficiaires effectifs (UBO), 3 derniers bilans certifiés, procès-verbal autorisant la souscription
  • Justificatifs supplémentaires : origine des fonds, questionnaire patrimonial détaillé
  • Procédure : souscription papier dans la plupart des cas
  • Délai de renonciation : 30 jours

Il faut nécessairement recourir à un intermédiaire pour les contrats luxembourgeois

La souscription directe à un contrat luxembourgeois est impossible.

Vous devez obligatoirement faire appel à un intermédiaire agréé auprès du Commissariat aux Assurances (plateforme d'investissement, banque privée, conseiller en gestion de patrimoine, etc.).

La fiscalité 

Pour une société française, la fiscalité des contrats français ou luxembourgeois est identique. Cela s’explique par la neutralité fiscale du Luxembourg.

Cette neutralité signifie qu’il n’y a aucune imposition au Luxembourg sur les primes versées, les plus-values ou les rachats. Les gains sont donc systématiquement imposés en France.

Ce régime concerne les entreprises assujetties à l'Impôt sur les Sociétés (IS).

Les gains sont imposés annuellement sur une base forfaitaire égale à 105% du Taux Moyen d'Emprunt d'État (TME) en vigueur lors de la souscription, appliqué au capital investi. Une régularisation s’effectue si besoin au moment de la comptabilisation de la plus-value réelle.

Exemple : pour un TME de 3,6% et un capital de 200 000 euros, l'assiette taxable annuelle est de 7 560 euros (3,6% × 105% × 200 000 euros), imposée à l'IS indépendamment des rendements réels.

La comptabilité 

La déclaration des contrats luxembourgeois est plus lourde pour les sociétés françaises.

En effet, les sociétés françaises détenant un contrat à l’étranger doivent le déclarer via le formulaire n° 3916-bis, joint à la déclaration de résultats.

De plus, les assureurs luxembourgeois ne fournissent généralement pas d'Imprimé Fiscal Unique (IFU). La société doit calculer elle-même les produits des valeurs mobilières, ce qui peut être plus complexe s'il y a eu de nombreux rachats.

Lire aussi : Contrat de capitalisation luxembourgeois pour personne morale : guide complet

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Les avantages et les inconvénients du contrat de capitalisation français pour une personne morale

Voici un tableau récapitulatif des avantages et inconvénients du contrat de capitalisation français.

Avantages Inconvénients
Un ticket d'entrée accessible Un univers d'investissement plus restreint
Des frais compétitifs (pour les "petits" contrats) Pas de gestion multi-devises
Un accès au fonds euros sécurisé, sous conditions Une protection des avoirs plafonnée (70 000 euros par contrat)
Une interface client potentiellement plus moderne Un risque de blocage des fonds
Aucune déclaration fiscale specifique

Les atouts du contrat de capitalisation français pour une personne morale

Voici les 5 principaux atouts du contrat de capitalisation français pour sociétés.

Un ticket d'entrée accessible

Le contrat français est accessible à partir de quelques centaines d'euros, il est donc adapté aux petites structures qui ont une trésorerie modeste.

Ce faible minimum de souscription permet également de tester cette enveloppe auprès de plusieurs banques, avant d'investir des montants plus importants.

Des frais compétitifs pour les petits encours

Les contrats français affichent une structure de frais simple et compétitive pour les encours inférieurs à 250 000 / 500 000 euros. 

Les frais totaux oscillent entre 0,5% et 1,5% par an. Il s’agit essentiellement de commissions de gestion annuelles de l'assureur (0,5% à 1% par an) et de frais intégrés aux unités de compte.

L'accès aux fonds euros sécurisés

Le contrat français permet d'accéder à des fonds euros à capital garanti, ce qui permet de placer sans risque, pour les besoins à moyen terme par exemple.

Toutefois, les fonds euros ne sont pas accessibles à toutes les personnes morales. Les assureurs français appliquent des restrictions selon l'objet social de la société. De manière générale, les fonds euros sont réservés aux holdings passives et aux sociétés patrimoniales.

De plus, les assureurs imposent souvent des pénalités en cas de sortie anticipée (généralement avant 4 ans), avec une perte de la rémunération de la première année. Ce n’est donc pas forcément un outil pertinent pour les besoins de court terme.

Enfin, les plafonds d'investissement en fonds euros varient également selon les établissements.

Une interface client plus ergonomique 

Les assureurs français proposent généralement des plateformes web ergonomiques permettant de souscrire au contrat, d'effectuer des arbitrages et de demander des rachats en quelques clics. 

Cette digitalisation avancée facilite la gestion de trésorerie au quotidien.

Cette ergonomie contraste avec la digitalisation en retrait chez la plupart des acteurs luxembourgeois, où les opérations nécessitent souvent l'envoi de formulaires papier, ou PDF par email.

Aucune déclaration fiscale spécifique

Le contrat français ne nécessite aucune déclaration fiscale supplémentaire, au-delà des obligations comptables classiques. 

Les inconvénients du contrat de capitalisation français pour sociétés

Voici les 4 principales faiblesses du contrat de capitalisation français pour personnes morales.

Un univers d'investissement plus restreint

L'univers d'investissement est la principale limite du contrat français pour les personnes morales. 

L'accès aux titres vifs (actions et obligations en direct) est quasi inexistant, contrairement aux contrats luxembourgeois qui permettent cette détention via un Fonds d'Assurance Spécialisé (FAS).

Le Private Equity et les fonds alternatifs (matières premières, cryptomonnaies, hedge funds, etc.) sont également moins accessibles. D’ailleurs, le ticket d'entrée de ce type de fonds est généralement plus élevé.

Enfin, les parts de fonds dites “clean shares” (parts institutionnelles sans rétrocommissions) sont quasi-inexistantes sur les contrats français. 

Les épargnants doivent donc se contenter de parts "retail" qui intègrent des frais de distribution dans leur structure de coûts, ce qui réduit mécaniquement la performance nette.

L'absence de multi-devises

Les contrats français sont quasi exclusivement libellés en euros, ce qui empêche toute couverture du risque de change pour les sociétés encaissant des revenus en devises étrangères.

Cette contrainte est particulièrement pénalisante pour les groupes d’envergure internationale, ou les sociétés ayant une activité d’import / export significative.

Une protection des avoirs plafonnée

La protection des avoirs est plafonnée à 70 000 euros par assuré et par assureur via le Fonds de Garantie des Assurances de Personnes (FGAP). Ce plafond s'applique à l'ensemble des contrats détenus auprès d'un même assureur.

Exemple : une holding disposant de 300 000 euros sur un contrat français ne récupérerait potentiellement que 70 000 euros en cas de défaillance de l'assureur, soit moins de 25% de son capital. Les 230 000 euros restants seraient perdus, sauf si la liquidation de l'assureur permettait un remboursement partiel supplémentaire.

Le risque de blocage des fonds avec la loi Sapin 2

La loi Sapin 2 du 9 décembre 2016 autorise le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) à suspendre temporairement les rachats et les arbitrages sur les contrats français en cas de crise systémique. 

Cette mesure de l'article L.631-2-1 du Code Monétaire et Financier, peut s'appliquer pour une durée maximale de 6 mois. Cette disposition n'a encore jamais été activée depuis son entrée en vigueur. 

À noter que les contrats luxembourgeois ne sont pas soumis à cette disposition, car ils relèvent du droit luxembourgeois et non du Code Monétaire et Financier français.

Les avantages et les inconvénients du contrat de capitalisation luxembourgeois pour une personne morale

Voici un tableau récapitulatif des avantages et inconvénients du contrat de capitalisation luxembourgeois.

Avantages Inconvénients
Un univers d'investissement très large Un ticket d'entrée elevé
Des options de gestion sur-mesure Une structure de frais potentiellement plus élevée
L'investissement multi-devises L'absence de compartiment sécurisé
Le triangle de sécurité luxembourgeois et le superprivilege Des délais d'ouverture plus longs
La non-application de la loi Sapin 2 Une digitalisation en retrait
Une déclaration fiscale plus lourde

Les avantages du contrat de capitalisation luxembourgeois

Voici les 5 atouts du contrat de capitalisation luxembourgeois.

Un univers d'investissement très large

Le contrat luxembourgeois offre un catalogue d'actifs beaucoup plus diversifié que son homologue français, notamment :

À noter que l'accès à ces supports dépend du montant investi, et de la classification de l'investisseur par le Commissariat aux Assurances (catégories A à D).

Enfin, comme évoqué, les contrats luxembourgeois permettent d'accéder aux clean shares (parts institutionnelles sans rétrocommissions). Ces parts affichent donc des frais internes inférieurs aux parts retail commercialisées sur les contrats français.

Des options de gestion sur-mesure

Les contrats luxembourgeois proposent des véhicules de gestion absents des contrats français : 

  • Les Fonds Internes Dédiés (FID) permettent de créer un fonds sur-mesure géré par une société de gestion agréée. Le ticket d'entrée se situe généralement entre 125 000 euros et 250 000 euros selon les assureurs.
  • Les Fonds d'Assurance Spécialisés (FAS) offrent plus de liberté, l'entreprise sélectionne elle-même les actifs de son contrat, sans obligation de recourir à un gestionnaire. Le ticket d'entrée démarre habituellement à 250 000 euros.

L'investissement multi-devises

Les contrats luxembourgeois permettent de détenir des actifs libellés en plusieurs devises (euro, dollar, franc suisse, livre sterling, etc.). 

Cette fonctionnalité est particulièrement avantageuse pour les sociétés exportatrices ou importatrices. En effet, le multi-devises crée une couverture naturelle du risque de change. 

De plus, les holdings patrimoniales peuvent diversifier géographiquement leur patrimoine financier. Cette diversification atténue le risque de concentration sur la zone euro.

Le triangle de sécurité luxembourgeois et le superprivilège

Le triangle de sécurité luxembourgeois offre une architecture de protection différente du dispositif français. 

Ce mécanisme repose sur 3 piliers :

  • La compagnie d'assurance qui gère les contrats
  • La banque dépositaire détient physiquement les actifs
  • Le Commissariat aux Assurances contrôle trimestriellement la séparation des actifs

De plus, en cas de défaillance de l'assureur, les actifs ne font pas partie de la masse liquidable. Les souscripteurs bénéficient du "super privilège" : ils sont créanciers de premier rang et récupèrent leurs avoirs en priorité sur tous les autres créanciers, y compris l'État luxembourgeois. Ce mécanisme de protection est sans plafond.

Toutefois, comme évoqué, le triangle de sécurité ne garantit pas la préservation de la valeur des actifs. En cas de mauvaise gestion de l'assureur ou de chute des marchés financiers, les épargnants subissent les pertes. 

La non-application de la loi Sapin 2

Les contrats luxembourgeois ne sont pas soumis à la loi Sapin 2, car ils relèvent du droit luxembourgeois et non du Code Monétaire et Financier français. Le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) ne peut donc pas bloquer les rachats sur ces contrats, même en cas de crise systémique.

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Les inconvénients du contrat de capitalisation luxembourgeois

Voici les 6 faiblesses du contrat de capitalisation luxembourgeois.

Un ticket d'entrée élevé

Le montant minimum de souscription est le principal frein à l'accès aux contrats luxembourgeois. 

Les assureurs exigent généralement 125 000 à 250 000 euros, avec des seuils plus élevés pour accéder aux options de gestion sophistiquées. Cette barrière à l'entrée exclut de fait les petites et moyennes structures disposant d'une trésorerie modeste.

Une structure de frais potentiellement plus élevée

Les contrats luxembourgeois affichent une structure tarifaire plus complexe que les contrats français. 

Les frais totaux peuvent osciller entre 0,8% et plus de 2% par an selon les options choisies et les établissements :

  • Frais d'entrée
  • Frais de gestion de l'assureur
  • Frais de gestion du courtier 
  • Frais de la banque dépositaire 

Toutefois, les frais des contrats luxembourgeois sont dégressifs selon l'encours investi. Au-delà de 500 000 euros à un million d'euros, les frais totaux peuvent devenir plus attractifs que ceux des contrats français, notamment grâce aux clean shares.

L’absence de compartiment sécurisé 

Quasiment aucun assureur luxembourgeois ne propose de placement à capital garanti comme les fonds euros. Cette absence est un inconvénient majeur pour les entreprises recherchant une protection totale de leur trésorerie.

Les quelques fonds euros disponibles au Luxembourg sont généralement réservés aux encours très importants (plusieurs millions d'euros) et présentent des conditions d'accès restrictives. 

À noter qu’il existe des supports peu risqués comme les fonds monétaires, ou certains fonds obligataires très bien notés.

Des délais d'ouverture plus longs

La souscription d'un contrat luxembourgeois nécessite 4 à 8 semaines en moyenne (contre 1 à 2 semaines pour un contrat français). 

Ce délai s'explique par les procédures de conformité renforcées appliquées par les assureurs luxembourgeois.

Les documents exigés sont plus nombreux, notamment le formulaire d'identification des bénéficiaires effectifs, les justificatifs d'origine des fonds, etc.

Enfin, la souscription directe est impossible. Les entreprises doivent obligatoirement passer par un intermédiaire agréé auprès du Commissariat aux Assurances.

Une digitalisation en retrait

La plupart des assureurs luxembourgeois accusent un retard de digitalisation par rapport aux acteurs français. Les interfaces web sont souvent moins ergonomiques, et certaines opérations nécessitent encore l'envoi de formulaires papier ou PDF par email. Cela ralentit la gestion quotidienne du contrat.

Une déclaration fiscale plus lourde

Les sociétés françaises détenant un contrat luxembourgeois doivent le déclarer annuellement via le formulaire 3916-bis, joint à la déclaration de résultats. L'absence de déclaration entraîne des pénalités.

Comment choisir entre un contrat français et un contrat luxembourgeois pour une personne morale ?

Voici un tableau synthétique des critères de décision pour choisir entre le contrat de capitalisation français et le contrat luxembourgeois.

Critère Privilégier le contrat français Privilégier le contrat luxembourgeois
Montant à placer Moins de 250 000 euros Plus de 250 000 euros (idéalement 500 000 euros)
Horizon de placement Moins de 5 ans (si accès au fonds euros) Plus de 5 ans
Besoin de fonds securisé Oui (fonds euros) Non
Besoin de liquidité Elevé ou incertain Moderé et prévisible
Besoin multi-devises Non Oui
Accès Private Equity / fonds alternatifs / produits structurés Faible Elevé
Complexité administrative Plutot faible Assez elevée
Protection des avoirs Garantie du FGAP de 70 000 euros. Mais blocage des retraits possible (loi Sapin 2). Triangle luxembourgeois et super-privilège (illimité). Pas de blocage des retraits.
Digitalisation des operations Importante Plus rare
Eligibilité selon objet social de l'entreprise Restreinte (principalement holdings patrimoniales pour fonds euros) Aucune restriction (toutes personnes morales éligibles)

Les questions essentielles à poser avant de signer

Avant de souscrire un contrat de capitalisation, il est important de se renseigner sur ces 5 points afin d’éviter les mauvaises surprises.

Quels sont les supports accessibles ? 

Il est important de connaître le catalogue disponible selon la taille de votre contrat. En effet, certains supports sont uniquement accessibles aux contrats supérieurs à 500 000 ou un million d’euros (classification par catégories de A à D).

Quels sont les frais totaux réels ? 

Exigez un document récapitulant les frais totaux estimés sur 10 ans, intégrant les frais d'entrée, de gestion annuels de l'assureur, du courtier, de la banque dépositaire, et les frais internes des supports sous-jacents. Grâce à cela vous pourrez comparer objectivement les contrats. 

Quels sont les délais et modalités de rachat ? 

Vérifiez les délais de liquidation selon les supports, les éventuelles pénalités en cas de rachat anticipé, et les modalités de gestion (gestion en ligne ou formulaire papier). 

Exemple : une SCI ayant besoin de liquidités rapides pour un projet immobilier ne peut pas se permettre d'attendre 3 mois pour récupérer ses fonds.

Qui est le dépositaire et comment sont conservés les actifs ? 

Pour les contrats luxembourgeois, il est primordial de connaître la banque dépositaire (de préférence luxembourgeoise pour éviter l'application de la loi Sapin 2), ainsi que son ratio de solvabilité. 

Pour les contrats français, consultez le ratio de solvabilité de l'assureur et sa notation financière.

Quelles sont les conditions d'accès au crédit Lombard ?

Si vous envisagez d'utiliser votre contrat comme garantie pour obtenir du financement, les conditions d’accès à ce type de crédit lombard varient considérablement d’un établissement à l’autre.

Il est important de se renseigner sur :

  • L’encours minimum 
  • La quotité de financement selon les actifs détenus 
  • Le taux d'intérêt 
  • Les frais de mise en place, etc.

Peut-on combiner un contrat français et un contrat luxembourgeois pour une personne morale ?

Oui, d’ailleurs la combinaison d'un contrat français et d'un contrat luxembourgeois peut s'avérer judicieuse afin de cumuler les avantages spécifiques de chaque contrat. 

Cette combinaison des 2 contrats offre une diversification juridique (garantie FGAP  de 70 000 euros et super-privilège luxembourgeois illimité).

Cette approche s'adresse principalement aux sociétés présentant des besoins de trésorerie différenciés : 

  • Une partie de la trésorerie qui nécessite une disponibilité immédiate ou quasi-immédiate.
  • Une autre partie qui peut être placée sur un horizon long terme avec des objectifs de performance plus ambitieux.

La stratégie multi-contrats devient pertinente avec une trésorerie totale de plusieurs centaines de milliers d’euros. 

Exemple : une holding patrimoniale disposant de 600 000 euros de trésorerie pourrait adopter la répartition suivante : 

  • Une poche de liquidité faiblement risquée : 200 000 euros sur un contrat français (fonds euros, fonds obligataires court terme, fonds monétaires, etc.). 
  • Une poche de diversification à long terme : 400 000 euros sur un contrat luxembourgeois (ETF actions multi-devises, Private Equity, produits structurés, etc.).

En contrepartie, cette double approche peut engendrer des frais plus élevés, et une complexité administrative accrue.

Quelles alternatives au contrat de capitalisation pour placer la trésorerie d'une entreprise ?

Nous allons vous présenter plusieurs alternatives au contrat de capitalisation, ainsi que leurs caractéristiques.

Pour en savoir plus : Placement de trésorerie d’entreprise : Comment faire et quels sont les meilleurs choix ? 

Solution Liquidité Rendement indicatif (2026) Risque Fiscalité IS
Contrat de capitalisation Variable selon supports Variable selon allocation Variable selon supports TME forfaitaire annuel, régularisation au rachat
Comptes à vue remuneres / livrets pro Totale, sans preavis Environ 1 % à 3 % Nul (capital garanti) Intérets imposés annuellement à l'IS
Compte à terme A échéance (déblocage anticipé possible) Environ 2 % à 3 % (selon durée) Nul (capital garanti) Intérets imposés annuellement à l'IS
Compte-titres pour entreprise Immédiate Variable selon allocation Variable selon supports (mais pas d'actif à capital garanti) Plus-values imposées annuellement à l'IS

À noter que la fiscalité IS s'applique de manière identique pour tous ces placements, sauf pour le contrat de capitalisation qui bénéficie d'un régime forfaitaire spécifique basé sur le Taux Moyen d'Emprunt d'État (TME).

Investir depuis une personne morale : nous vous orientons vers la meilleure enveloppe

Avec Ramify, vous pouvez souscrire en ligne à un contrat de capitalisation ou un CTO, en France ou au Luxembourg.

Cette exhaustivité nous permet de vous conseiller la structure réellement optimale pour votre situation fiscale, et non de vous vendre la seule que nous commercialisons.

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*Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Conclusion

Le choix entre contrat de capitalisation français et luxembourgeois repose sur 4 critères principaux : 

  • Le montant à placer
  • L'horizon de placement 
  • Les objectifs d'investissement
  • La simplicité administrative

Le contrat de capitalisation français est plus adapté pour :

  • Les trésoreries inférieures à 250 000 euros 
  • Les horizons de placement de moins de 5 ans

Le contrat de capitalisation français offre :

  • L'accès aux fonds euros sécurisé (sous conditions)
  • Des frais plus maîtrisés
  • Une meilleure digitalisation 
  • Une gestion administrative plus simple
  • Un fonds de garantie (FGAP) de 70 000 euros

Le contrat de capitalisation luxembourgeois est plus adapté pour :

  • Les trésoreries au-delà de 500 000 euros 
  • Les horizons de placement supérieurs à 5 ans

Le contrat de capitalisation luxembourgeois offre :

  • Un univers d'investissement élargi (titres vifs, Private Equity, fonds alternatifs, multi-devises, etc.)
  • Un mécanisme de recouvrement sans plafond (triangle de sécurité, super-privilège)
  • La non-application de la Loi Sapin 2 (suspension des retraits)

À noter que la combinaison des 2 contrats peut optimiser la gestion de trésorerie des entreprises, à condition de disposer de plusieurs centaines de milliers d’euros. 

Cette stratégie permet de concilier liquidité immédiate (contrat français) et performance à long terme (contrat luxembourgeois), tout en diversifiant les mécanismes de protection.

Foire Aux Questions

Une société française peut-elle souscrire un contrat au Luxembourg ?

Oui, sans restriction de nationalité ni de résidence fiscale. La société reste imposée en France selon les règles françaises.

Quels délais pour récupérer les fonds des contrats de capitalisation ?

Les délais de rachat varient selon les supports investis, généralement quelques jours pour les supports les plus liquides (fonds euros, fonds cotés en Bourse, etc.).

Les assureurs français sont tenus d'assurer la liquidité de toutes les unités de compte, alors qu'au Luxembourg, certains actifs peuvent ne pas être convertis en cash (comme les fonds de Private Equity).

À noter que les contrats avec interface web ergonomique offrent généralement des délais d'exécution plus courts que ceux nécessitant des formulaires papier ou pdf.

Quels frais comparer en priorité ?

Voici les principaux frais à connaître avant de souscrire :

  • Les frais d'entrée 
  • Les frais de gestion annuels de l'assureur
  • Les frais de gestion du courtier 
  • Les frais de la banque dépositaire
  • Les frais internes des supports sous-jacents 

Peut-on transférer un contrat français vers un contrat luxembourgeois ?

Non, le transfert direct d'un contrat français vers un contrat luxembourgeois n'est pas possible. Les 2 contrats relèvent de juridictions différentes et les assureurs n'autorisent pas ce type d'opération.

Peut-on investir en non coté avec un contrat de capitalisation ?

Oui, principalement via les contrats luxembourgeois (selon les seuils minimum de souscription). 

Les contrats français proposent également du Private Equity, mais l'offre reste limitée.

Quelles obligations déclaratives avec les contrats luxembourgeois ?

Les sociétés françaises détenant un contrat luxembourgeois doivent :

  • Déclarer le contrat via le formulaire 3916-bis, joint à la déclaration de résultats
  • Calculer elles-mêmes les produits de valeurs mobilières (les assureurs luxembourgeois ne fournissent généralement pas d'IFU)
  • Conserver les justificatifs de valorisation annuels pour la comptabilité

La loi Sapin 2 s'applique-t-elle aux contrats luxembourgeois ?

Non. Les contrats luxembourgeois ne sont pas soumis au Code Monétaire et Financier français. Le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) ne peut donc pas bloquer les rachats sur ces contrats, même en cas de crise systémique.

Cette exemption constitue un avantage théorique significatif, même si la loi Sapin 2 n'a jamais été activée depuis son entrée en vigueur en 2016.

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