Sortie en capital, en rente ou mixte : quelles différences ?
Au moment de la retraite, le plan d’épargne retraite (PER) offre trois modalités de sortie : en capital, en rente viagère ou une combinaison des deux. La fiscalité applicable à chacune de ces options est détaillée en fin de section, car elle conditionne en grande partie le choix final.
Important : les 3 options de sortie restent disponibles à tout moment. Vous n’êtes pas obligé de clôturer votre PER le jour de votre retraite.
Vous pouvez par exemple choisir :
- De laisser votre capital retraite grandir jusqu’à 70 ans en le gardant investi, puis de le convertir en rente afin d’augmenter le montant de cette dernière.
- De ne pas toucher à votre PER jusqu’à votre décès, en le laissant capitaliser pendant plusieurs années supplémentaires pour le transmettre à vos enfants.
- De placer l’intégralité de votre PER sur un fonds euros à capital garanti une fois à la retraite et d’en retirer uniquement les intérêts chaque année.
- Ou de liquider votre PER en rente viagère le jour de votre départ à la retraite pour compléter votre pension.
La sortie en capital du PER
Avec la sortie en capital, vous récupérez tout ou partie de votre épargne sous forme de somme d'argent. Vous pouvez choisir de percevoir ce capital en une seule fois ou de manière progressive, en effectuant plusieurs retraits échelonnés dans le temps. C'est ce qu'on appelle la sortie du PER en capital fractionné.
La sortie en capital n'est pas disponible pour tous les types de plan d'épargne retraite (PER). Elle est accessible pour :
- Le PER individuel (PERIN), alimenté par vos versements volontaires.
- Le PER d'entreprise collectif (PERCOL), alimenté par l'épargne salariale.
Le PER obligatoire (PERO) impose en revanche une sortie exclusive en rente viagère pour les droits issus des versements obligatoires, excepté si le montant mensuel de la rente ne dépasse pas 110 €, elle peut être convertie en capital d'un commun accord avec l'assureur.
Vous pouvez liquider votre PER dès que vous avez atteint l'âge légal de départ à la retraite (entre 62 et 64 ans selon votre année de naissance) ou liquider vos droits à la retraite dans un régime obligatoire. Rien ne vous oblige toutefois à le faire immédiatement.
A noter que la loi prévoit également six cas de déblocage anticipé permettant de récupérer votre épargne avant la retraite :
- L'invalidité du titulaire, de son conjoint ou partenaire de PACS, ou de ses enfants (invalidité de 2e ou 3e catégorie).
- Le décès du conjoint ou du partenaire de PACS.
- Le surendettement du titulaire.
- L'expiration des droits à l'assurance chômage après une période de chômage.
- La cessation d'activité non salariée à la suite d'un jugement de liquidation judiciaire.
- L'acquisition de la résidence principale (uniquement pour les versements volontaires et l'épargne salariale, pas pour les versements obligatoires du PERO).
Source : Service public
Lire aussi : Déblocage Plan d'Épargne Retraite (PER) : Anticipé et Sortie normale
La sortie en rente viagère du PER
La sortie en rente du PER convertit votre capital accumulé en un revenu régulier versé à vie par l'assureur, que vous viviez 5 ans ou 30 ans après votre départ en retraite. Les versements peuvent être mensuels, trimestriels, semestriels ou annuels, selon les modalités de votre contrat.
Le calcul de la rente du PER se fait au moment de la liquidation à partir de quatre paramètres :
- Le capital converti : plus il est élevé, plus la rente sera importante.
- Votre âge : plus vous liquidez tardivement, plus la rente sera élevée, car votre espérance de vie résiduelle est plus courte.
- Le taux technique : taux de rendement minimum garanti intégré par l'assureur dans le calcul de la rente.
- La table de mortalité : utilisée par l'assureur pour estimer l'espérance de vie statistique et calibrer le montant versé en conséquence.
Plusieurs options contractuelles permettent d'adapter la rente à votre situation, en contrepartie d'une réduction du montant initial :
- La rente réversible : en cas de décès, tout ou partie de la rente (généralement entre 50 % et 100 %) est reversée à un bénéficiaire désigné, le plus souvent le conjoint survivant.
- Les annuités certaines : la rente est garantie pendant un nombre d'années minimum, même en cas de décès prématuré.
- La revalorisation : certains contrats proposent une indexation annuelle pour préserver le pouvoir d'achat de la rente dans le temps.
La sortie mixte du PER
La sortie mixte PER permet de combiner les deux modes de sortie : une partie de l'épargne reste disponible sous forme decapital, l'autre est convertie en rente viagère.
La répartition entre capital et rente est libre et décidée au moment de la mise en prestation du contrat. Vous pouvez, par exemple, retirer 40 % en capital et convertir les 60 % restants en rente, ou tout autre ratio adapté à votre situation. Cette option est disponible pour le PERIN et le PERCOL.
Tant que votre PER reste ouvert (c’est-à-dire que vous n’avez pas opté pour une sortie en capital totale ou une rente à 100 %), vous conservez la pleine gestion financière du capital résiduel sur le contrat.
La fiscalité de la sortie du PER
La fiscalité applicable à la sortie de votre PER dépend de deux variables : le mode de sortie choisi (capital ou rente) et l'origine des versements (déduits ou non déduits de votre revenu imposable lors de la phase d'épargne).
À noter que depuis le 1er janvier 2026, le taux des prélèvements sociaux sur les revenus de placement est passé de 17,2 % à 18,6 %, en raison d'une hausse de la CSG décidée par la loi de finances pour 2026. Ce nouveau taux s'applique à toutes les sorties de PER, qu'elles soient en capital ou en rente.
Fiscalité de la sortie en capital
Pour les versements ayant bénéficié de la déduction fiscale à l'entrée :
- La part en capital est intégrée à l’assiette de l'impôt sur le revenu, sans abattement de 10 % et sans prélèvements sociaux.
- Les gains (intérêts et plus-values) sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 % (12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux).
Pour les versements non déduits à l'entrée :
- La part en capital est exonérée d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.
- Les gains restent soumis au PFU de 31,4 %.
La sortie du PERen capital fractionné est un levier d'optimisation fiscale à ne pas négliger par rapport à un retrait unique de 100 % du capital du PER. En étalant vos retraits sur plusieurs années, vous évitez de concentrer l'imposition sur une seule déclaration et limitez le risque de franchir une tranche marginale d'imposition supérieure.
Exemple concret : vous détenez un PERIN avec 100 000 € de versements déduits et 40 000 € de gains, soit 140 000 € au total. En retirant tout en une seule année, les 100 000 € s'ajoutent à vos autres revenus et peuvent vous faire basculer dans la tranche à 41 %. En étalant ce retrait sur quatre ans à raison de 35 000 € par an, vous limitez l'impact fiscal annuel et pouvez rester dans une tranche d'imposition inférieure.
Source : impots.gouv.fr
Fiscalité de la sortie en rente
La fiscalité de la rente dépend là encore du traitement des versements à l'entrée.
Pour les versements déduits :
- La rente est imposée comme une pension de retraite (régime de la rente viagère à titre gratuit, RVTC), au barème progressif de l'IR après un abattement de 10 % applicable à l'ensemble des pensions du foyer fiscal.
- Les prélèvements sociaux de 18,6 % s'appliquent avec un abattement en fonction de l’âge du titulaire (voir tableau ci-dessous).
Pour les versements non déduits (régime de la rente viagère à titre onéreux, RVTO), seule une fraction de la rente est soumise à l'IR et aux prélèvements sociaux de 18,6 %. Cette fraction est fixée définitivement en fonction de l'âge au premier versement :
Le régime RVTO est généralement plus favorable que le régime RVTG, car une part significative de la rente échappe définitivement à toute imposition, quelle que soit votre tranche marginale.
Source : BOFiP
Lire aussi : Fiscalité du PER : Versements, déduction fiscale, sortie, plafond…
Avantages et inconvénients de la sortie en capital
Si la sortie en capital PER est en règle générale plus avantageuse, elle a des implicationss que tout épargnant doit anticiper avant de faire son choix.
Les avantages de la sortie en capital
Choisir de récupérer le capital de son PER par des retraits libres (sortie en capital) offre trois avantages principaux, qui en font l'option privilégiée des profils orientés patrimoine et transmission.
Liberté d'utilisation totale
Une fois versé, le capital vous appartient sans restriction. Vous pouvez l'utiliser selon vos priorités : financer des travaux ou un achat immobilier, aider vos enfants, partir en voyage ou simplement le laisser fructifier sur le PER ou sur une autre enveloppe.
Vous pouvez aussi vous contenter de retirer uniquement les revenus du capital chaque année.
Possibilité de continuer à percevoir des intérêts jusqu’au décès
En ne choisissant pas une sortie en rente, vous pouvez garder votre capital investi et continuer à générer des intérêts chaque année.
Pour verser une rente viagère de 1 000 € à partir de 65 ans (ou 12 000 € par an), un assureur demande un capital d’environ 324 000 € (source).
Autrement dit, avec un rendement annuel du capital supérieur à 4 %, vous pouvez percevoir en revenus du capital plus que 12 000 € par an, sans entamer votre capital !
Historiquement, il a été possible d’atteindre ce niveau de rendement avec un portefeuille défensif.
On peut aussi envisager une stratégie où vous liquidez progressivement le capital investi (par exemple 4 % par an) pour augmenter vos revenus disponibles.
Transmission du capital aux héritiers
Contrairement à la rente qui cesse au décès du titulaire, le capital non consommé intègre votre succession. C'est un avantage important pour ceux qui souhaitent transmettre leur patrimoine à leurs proches.
La rente étant basée sur un calcul actuariel, si malheureusement vous décédez avant votre espérance de vie statistique alors la somme des rentes versées par l’assureur pourra être inférieure au capital dont vous disposiez au départ.
En choisissant la sortie en capital, vos héritiers (ou votre conjoint en fonction de la manière dont vous avez organisé votre succession) héritent du capital retraite que vous n’auriez pas encore retiré.
Important : le PER, si il est assurantiel, est assimilé à un contrat d’assurance-vie au moment de calculer une éventuelle fiscalité au moment de la transmission.
Lire aussi : Transmission de patrimoine : Préparer, optimiser et la réaliser
Les inconvénients de la sortie en capital
La sortie en capital comporte deux limites importantes à anticiper.
Absence de garantie de revenu à vie
Sans rente, le risque de longévité repose entièrement sur vous. En France, l'espérance de vie à la retraite dépasse 23 ans pour les hommes et 26 ans pour les femmes. Un capital mal géré ou consommé trop vite peut laisser sans ressources suffisantes en fin de vie.
Dans le cas où vous adoptez une stratégie de consommation progressive du capital, vous pourriez vous retrouver en difficulté si vous viviez nettement plus longtemps que la moyenne.
Si vous vous contentez de consommer les revenus de votre capital, vous ne seriez pas affecté.
Discipline financière indispensable
Gérer soi-même un capital important sur plusieurs décennies demande une rigueur et une disponibilité mentale que tous les retraités ne souhaitent pas assumer.
Sans plan clair, le risque de décaissement trop rapide est réel.
Avantages et inconvénients de la sortie en rente
La sortie en rente PER est le choix de la sécurité : elle garantit un revenu à vie, mais au prix d'une flexibilité quasi nulle, d’un arbitrage financier souvent défavorable et d’une absence de transmission aux héritiers.
Les avantages de la sortie en rente
La rente viagère répond avant tout à un besoin de sécurité et de simplicité, pour ceux qui veulent se libérer de toute gestion financière à la retraite.
Revenu garanti à vie
Quelle que soit votre longévité, la rente vous est versée jusqu'à votre décès.
Le risque de survie, c'est-à-dire celui d'épuiser son capital de son vivant, est intégralement supporté par l'assureur. C'est la seule option qui offre cette garantie absolue.
Protection du conjoint grâce à la rente réversible
En optant pour la rente réversible, vous désignez un bénéficiaire qui percevra tout ou partie de votre rente après votre décès, généralement entre 50 % et 100 % du montant initial.
C'est un filet de sécurité particulièrement utile pour les couples dont l'un des deux dispose de revenus de retraite faibles.
À noter que cette option réduit le montant de votre rente dès le départ, car l'assureur intègre le risque supplémentaire dans son calcul.
En cas de sortie en capital, si vous optez, comme une majorité d’investisseurs, pour un PER assurantiel, vous pouvez aussi tout simplement désigner votre conjoint via la clause bénéficiaire afin que le capital retraite restant lui revienne.
Absence de gestion active
La rente ne demande aucune décision financière après la liquidation. Les versements tombent automatiquement, indépendamment des marchés et de votre état de santé.
Pour les retraités qui ne souhaitent plus se préoccuper de leur épargne, c'est un avantage de poids.
Les inconvénients de la sortie en rente
La sortie en rente PER comporte quatre limites majeures, qui peuvent rendre ce choix inadapté à certains profils.
Un choix irréversible
Une fois la conversion en rente effectuée, il est impossible de revenir en arrière. Vous ne pouvez plus récupérer votre capital, ni modifier les modalités de versement, quelle que soit l'évolution de votre situation personnelle ou financière.
Pas de transmission de PER au-delà de la réversion
Hors option de réversion, le capital converti en rente n'entre pas dans votre succession. À votre décès, les fonds restants reviennent à l'assureur.
Pour ceux qui souhaitent transmettre leur patrimoine, c'est une perte sèche comparée à la sortie en capital.
Lire aussi : PER et perte en capital : Que faire et comment gérer les risques ?
L’impact à mesurer des frais d’arrérages
La majorité des Plan d’Epargne Retraite prévoit des frais d’arrérages (soit appliqués au moment de la sortie, soit sur l’encours de la rente) de l’ordre de 1 à 2 % qui n’interviennent pas en cas de sortie en capital.Ces frais ne sont cependant pas systématiques et certains assureurs n’en appliquent pas.
Mais le choix de la rente est de nature à restreindre l’enveloppe des contrats disponibles si vous souhaitez éviter ces frais.
Rendement défavorable en cas de décès prématuré
Si vous décédez peu après la liquidation de votre PER, vous aurez perçu nettement moins que le capital accumulé. Il n'existe aucun mécanisme de remboursement de la différence aux héritiers, sauf si une option d'annuités certaines a été souscrite au préalable.
Risque d'érosion par l'inflation
Sans clause d'indexation, le montant de la rente reste fixe pendant toute la durée de versement. Sur une retraite de 20 à 25 ans, l'inflation peut réduire significativement son pouvoir d'achat réel.
Sortie mixte du PER : quand combiner rente et capital ?
La sortie mixte du PER peut être une solution de compromis intéressante, à condition de disposer d’un capital important sur le contrat..
On peut par exemple imaginer un retraité qui s’assure 500 € de rente viagère en complément de sa pension de retraite légale de 2 500 €, tout en souhaitant laisser travailler le reste du capital afin de le transmettre à ses enfants.
La sortie mixte n’est pas nécessairement simultanée : on peut imaginer un scénario ou un retraité choisit de laisser capitaliser son PER pendant plusieurs années supplémentaires afin de faire grandir le capital et s’assurer une rente viagère plus importante dans le futur.
Le PER ne serait liquidé, par exemple, que pour financer une hausse des dépenses liées à la dépendance un fois un âge plus avancé atteint.
Dans le cas d’un PER avec par exemple 30 000 € de capital, la rente viagère complète serait déjà relativement faible en lui affectant 100 % du contrat. Elle pourrait devenir peu significative en cas de sortie mixte.
Comment calibrer la répartition entre rente et capital ?
La répartition finale doit toujours être pensée dans le contexte global de vos revenus de retraite, de votre situation fiscale et de votre patrimoine par ailleurs.
Voici une méthode pas à pas pour structurer votre réflexion :
Étape 1 : Évaluez vos besoins récurrents
Établissez votre budget de vie à la retraite et comparez-le à vos revenus attendus (pension de base, retraite complémentaire, investissements immobiliers…).
Si vous constatez un écart, votre PER peut venir y apporter une solution de 3 manières : via une rente viagère, via les revenus du capital, via la consommation du capital.
Étape 2 : Arbitrer entre confort psychologique et optimisation financière
À moins d’être absolument certain de vivre très vieux (on vous le souhaite), la sortie en rente est rarement la solution la plus “rentable” d’un point de vue financier.
Néanmoins, elle vous offre une tranquillité psychologique irremplaçable : un revenu mensuel fixe qui tombera tous les mois jusqu’à votre décès.
Si la garantie d’un certain niveau de revenu vous permet d’aborder paisiblement votre retraite, alors c’est une bonne raison de choisir la rente.
Étape 3 : Comparer mathématiquement les 2 scénarios
Hors considérations psychologiques (qui sont tout à fait valable), la méthode la plus rationnelle est de comparer financièrement les 2 scénarios :
- Demandez une simulation de rente viagère à votre assureur, appliquez lui la fiscalité due pour obtenir la rente viagère nette d’impôt potentielle.
- En parallèle, posez une hypothèse de rendement sur votre capital retraite (en commençant par un placement à 100 % en fonds euros) et évaluez les revenus du capital (net d’impôt) potentiels.
Nous vous déconseillons de prendre des hypothèses de rendement trop optimistes dans le cas d’une sortie en capital.
Le scénario d’une sortie en capital peut permettre aussi de transmettre une partie du capital à vos héritiers. Pensez aussi à en tenir compte au moment de comparer les différents scénarios.
PER, sortie en rente ou capital : comment faire le bon choix ?
Le choix entre sortie du PER en capital ou rente repose sur une combinaison de critères objectifs qu'il faut évaluer ensemble, idéalement avant l'année de départ en retraite.
Les critères déterminants
Plusieurs facteurs sont à prendre en compte pour orienter votre décision :
- L'état de santé et l'espérance de vie estimée : plus votre longévité est importante, plus la rente devient financièrement intéressante. À l'inverse, une espérance de vie réduite plaide plutôt pour le capital.
- Le niveau des autres revenus de retraite : si votre pension obligatoire couvre déjà largement vos dépenses courantes, le besoin d'une rente complémentaire est moins pressant et le capital gagne en pertinence.
- Les objectifs de transmission du PER : si transmettre un patrimoine à vos héritiers est une priorité, la sortie en capital ou la sortie mixte s'imposent naturellement.
- La situation fiscale : en fonction du montant de gain sur votre PER, la fiscalité entre une sortie en rente et une sortie échelonnée peut être assez différentes, les prélèvements sociaux étant calculés sur une assiette différente.
- Le patrimoine disponible par ailleurs : si vous disposez d'autres actifs (immobilier, assurance-vie, PEA), vous pouvez vous permettre de prendre plus de risques avec votre PER. Dans le cas contraire, la sécurité d'une rente prend tout son sens.
Trois profils pour orienter la décision
Chaque situation personnelle appelle une stratégie différente. Voici trois profils types pour vous aider à vous positionner.
FAQ
Quelle est la meilleure option pour un PER, sortie en rente ou en capital ?
Il n'existe pas de réponse universelle. Le choix entre une sortie en capital ou rente dépend de votre espérance de vie estimée, de vos besoins en revenus réguliers et de vos objectifs de transmission. Un retraité avec une pension modeste n'a pas les mêmes priorités qu'un épargnant avec un patrimoine diversifié et des héritiers à qui transmettre. C'est précisément pourquoi un accompagnement personnalisé fait toute la différence au moment de prendre cette décision.
Quelle rente avec 100 000 euros de PER ?
À titre indicatif, un capital de 100 000 euros converti en rente à 65 ans génère entre 350 et 400 euros par mois sans option de réversion. Ce montant diminue légèrement si vous optez pour une rente réversible, car l'assureur intègre le risque de devoir continuer à verser la rente à votre bénéficiaire après votre décès.
Ces chiffres sont des ordres de grandeur. Le montant réel dépend du taux technique appliqué par l'assureur, de la table de mortalité utilisée et des options contractuelles souscrites.
Plus vous liquidez tardivement, plus la rente sera élevée. A 70 ans, le même capital de 100 000 euros peut produire une rente sensiblement supérieure.
Peut-on garder son PER après la retraite ?
Aucune obligation légale ne vous impose de liquider votre PER au moment de votre départ en retraite. Vous pouvez conserver votre épargne investie aussi longtemps que vous le souhaitez et différer votre décision de sortie.
Cette souplesse est utile dans plusieurs situations :
- Si vous n'avez pas encore arrêté votre arbitrage entre capital ou rente.
- Si vos revenus de retraite sont suffisants dans l'immédiat et que vous préférez continuer à faire fructifier votre épargne
- Si vous souhaitez attendre une année fiscalement plus favorable pour effectuer vos retraits.
Depuis 2026, notez toutefois que les versements effectués après 70 ans ne sont plus déductibles du revenu imposable, ce qui modifie l'intérêt d'alimenter son PER tardivement.
Lire aussi : Comment choisir son PER ?
Peut-on combiner rente et capital avec son PER ?
Oui, la sortie mixte PER est tout à fait légale et accessible aux titulaires d'un PERIN ou d'un PERCOL. Vous choisissez librement la répartition entre capital et rente au moment de la liquidation, sans proportion imposée.
Lire aussi : Meilleur PER : Comparatif des contrats du marché

