Taux Livret A 2026 : Rémunération actuelle, historique, quand et comment il est fixé

Le taux du Livret A est fixé à 1,70 % depuis le 1er août 2025. L'inflation étant actuellement autour de 0,9 %, son rendement réel est légèrement positif. Une baisse à environ 1,4-1,5 % est probable au 1er février 2026, selon la formule officielle.

Quel est le taux d’intérêt du Livret A en 2026 et pourquoi est-il une référence ?

Le taux du Livret A en 2025 a connu plusieurs ajustements à la baisse, et cette tendance devrait continuer en ce début 2026, tout en conservant son rôle central dans l’épargne sans risque en France. Comprendre son niveau de rémunération permet aussi de mieux appréhender l’ensemble des livrets réglementés.

Taux nominal et rendement réel du Livret A : l’impact de l’inflation

Le taux de rémunération du Livret A ne peut pas être analysé isolément. Pour évaluer sa performance réelle, il est indispensable de le comparer à l’évolution effective des prix sur l’année.

Taux nominal et rendement réel : quelles différences ?

Le taux nominal correspond au taux d’intérêt affiché par un placement.

Dans le cas du Livret A, il s’agit par exemple du taux de 1,70 % en vigueur depuis le 1er août 2025, exprimé net d’impôt et de prélèvements sociaux.

Le rendement réel, quant à lui, mesure la performance du placement après prise en compte de l’inflation. Il permet d’évaluer si l’épargne placée conserve, ou non, son pouvoir d’achat dans le temps.

La distinction entre ces deux notions peut être résumée simplement :

  • Un taux nominal supérieur à l’inflation implique un rendement réel positif.
  • Un taux nominal inférieur à l’inflation implique un rendement réel négatif.
  • Un taux nominal proche de l’inflation implique un rendement réel quasi nul.

Autrement dit, le rendement réel correspond à l’écart entre la rémunération du Livret A et la hausse générale des prix, même si le calcul exact repose sur des indices et des moyennes annuelles.

Cette différence est centrale pour comprendre les limites du Livret A.

Un placement peut être sécurisé, liquide et fiscalement avantageux, sans pour autant offrir une création de valeur réelle pour l’épargnant.

Quel est le taux en rendement réel du Livret A en 2026 ?

En 2026, l’analyse du rendement réel du Livret A repose sur le niveau effectif de l’inflation observée en France.

Selon les données de l’INSEE, l’inflation en glissement annuel s’établit autour de 0,9 % à l’automne 2025, après avoir progressivement ralenti tout au long de l’année. L’inflation moyenne depuis le début de l’année oscille quant à elle entre 0,8 % et 1,0 % selon les mois.

Dans le même temps, le taux du Livret A est fixé à 1,70 % depuis le 1er août 2025.

Sur cette base, plusieurs enseignements peuvent être tirés :

  • Le taux du Livret A est supérieur à l’inflation observée en 2025.
  • Le rendement réel du Livret A est donc légèrement positif sur la fin de l’année.
  • L’écart entre taux nominal et inflation reste toutefois faible, de l’ordre de 0,7 à 0,9 point selon l’indicateur retenu.

Autrement dit, en 2025, le Livret A a permis globalement de préserver le pouvoir d’achat de l’épargne, mais sans dégager de gain réel significatif.

Cette situation marque une rupture avec les années précédentes :

  • En 2022 et 2023, le rendement réel du Livret A était nettement négatif, en raison d’une inflation très supérieure à son taux de rémunération.
  • Le taux du Livret A en 2024 est maintenu à 3 %. Avec une inflation moyenne d’environ 2 %, le rendement réel est redevenu légèrement positif.
  • En 2025, la baisse de l’inflation a redonné au Livret A un rôle de stabilisation, mais pas de valorisation du capital.

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Pourquoi le taux du Livret A sert de référence à l’épargne réglementée

Le Livret A occupe une place unique dans le paysage de l’épargne française. Il constitue le socle de l’épargne réglementée, à partir duquel sont construits de nombreux autres produits sans risque.

Son taux d’intérêt joue un rôle de taux de référence, car il est directement ou indirectement utilisé pour fixer la rémunération d’autres livrets destinés au grand public.

Plusieurs produits d’épargne réglementée sont directement alignés sur le taux du Livret A :

D’autres produits utilisent le Livret A comme base de calcul réglementaire, selon des formules spécifiques :

  • Le Livret d’Épargne Populaire (LEP), dont le taux est toujours supérieur à celui du Livret A, car il correspond au maximum entre l’inflation et le taux du Livret A majoré de 0,5 point.
  • Le Compte Épargne Logement (CEL), dont le taux correspond aux deux tiers du taux du Livret A, avec une règle d’arrondi au quart de point le plus proche, ou au quart de point supérieur en cas d’égalité.
  • Le Livret d’épargne-entreprise, destiné aux personnes morales éligibles, dont le taux est fixé à trois quarts du taux du Livret A, avec un arrondi au quart de point inférieur.

Cette centralité explique qu’une variation du taux de rémunération du Livret A entraîne automatiquement une révision en chaîne de la plupart des autres produits d’épargne réglementée.

Au-delà de l’épargne des particuliers, le taux du Livret A a également des implications économiques plus larges, notamment pour le financement du logement social, dont une partie des prêts est indexée sur ce taux.

C’est pour cette raison que l’État encadre étroitement sa fixation et arbitre entre protection de l’épargne, coût du financement et contexte inflationniste.

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Historique du taux du Livret A

Le taux du Livret A a beaucoup changé depuis 1818, au gré des règles de fixation (décisions administratives puis formules) et des contextes économiques. Cet historique permet de remettre le taux actuel dans une perspective de long terme.

L’évolution du taux du Livret A depuis sa création

Le Livret A existe depuis 1818 et son taux a alterné entre longues périodes de stabilité et phases d’ajustements rapides.

Voici un tableau récapitulatif des principaux taux et périodes marquantes depuis la création :

Période d'application Taux
1818 – 1829 5,00 %
1829 – 1835 4,00 %
1835 – 1850 ≈ 3,50 % à 4,00 %
1851 – 1880 4,75 %
1881 – 1904 3,50 %
1905 – 1915 3,00 %
1916 – 1940 ≈ 3,50 %
1941 – 1952 ≈ 1,50 % à 2,00 %
1953 – 1965 ≈ 2,75 % à 3,25 %
1966 – 1973 3,00 % à 4,25 %
1974 – 1986 6,00 % à 8,50 %
1986 – 1996 4,50 %
1996 – 2005 3,50 % → 2,00 %
2006 – 2008 2,25 % → 4,00 %
2009 – 2015 2,50 % → 0,75 %
2015 – 2022 0,75 % puis 0,50 %
2022 – 2024 1,00 % → 3,00 %
Février 2025 – Juillet 2025 2,40 %
Depuis août 2025 1,70 %

Ce tableau montre une réalité importante : depuis 20 ans les “taux élevés” du Livret A sont l’exception, souvent associés à des périodes de forte inflation, alors que les périodes de taux bas peuvent durer plusieurs années.

Dans ce contexte de normalisation de l’inflation et après plusieurs baisses successives, la question de savoir si le taux du Livret A va baisser à nouveau lors de la prochaine révision se pose naturellement.

Quel sera le taux du livret A pour 2026 ?

La question de savoir si le taux du Livret A va augmenter se pose naturellement en ce début de 2026, mais les projections actuelles pointent plutôt vers une nouvelle baisse lors de la prochaine révision.

Fin 2025, l’inflation est retombée sous 1 % et les taux monétaires se sont stabilisés. Dans ce contexte, l’application stricte de la formule réglementaire conduirait à un taux théorique autour de 1,4 % à 1,5 % au 1er février 2026.

Cette estimation repose sur deux éléments clés :

  • Une inflation moyenne sur six mois désormais faible, autour de 0,8 % à 1,0 %.
  • Des taux interbancaires moins élevés qu’en 2023–2024, intégrés dans la formule.

Sauf décision politique exceptionnelle, une baisse modérée du taux du Livret A début 2026 apparaît donc plausible. Les évolutions ultérieures dépendront essentiellement de la trajectoire de l’inflation au cours de l’année.

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Comment est fixé le taux du Livret A ?

Depuis 2004, le taux du livret A repose sur une formule réglementaire précise, appliquée selon un calendrier défini, avec toutefois la possibilité pour l’État d’intervenir dans certaines circonstances exceptionnelles.

L’historique des méthodes de fixation du taux

Avant l’adoption d’une formule automatique, le taux du Livret A a longtemps été fixé directement par l’État, selon des logiques essentiellement budgétaires et économiques.

À sa création en 1818, le taux est déterminé par ordonnance royale, sans référence explicite à l’inflation ou aux taux de marché. Tout au long du XIXᵉ siècle et du début du XXᵉ siècle, le taux est ajusté par lois, décrets ou arrêtés ministériels.

Sur cette longue période, la fixation du taux repose sur plusieurs principes :

  • Une décision souveraine de l’État.
  • Un alignement sur le coût de financement public, via la Caisse des dépôts.
  • Une faible prise en compte de l’inflation réelle, notamment en période de crise ou de guerre.

Jusqu’aux années 1980, cette logique perdure. Le taux est révisé de manière discrétionnaire, ce qui explique de longues phases de stabilité, parfois sur plusieurs années.

Un premier cadre plus formalisé apparaît en 1986, avec l’introduction de règles encadrant la rémunération des livrets réglementés. La décision reste politique, mais s’appuie davantage sur des recommandations techniques.

Le véritable tournant intervient au début des années 2000, avec l’introduction d’une formule de calcul semi-automatique en 2004.

L’objectif est alors de :

  • Rendre la fixation du taux plus prévisible.
  • Réduire l’arbitraire politique.
  • Mieux refléter l’évolution de l’inflation et des taux monétaires.

Depuis, le taux du Livret A est principalement piloté par des règles objectives, même si l’État conserve un pouvoir de dérogation exceptionnel, toujours inscrit dans la continuité historique de ce produit.

La formule de calcul officielle actuelle du taux du Livret A

Le taux du Livret A est déterminé à partir d’une formule réglementaire fixée par décret, réformée à plusieurs reprises, notamment en 2018 puis en 2021.

Cette formule repose sur deux indicateurs économiques mesurés sur une période de six mois :

  • L’inflation en France, mesurée par l’indice des prix à la consommation hors tabac.
  • Un taux d’intérêt interbancaire de court terme de la zone euro, l’€STR (Euro Short-Term Rate), qui a remplacé l’EONIA.

Concrètement, le taux théorique du Livret A correspond à :

  • La moyenne arithmétique entre la moyenne semestrielle de l’inflation et la moyenne semestrielle de l’€STR.
  • Un arrondi au dixième de point de pourcentage le plus proche.
  • L’application d’un taux plancher de 0,50 %, en dessous duquel le taux du Livret A ne peut pas descendre.

La formule peut donc être résumée de la manière suivante :

  • Taux du Livret A = max( 0,5 % ; (inflation moyenne sur 6 mois + €STR moyen sur 6 mois) / 2 ), arrondi au 0,1 % le plus proche.

Cette approche vise à ancrer le taux du Livret A à la fois dans l’évolution des prix et dans les conditions de financement à court terme sur les marchés monétaires.

Le taux interbancaire occupe également une place déterminante dans la formule du Livret A.

L’€STR reflète le coût auquel les banques de la zone euro se prêtent de l’argent à très court terme. Il est étroitement lié à la politique monétaire de la Banque centrale européenne et évolue en fonction de ses décisions de taux directeurs.

Lorsque l’€STR est élevé :

  • La moyenne utilisée dans la formule augmente, ce qui exerce une pression à la hausse sur le taux du Livret A.
  • Le Livret A reflète davantage un environnement de taux d’intérêt élevés.

À l’inverse, lorsque les taux interbancaires baissent :

  • Le taux théorique du Livret A est mécaniquement tiré vers le bas.
  • La rémunération de l’épargne réglementée s’ajuste plus rapidement aux conditions monétaires.

En 2025, la baisse progressive du Livret A s’explique en grande partie par le recul conjoint de l’inflation et des taux monétaires, intégrés automatiquement dans la formule.

Quand est révisé le taux du Livret A ?

Le taux du Livret A fait l’objet d’un calendrier de révision réglementaire, qui encadre strictement les dates auxquelles il peut évoluer.

En principe, deux révisions ont lieu chaque année, selon le schéma suivant :

  • Un calcul théorique autour du 15 janvier, sur la base des données économiques disponibles.
  • Une entrée en vigueur éventuelle au 1er février.
  • Un second calcul autour du 15 juillet.
  • Une entrée en vigueur éventuelle au 1er août.

Le calcul est réalisé par le gouverneur de la Banque de France, qui formule une recommandation transmise au Ministre de l’Économie. Après arbitrage, le taux retenu est publié au Journal officiel.

La réglementation prévoit également la possibilité de révisions intermédiaires exceptionnelles :

  • Un calcul au 15 avril, pour une application possible au 1er mai.
  • Un calcul au 15 octobre, pour une application possible au 1er novembre.

Ces ajustements anticipés ne sont envisagés qu’en cas de variation marquée de l’inflation ou des taux monétaires. En pratique, ils sont rarement utilisés, et les révisions de février et août constituent la norme.

Même lorsque la formule est recalculée, le taux du Livret A ne varie pas automatiquement à chaque échéance.

Plusieurs mécanismes contribuent à cette stabilité :

  • Le lissage semestriel, qui repose sur des moyennes de six mois et atténue les variations ponctuelles.
  • Les règles d’arrondi, qui peuvent conduire à un taux inchangé malgré de légères évolutions des indicateurs.
  • Le taux plancher, qui empêche le Livret A de descendre sous 0,50 %.

Ce fonctionnement explique pourquoi le taux du Livret A peut rester identique sur plusieurs semestres, même dans un contexte économique en évolution.

Comme la formule est calculée sur la base des 6 derniers mois, le taux du livret A a tendance à être en retard sur le niveau réel d’inflation ou des taux monétaires.

Le gouvernement peut-il s’écarter du taux mécanique ?

La réglementation prévoit explicitement que l’État peut déroger à la formule de calcul, lorsque des circonstances exceptionnelles le justifient.

Dans ce cas, le gouvernement peut décider :

  • De geler le taux du Livret A, même si la formule conduirait à une hausse ou à une baisse.
  • D’appliquer un taux différent du taux théorique, à la hausse comme à la baisse.

Ces décisions relèvent d’un arbitrage politique et économique, qui prend en compte plusieurs enjeux :

  • La protection de l’épargne des ménages, en particulier en période de forte inflation.
  • Le coût du financement du logement social, largement indexé sur le Livret A.
  • La stabilité du système financier et de l’épargne réglementée.

Si ces dérogations restent possibles, elles demeurent exceptionnelles. En dehors de ces situations particulières, c’est bien la formule réglementaire qui pilote l’évolution du taux du Livret A, garantissant une certaine prévisibilité pour les épargnants.

Livret A vs autres placements sécurisés

Le Livret A doit être comparé aux autres placements sécurisés à rendement net équivalent, en tenant compte de la fiscalité, de la liquidité et des contraintes de détention.

Face aux autres livrets réglementés, la hiérarchie est claire :

  • Le LEP est prioritaire lorsqu’on y est éligible, car son taux est structurellement supérieur.
  • Le LDDS est un strict équivalent du Livret A, avec le même taux et la même fiscalité, mais un plafond plus bas.

Face aux livrets d’épargne bancaires non réglementés, la comparaison doit se faire en net d’impôt :

  • Un livret bancaire imposable doit afficher un taux brut sensiblement supérieur pour égaler le rendement net du Livret A.
  • À titre d’ordre de grandeur, un rendement brut inférieur à environ 2,4 % reste généralement moins intéressant qu’un Livret A à 1,70 % net.

Face aux fonds euros, le positionnement est différent :

  • Les fonds euros peuvent offrir un rendement supérieur, mais sans garantie sur le taux futur.
  • La liquidité est bonne mais pas instantanée, avec des délais de rachat propres à l’assurance-vie.
  • La fiscalité dépend de l’enveloppe utilisée et de l’ancienneté du contrat.

Face aux comptes à terme (CAT), le compromis est le suivant :

  • Le taux est connu à l’avance, ce qui apporte de la visibilité.
  • La disponibilité est limitée, avec pénalités ou perte d’intérêts en cas de sortie anticipée.
  • Ils deviennent pertinents pour des projets à échéance définie.

Face aux placements à très faible risque non garantis comme les fonds monétaires :

  • Le rendement peut être plus élevé à court terme, notamment en phase de remontée des taux (les fonds monétaires s’ajustent plus rapidement)
  • Le capital n’est pas garanti juridiquement, même si le risque de perte reste très faible.
  • Ces supports conviennent davantage à une gestion de trésorerie investie qu’à une épargne totalement sécurisée.

En résumé, le Livret A reste le point de comparaison central des placements sécurisés. Les alternatives ne sont pertinentes que si l’on accepte une contrainte supplémentaire sur la fiscalité, la liquidité, la durée ou le niveau de risque.

Pour aller plus loin : Placement sans risque : Quel est le meilleur choix pour investir son argent ?

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Que faire si le taux du Livret A est trop bas pour vos objectifs ?

Si le taux du Livret A est insuffisant, cela signifie généralement que vos objectifs dépassent la simple conservation du capital. Il devient alors nécessaire d’accepter un compromis différent entre rendement, durée et risque.

La première étape consiste à allonger l’horizon de placement. En pratique, sortir du Livret A implique d’immobiliser une partie de l’épargne :

  • Les fonds euros, via l’assurance-vie par exemple, permettent de viser un rendement durablement supérieur, avec un capital garanti et une liquidité encore confortable.
  • Les comptes à terme, pour une épargne dont l’échéance est connue, offrent un taux contractuel supérieur en contrepartie d’un blocage temporaire.

Lorsque l’objectif est de générer davantage de performance, un risque mesuré devient incontournable :

  • Les fonds monétaires et obligataires, adaptés aux horizons courts à intermédiaires, permettent d’aller au-delà des livrets sans exposition excessive.
  • Les fonds diversifiés prudents, combinant obligations et une faible part d’actions, visent un rendement supérieur sur quelques années.

Enfin, pour les objectifs de long terme, le Livret A n’est plus adapté. La recherche de rendement passe alors par :

  • Les supports investis sur les marchés financiers, capables de créer de la valeur sur la durée.
  • Les solutions patrimoniales ou immobilières (comme les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI), utilisées comme moteur de revenus ou de capitalisation.

En résumé, un Livret A “trop peu rémunérateur” n’est pas un problème de taux, mais un signal de décalage entre le placement et l’objectif. Plus l’objectif est ambitieux, plus il faut accepter du temps, de la volatilité ou une moindre liquidité.

Pour aller plus loin : Alternative au Livret A : Quel placement choisir ?

Conclusion

Le taux du Livret A en 2025 a connu plusieurs baisses successives. Il est passé de 2,4 % en février puis à 1,70 % net en août, soit un taux moyen de 2,05 % sur l’année 2025. 

Son taux devrait probablement baisser à nouveau en ce début 2026.

Son intérêt ne se juge pas uniquement sur ce taux affiché, mais sur son rendement réel, une fois l’inflation prise en compte.

Avec une inflation retombée autour de 0,8 % à 1,0 %, le Livret A offre désormais un rendement réel légèrement positif. Il permet donc de préserver le pouvoir d’achat de l’épargne, sans générer de création de valeur significative. Son rôle est clair : sécuriser une épargne disponible, pas la faire croître.

Le Livret A reste aussi la pierre angulaire de l’épargne réglementée. Son taux sert de référence à de nombreux produits et influence des mécanismes économiques plus larges, ce qui explique l’encadrement étroit de sa fixation par l’État.

Enfin, l’historique rappelle que les phases de taux élevés sont exceptionnelles et souvent liées à des périodes inflationnistes. Un taux jugé trop bas n’est donc pas une anomalie, mais le signal que les objectifs dépassent la simple épargne de précaution.

En pratique, le Livret A demeure indispensable pour la sécurité et la liquidité, mais inadapté aux objectifs de rendement ou de long terme, qui nécessitent d’accepter du temps, une moindre liquidité ou un niveau de risque plus élevé.

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