Préparer son investissement en Bourse
Avant de se lancer dans l'investissement boursier, il est essentiel de bien préparer son projet. Cette préparation déterminera en grande partie la réussite de votre stratégie d'investissement sur le long terme.
Nous allons vous expliquer les étapes préalables indispensables avant d'investir en Bourse, afin de maximiser vos chances de succès et d'éviter les erreurs courantes des débutants.
Nous rappelons aux lecteurs que toutes les performances passées que nous allons évoquer dans cet article ne préjugent pas des performances futures.
Combien faut-il pour commencer en Bourse en 2025 ?
Contrairement aux idées reçues, il n'est pas nécessaire d'être fortuné pour commencer à investir en Bourse. L'évolution des plateformes de courtage, et la multiplication des produits financiers rendent l’investissement en Bourse de plus en plus accessible.
Les banques et les plateformes d’investissement en ligne permettent désormais de commencer à investir avec seulement quelques euros.
Cette accessibilité permet aux jeunes actifs de commencer tôt, même avec des revenus modestes. L'objectif n'est pas de placer un montant initial important, mais d’investir avec régularité.
Commencer tôt permet d’activer l'effet des intérêts composés (l’effet boule de neige). Plus vous commencez tôt, plus cet effet aura le temps de jouer en votre faveur.
Exemple d’intérêts composés : Pierre commence à investir 100 euros par mois à 25 ans, tandis que Marie commence à investir 200 euros par mois à 35 ans. Avec un rendement annuel de 7%, à 65 ans :
- Pierre aura accumulé un patrimoine d’environ 248 552 euros (versements totaux : 48 000 euros).
- Marie aura accumulé un patrimoine d’environ 235 213 euros (versements totaux : 72 000 euros).
Bien que Marie ait investi 24 000 euros de plus, Pierre dispose d'un patrimoine supérieur de 13 339 euros grâce aux 10 années supplémentaires d'investissement.
En savoir plus : Calculatrice d’intérêts composés Ramify
Se constituer une épargne de précaution
Avant d'investir votre argent dans des actifs volatils comme la Bourse, il est impératif de constituer une épargne de précaution. Cette réserve de sécurité constitue le premier socle de votre gestion de patrimoine.
L'épargne de précaution vous permet de faire face aux dépenses imprévues (panne de voiture, frais médicaux, travaux, perte d’emploi, etc.).
Cette épargne vous permet également de financer vos besoins de court terme sans toucher à vos investissements (voyage, achat immobilier, etc.).
Grâce à ce matelas de sécurité, vous ne serez pas contraint de vendre vos investissements boursiers dans l’urgence, et de potentiellement réaliser une moins-value.
Déterminer le montant optimal de son épargne de précaution
Le montant d'épargne de précaution idéal dépend de votre situation personnelle et professionnelle. Plusieurs facteurs sont à prendre en compte pour déterminer cette enveloppe :
- Votre situation familiale : enfants ou parents à charge, etc.
- Votre situation professionnelle : intérimaire, contrat à durée indéterminée, etc.
- Votre situation patrimoniale : locataire, propriétaire avec ou sans crédit, etc.
Une fois votre épargne de précaution constituée, votre surplus d'épargne peut être placé sur des actifs à couple rendement / risque plus élevé comme la Bourse.
Où placer son épargne de précaution ?
Cette épargne de précaution doit être facilement accessible et sans risque de perte en capital.
Les livrets bancaires réglementés (Livret A, LDDS, etc.) sont généralement les plus simples à appréhender.
Si vous avez des sommes plus importantes à placer, vous pourrez aussi vous orienter vers des livrets classiques, des comptes à terme ,ou encore le fonds euros d’assurance-vie.
Lire aussi : Placement court terme : Quel est le meilleur choix ?
Définir son profil d’investisseur
Avant de choisir vos investissements, il est essentiel de définir votre profil d'investisseur. Cette étape déterminera votre stratégie d'investissement et les types d'actifs adaptés à votre situation.
Voici plusieurs questions à vous poser pour vous aider à déterminer votre profil investisseur.
Quels sont vos projets ?
Définir clairement les projets à financer vous permet de déterminer l'échéance de temps dont vous disposez, et donc de choisir des investissements adaptés.
Plus votre horizon de placement est long, plus le couple rendement / risque du placement peut être élevé. En effet, le temps permet de lisser la volatilité des marchés.
Sur de longues périodes, les actions ont historiquement toujours été plus rentables que les obligations ou les livrets.
Exemple : depuis 1987 au 31/07/25, l'indice MSCI World (cotation de plus de 1 300 actions d’entreprises cotées à travers le monde) a généré un rendement annuel moyen de 8,73%.
Cependant cette moyenne masque des périodes de hausse et de baisse. Il est important d’investir en action avec un horizon de temps suffisamment long pour capter à la fois ces 2 phases du marché.
Pour vos projets de court terme (moins de 5 ans), privilégiez des actifs pas ou peu volatils comme :
- Les livrets
- Les fonds euros
- Les obligations
- Etc.
Pour vos projets de moyen terme (5 à 8 ans), vous pouvez accepter une volatilité modérée avec des portefeuilles équilibrés :
Pour vos projets de long terme (plus de 8 ans), vous pouvez accepter une plus forte volatilité pour maximiser votre potentiel de rendement :
- La Bourse
- Le Private Equity
Quelles sont vos compétences en finance ?
Votre niveau de compétences en finance déterminera également le type de gestion le mieux adapté à votre profil :
- Si vous avez peu de connaissances en finance, ou que vous ne voulez pas y consacrer beaucoup de temps, privilégiez la gestion passive.
- Si vous avez des compétences approfondies et du temps, vous pouvez éventuellement vous orienter vers de la gestion plus active.
Nous détaillons ces 2 approches dans la rubrique suivante.
Attention, la gestion active implique de solides connaissances en finance pour analyser les bilans des sociétés cotées, et beaucoup de temps pour effectuer des arbitrages (du trading).
Quels supports en Bourse choisir ?
Le choix des supports d'investissement est une étape cruciale de votre stratégie boursière. Comme nous l'avons vu précédemment, il existe principalement 2 approches : la gestion passive (que nous recommandons) et la gestion active.
Nous allons vous expliquer les avantages et inconvénients de chaque méthode, afin de vous aider à faire le bon choix selon votre profil d'investisseur.
La gestion passive
La gestion passive consiste à investir via des fonds d'investissement ETF ou OPCVM, généralement des fonds passifs (fonds indiciels) qui répliquent la performance d'indices boursiers.
La gestion passive repose sur plusieurs principes fondamentaux :
- Absence de trading : pas d'achats / ventes fréquents, recherche de profit à long terme
- Diversification maximale pour diluer le risque de perte en capital
- Réduction de la volatilité en cas de ralentissement d'une entreprise ou d'un secteur d’activité
La gestion passive présente de nombreux avantages :
- Évite les erreurs de sélection d'entreprises en déclin
- Élimine le risque de rentrer ou sortir des marchés au mauvais moment
- Frais réduits : peu de frais de transaction et frais de gestion réduits pour les ETF
- Performance égale aux indices sur le long terme
- Simplicité de mise en œuvre
Focus sur les ETF (fonds indiciels ou trackers)
Les ETF (Exchange Traded Funds) sont des fonds très utilisés pour la gestion passive.
Ces fonds regroupent des actions d’entreprises. Ils répliquent la performance d’indices boursiers comme le MSCI World, le CAC 40, ou le S&P 500 (500 plus grandes entreprises des États-Unis).
Leur gestion automatisée permet d’offrir des frais de gestion très compétitifs.
Exemple de performances annualisée d’ETF boursier au 31/07/2025 :
- CAC 40 GR (dividendes réinvestis) : 8,09% par an depuis 1987
- MSCI World : 8,73% par an depuis 1987
- S&P 500 : 10,33% par an depuis 1957
Lire aussi : Les 62 meilleurs ETF à choisir
Focus sur l'investissement programmé (DCA)
La gestion passive privilégie l'investissement programmé (Dollar Cost Averaging). Cette méthode consiste à investir un montant fixe à intervalles réguliers, indépendamment des fluctuations du marché.
Exemple : investir 200 euros par mois dans un ETF MSCI World, que le marché monte ou descende.
Cette régularité permet de lisser le prix d'achat et de réduire l'impact de la volatilité.
Focus sur la gestion déléguée
La gestion déléguée (ou gestion pilotée) constitue également une forme de gestion passive. Les investisseurs confient la gestion de leur placement, généralement via une assurance-vie, à un gérant professionnel.
Ce gérant effectue les opérations d'achat / vente selon votre profil d'épargnant défini au préalable.
Lire aussi : Assurance-vie : Gestion libre ou pilotée ?
La gestion active
La gestion active combine stock-picking (la sélection d'actions individuelles) et market timing (tentative d'anticiper les mouvements de marché). C'est ce que l'on associe généralement au trading.
Les investisseurs actifs cherchent à obtenir un rendement supérieur aux marchés en ne sélectionnant que certaines entreprises, et en effectuant des achats / ventes d’actions réguliers.
La gestion active implique plusieurs contraintes :
- Des compétences approfondies en analyse financière
- Du temps à consacrer à ses investissements (plusieurs heures par semaine)
- Du stress lié à l'actualité des marchés
Toutefois, la gestion active peut se justifier dans certains cas spécifiques. Par exemple, si vous avez une expertise dans un secteur d'activité ou une zone géographique.
Comme nous l’avons vu, les études montrent que la gestion passive surperforme les gérants actifs pour plusieurs raisons :
- Frais élevés de la gestion active, notamment les coûts de transaction fréquents
- Les erreurs de market timing (acheter ou vendre au mauvais moment)
- Les biais psychologiques (excès de confiance dans sa stratégie, effet de panique, etc.)
En conséquence, nous ne recommandons pas la gestion active pour la majorité des épargnants.
Focus sur la diversification en Bourse
La diversification constitue un pilier fondamental de l'investissement en Bourse. Elle permet de limiter les fluctuations de votre portefeuille d'actifs et ainsi de le rendre plus résilient face aux aléas économiques.
Cette diversification doit s'opérer selon plusieurs dimensions :
- Diversification géographique : répartir ses investissements dans le monde entier permet de ne pas dépendre de la croissance d'un seul pays ou d'une seule zone économique.
- Diversification sectorielle : investir dans tous les secteurs d'activité pour éviter une surexposition à un domaine particulier (technologie, industrie, énergie, etc.).
- Diversification par taille d'entreprises : petite, moyenne ou large capitalisation boursières.
Cette répartition peut être obtenue facilement avec des ETF répliquant des indices comme :
- Le MSCI World : plus de 1 300 entreprises à travers 23 pays “développés”
- Le MSCI Emerging Market : plus de 1 200 entreprises à travers 24 pays “émergents”
- Le STOXX Europe Small 200 : 200 entreprises de petite capitalisation en Europe
- Etc.
Quelle enveloppe d’investissement choisir pour la Bourse ?
Une fois que vous savez dans quels types de supports, vous allez investir, vous devez déterminer dans quelle enveloppe loger ces supports.
Le choix de l'enveloppe fiscale est crucial, car il impacte directement la fiscalité de vos gains, et donc l’accumulation d’intérêts composés.
Nous allons vous présenter les principales enveloppes disponibles pour investir en Bourse.
Voici un tableau récapitulatif des caractéristiques des 4 enveloppes que nous avons évoquées.
L’assurance-vie
L'assurance-vie est l'enveloppe la plus polyvalente pour investir en Bourse. Ce contrat permet de combiner des actifs sécurisés (les fonds euros) et des actifs financiers (les unités de compte).
Les avantages de l’assurance-vie
Large gamme de supports disponibles : fonds euros sécurisés, obligations, SCPI, ETF, OPCVM, actions, Private Equity, etc.
Fiscalité avantageuse : seuls les retraits sont fiscalisés. L’imposition des gains est optimale après le 8ème anniversaire du contrat.
Transmission optimisée : abattement de 152 500 euros par bénéficiaire désigné dans le contrat (pour les versements avant 70 ans).
Souplesse totale : rachats et arbitrages libres, pas de plafond de versements.
Gestion simplifiée : l’assureur sert d’intermédiaire entre l’épargnant et les marchés financiers.
Les inconvénients de l’assurance-vie
Catalogue de produits inégal : dépend de la sélection de chaque assureur.
Délais d'exécution variables (arbitrage ou retrait) : selon la réactivité de l’assureur (plusieurs jours à plusieurs semaines).
Dans quels cas choisir l'assurance-vie ?
L'assurance-vie convient particulièrement aux épargnants qui souhaitent diversifier leur patrimoine entre actifs sécurisés et actifs plus risqués au sein d’un même contrat.
L’assurance-vie est aussi adaptée aux épargnants qui veulent optimiser leur fiscalité. Vous pouvez réaliser des plus-values non imposées si vous n’effectuez pas de retrait.
L’assurance-vie est également un bon moyen de réduire la fiscalité sur la transmission.
Lire aussi : Comment choisir son assurance-vie ? (Guide d'achat)
Comment investir en Bourse avec l'assurance-vie ?
Dans votre espace client, la saisie des ordres est généralement assez simple. Vous pouvez effectuer un arbitrage sur vos placements en cours, ou un nouveau versement.
L’assureur vous demandera alors de choisir la répartition en sélectionnant les fonds parmi le catalogue proposé.
Une fois que votre ordre sera validé, il sera exécuté par l'assureur. Le délai d’exécution est variable selon les contrats (24 heures pour les plus rapides).
Lire aussi : Meilleures Assurances-Vies 2025 : Comparatif approfondi
Le Plan Épargne en Actions (PEA)
Le PEA est l'enveloppe la plus avantageuse fiscalement pour investir en actions européennes.
Comme pour l'assurance-vie, seuls les retraits (en cas de plus-value) sont imposables.
Les avantages du PEA
Fiscalité très avantageuse : exonération d'impôt sur le revenu sur les plus-values après 5 ans (seuls les prélèvements sociaux de 17,2% s’appliquent).
Frais réduits : généralement pas de frais de gestion (droit de garde), uniquement des frais de courtage.
Exécution immédiate : ordres traités en temps réel pendant les heures de marché.
Accès direct aux marchés boursiers européens : choix libre parmi tous les titres financiers éligibles.
Les inconvénients du PEA
Plafond limité : 150 000 euros pour le PEA classique, avec le PEA PME, le plafond global monte à 225 000 euros au total.
Restriction géographique : investissement limité à l'Europe seulement, pas d'accès aux actions américaines ou asiatiques (sauf via certains fonds).
Supports limités : uniquement des actifs boursiers, pas de supports sécurisés, ni de SCPI ou encore de Private Equity.
Fermeture automatique : tout retrait avant le 5ème anniversaire du contrat entraîne la clôture définitive du Plan d'Épargne en Actions.
Connaissances requises : nécessite des connaissances en marchés financiers, et du temps pour gérer le portefeuille. Très peu de PEA offrent de la gestion pilotée (comme Ramify).
Dans quels cas choisir le PEA ?
Le PEA convient aux épargnants qui souhaitent une exposition 100% en actions européennes avec la meilleure fiscalité possible. C'est une enveloppe intéressante pour compléter un patrimoine déjà diversifié (épargne sécurisée, immobilier, etc.).
Cette enveloppe est adaptée aux investisseurs qui disposent d’un horizon de placement de 5 ans minimum, et qui acceptent les restrictions géographiques (Europe uniquement).
Le PEA convient plutôt aux épargnants qui préfèrent la gestion directe de leurs investissements boursiers, qui savent passer des ordres en Bourse, et qui ont du temps à consacrer à leurs placements. Toutefois, certains PEA offrent désormais de la gestion pilotée.
Lire aussi : Comment choisir son PEA ? Quels critères prendre en compte ?
Comment investir en Bourse avec le PEA ?
Pour commencer, vous devez vérifier que les supports (ETF, OPCVM, etc.) que vous souhaitez sont éligibles à votre PEA.
Via votre interface de trading, vous recherchez le code ISIN ou le nom de l'action (ou du fonds) souhaité.
Vous choisissez ensuite le type d'ordre :
- Au marché (exécution immédiate)
- À cours limité (prix maximum fixé)
- À seuil de déclenchement
Une fois validé, votre ordre est généralement exécuté en quelques secondes si vous choisissez un ordre au marché pendant les heures d'ouverture de la Bourse.
Le PEA permet un suivi en temps réel de vos investissements avec une valorisation instantanée des titres et des plus-values (ou pertes) latentes.
Le Compte-Titres ordinaires (CTO)
Le compte-titres offre la liberté d'investissement la plus complète, aucune restriction géographique ou de supports n’est imposée.
Cette enveloppe permet d'accéder à tous les marchés mondiaux.
Les avantages du CTO
Accès direct aux marchés boursiers mondiaux
Large choix d’actifs : actions mondiales, ETF, obligations, matières premières, ETF cryptomonnaies, etc. Également des produits sophistiqués (options, warrants, turbos, etc.).
Frais réduits : généralement pas de frais de gestion (droit de garde), uniquement des frais de courtage.
Aucun plafond : investissements illimités, pas de contrainte de versement.
Exécution immédiate : ordres traités en temps réel pendant les heures de marché.
Multi-devises : possibilité de prendre des positions en dollars, yens, livres sterling, etc.
Les inconvénients du CTO
Fiscalité plus lourde : pas de mécanisme d'enveloppe fiscale, Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30%, dès le premier euro de gain. Il est aussi possible d'opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu + prélèvements sociaux.
Connaissances requises : nécessite des connaissances en marchés financiers, notamment pour passer les ordres, et du temps pour gérer le portefeuille, sauf si le CTO en gestion déléguée (pilotée).
Dans quels cas choisir le CTO ?
Le CTO convient aux épargnants qui veulent investir dans le monde entier et sur une large palette de supports.
Cette enveloppe est adaptée aux investisseurs qui ont déjà diversifié leur patrimoine, optimisé la fiscalité avec l’assurance-vie ou le PEA, et qui veulent s’exposer aux marchés boursiers hors d’Europe.
Le CTO s’adresse aux épargnants qui ont de très bonnes connaissances en marchés financiers.
Comment investir en Bourse avec le CTO ?
Le mécanisme de recherche d’actifs et de passage d’ordre est similaire à celui du PEA.
La différence est que vous avez accès à un beaucoup plus large panel de produits, notamment avec des actifs complexes (effet de levier, achat d’actions à découvert, produits dérivés, etc.).
Le Plan Épargne Retraite (PER)
Le PER permet aussi d'investir en Bourse tout en bénéficiant d'une déduction fiscale immédiate. Cette enveloppe est particulièrement adaptée à la préparation de l’épargne retraite.
Les avantages du PER
Déduction fiscale immédiate : les versements sur le PER sont déductibles du revenu imposable (plafond à respecter), cela réduit donc l’effort d’épargne des contribuables.
Large gamme de supports disponibles : fonds euros sécurisés, obligations, SCPI, ETF, OPCVM, actions, Private Equity, etc (comme l’assurance-vie).
Gestion simplifiée : l’assureur sert d’intermédiaire entre l’épargnant et les marchés financiers.
Avantages successoraux : abattements d’impôts sur la succession (selon l’âge de décès du souscripteur).
Sortie flexible à la retraite : choix entre rente viagère (revenus à vie), en capital, ou une combinaison des 2.
Les inconvénients du PER
Catalogue de produits inégal : dépend de la sélection de l'assureur.
Délais d'exécution variable (arbitrage ou retrait) : selon la réactivité de l’assureur (plusieurs jours à plusieurs semaines).
Blocage des fonds : l’épargne est inaccessible avant l’âge de la retraite, sauf cas de déblocage exceptionnels (invalidité, surendettement, fin de droits chômage).
Fiscalité à la sortie : les retraits sont fiscalisés au moment de la retraite (selon la tranche marginale d’imposition du souscripteur). Cela peut être défavorable à l’épargnant si son barème d'imposition est plus élevé à la retraite.
Lire aussi : Fiscalité du PER : Versements, déduction fiscale, sortie, plafond…
Dans quels cas choisir le PER ?
Le PER convient aux épargnants qui préparent leur retraite. Cette enveloppe est particulièrement adaptée aux contribuables fortement imposés (tranches marginales à 30% ou 41%) qui souhaitent réduire immédiatement leur fiscalité.
En revanche, si vous avez des projets à financer avant la retraite, nous vous déconseillons de bloquer votre épargne avec le PER.
Lire aussi : Comment choisir son PER ?
Comment investir en Bourse avec le PER ?
Le passage d’ordre sur les unités de compte fonctionne exactement comme l’assurance-vie.
C’est l’assureur qui fait office d'intermédiaire entre vous et les marchés financiers, ce qui simplifie le passage des ordres.
Lire aussi : Meilleur PER 2025 : Comparatif des contrats du marché
Quels sont les documents à fournir pour ouvrir ces enveloppes ?
L'ouverture de ces enveloppes d'investissement nécessite de fournir certains justificatifs pour respecter la réglementation française et européenne (MIF 2) :
- Pièce d'identité en cours de validité
- Justificatif de domicile de moins de 3 mois
- RIB du compte bancaire de référence
- Questionnaire MIF 2 : évaluation de vos connaissances et expérience en Bourse
Pour l’assurance-vie ou le PER, votre banque vous demandera de choisir la clause bénéficiaire. Il s'agit de désigner les héritiers de votre contrat en cas de décès.
Quel courtier ou banque choisir ?
Une fois que vous avez défini votre stratégie d'investissement et choisi vos enveloppes, vous devez sélectionner la plateforme qui hébergera vos placements.
Cette décision est cruciale, car elle impacte directement vos frais (donc votre rendement net), votre expérience utilisateur et l'accès à différents supports d'investissement.
Les critères pour choisir un courtier ou une banque
Nous allons vous présenter les critères essentiels pour choisir le bon partenaire bancaire.
L'univers de produits disponibles
Comme nous l’avons vu, le catalogue de supports est un critère déterminant pour vous permettre de mettre en place votre stratégie d'investissement.
Les plateformes en ligne offrent généralement une plus grande variété de supports, car elles ne sont pas limitées aux produits d'un groupe bancaire. Elles fonctionnent en architecture ouverte, c'est-à-dire qu’elles travaillent avec les partenaires et les gérants de fonds qu’elles souhaitent.
Les différentes couches de frais
Les frais impactent vos performances nettes à long terme. Une différence de 1% dans les frais annuels peut réduire significativement votre capital final après plusieurs décennies d’investissement.
Exemple d’impact des frais : un écart de rendement de 1% à cause des commissions aura un impact important sur la performance de vos investissements. Plus l’horizon d’investissement est long, plus l’écart de rendement se creuse.
Voici un tableau qui mesure l’écart de performance entre un placement financier de 50 000 euros placés à 9% nets de frais et un autre à 8% nets de frais :
Voici les différents types de frais à analyser :
- Les frais d’entrée : les meilleurs courtiers en ligne / assureurs ne facturent pas de frais d’entrée.
- Les frais de courtage : il s’agit du coût de chaque transaction (achat/vente). Ces frais sont gratuits dans les meilleurs contrats d’assurance-vie et de PER.
- Les frais de retrait : les meilleurs contrats ne facturent pas de frais de sortie.
- Les droits de garde / frais de gestion : ces frais sont facturés annuellement. Ces frais sont gratuits dans les meilleurs PEA et CTO. Les meilleurs contrats d’assurance-vie ou de PER facturent moins de 1% de frais de gestion.
L'ergonomie de l’espace client et la simplicité d'usage
L'interface utilisateur est importante pour votre confort d'utilisation au quotidien. Une plateforme mal conçue peut vous décourager de suivre vos investissements, ou de passer des ordres.
Privilégiez les plateformes avec une interface moderne et des outils de suivi (graphique de performance, etc.).
Pour avoir une idée de la qualité de l'espace client avant de souscrire, certaines plateformes proposent des espaces démo. Vous pouvez également trouver des vidéos de test de la plateforme sur Youtube par exemple.
La qualité du service client
L’efficacité du service client est cruciale, surtout lorsque vous rencontrez des difficultés techniques ou que vous avez des questions sur vos investissements.
Pour évaluer le niveau de compétence des conseillers, vous pouvez leur poser des questions techniques avant de souscrire à votre contrat.
Pensez à vérifier les horaires de disponibilité, les canaux de communication, ainsi que la réactivité du service client.
Les notations en ligne sur Google ou Trustpilot peuvent donner des avis précieux, avant de souscrire.
Les options de gestion
Certaines plateformes proposent des fonctionnalités avancées qui simplifient la gestion de vos investissements :
- La gestion pilotée : délégation complète à des gérants professionnels (ou via un robo advisor).
- L'investissement programmé : versements automatiques à la fréquence choisie.
- Le rééquilibrage automatique : maintien de votre allocation d'actifs cible.
- La sécurisation des profits : arbitrage automatique en cas de plus-values importantes.
- Les rapports de gestion : analyses détaillées de vos performances.
- Etc.
Les meilleurs courtiers / banques pour investir en Bourse
Nous avons identifié certaines plateformes d’investissement qui sont plébiscités par les utilisateurs sur la plateforme de notation Trustpilot :
- Meilleur Taux Placement : 4,7/5 (3 100 avis) - Assurance-vie, PER, PEA
- Yomoni : 4,8/5 (2 881 avis) - Assurance-vie, PER, PEA, CTO
- Ramify : 4,7/5 (163 avis) - Assurance-vie, PER, PEA
- Degiro : 4,5/5 (2 189 avis) - CTO
- Linxea : 4,4/5 (1 021 avis) - Assurance-vie, PER, PEA
- Boursobank : 4,4/5 (41 610 avis) - Assurance-vie, PER, PEA, CTO
Toutes ces plateformes ne proposent pas les mêmes actifs financiers. Nous rappelons qu’il est fondamental de vérifier tous les critères précédemment évoqués avant de souscrire un contrat.
Nos analyses des meilleurs contrats du marché pour vous :
Exemples d’allocations de portefeuille en Bourse
Nous allons vous présenter 3 exemples concrets de répartition de portefeuille selon différents profils d'investisseurs.
Exemple de portefeuille prudent
Ce portefeuille convient aux investisseurs qui privilégient la préservation du capital avec un rendement modéré et une faible volatilité :
- 15% sur fonds euros d'assurance-vie
- 20% de fonds obligataires d’États
- 15% SCPI diversifiées
- 40% ETF Monde et Europe
- 10% de Capital-investissement
Exemple de portefeuille équilibré
Ce portefeuille vise un équilibre entre sécurité et performance avec une volatilité modérée :
- 10% sur fonds euros d'assurance-vie
- 15% de fonds obligataires diversifiés
- 20% SCPI diversifiée
- 25% ETF Monde et Europe
- 10% ETF Marchés Émergents
- 10% ETF Small Cap
- 10% de Capital-investissement
Exemple de portefeuille dynamique
Ce portefeuille cible les investisseurs à long terme acceptant une forte volatilité pour maximiser le potentiel de rendement :
- 5% de fonds obligataires diversifiés
- 40% ETF Monde et Europe
- 20% ETF Marchés Émergents
- 15% ETF Small Cap
- 10% de Capital-investissement
- 10% d’actifs alternatifs (cryptomonnaies, art, etc.)
Les méthodes et les conseils pour bien débuter en Bourse
Lorsque vous avez déterminé un plan d’action, il est important de s’y tenir et de ne pas se laisser influencer par les médias et la volatilité des marchés.
Comment suivre et gérer son portefeuille boursier ?
Une fois votre portefeuille constitué, il est essentiel de le suivre régulièrement pour effectuer des rééquilibrages. Mais attention à ne pas tomber dans l'excès de surveillance et d’actualité financière, cela pourrait conduire à des décisions irrationnelles.
Le rééquilibrage de portefeuille
Le rééquilibrage consiste à remettre votre allocation d'actifs à niveau lorsqu'elle s'écarte significativement de votre objectif initial.
Exemple de rééquilibrage : votre objectif initial est un portefeuille composé de 60% d’actions et 40% d’obligations. Après une forte hausse des actions, celles-ci représentent 70% du portefeuille.
Dans ce cas, vous allez vendre des actions et acheter des obligations pour retrouver votre répartition cible.
Il est recommandé de procéder au rééquilibrage une fois par an, ou lorsqu’un actif dépasse 5% à 10% de l'allocation cible.
Quand vendre ses investissements ?
La décision de vente est souvent la plus difficile pour les investisseurs particuliers. Voici les principales situations qui justifient une vente :
- Vente pour rééquilibrage : comme expliqué ci-dessus pour maintenir votre allocation cible.
- Vente pour besoin de liquidités : financement d'un projet prévu (achat immobilier, études des enfants, etc.).
- Vente en cas d’opportunité : si une entreprise ou un secteur connaît des difficultés structurelles majeures.
A contrario, il est plutôt recommandé de ne pas vendre dans ces situations :
- En cas de baisse temporaire des marchés : les krachs font partie de la norme des marchés.
- En cas d’actualité négative ponctuelle
Les erreurs à éviter pour bien débuter en Bourse
L'investissement en Bourse peut être très rentable sur le long terme, mais de nombreux débutants commettent des erreurs coûteuses qui peuvent compromettre leurs objectifs financiers.
Ces erreurs sont souvent d'ordre psychologique, et résultent d'un manque de préparation ou de discipline. Nous allons vous présenter les principales erreurs à éviter pour maximiser vos chances de succès sur les marchés financiers.
Surestimer ses compétences financières
L'une des erreurs les plus courantes chez les débutants est de surestimer leurs compétences en analyse fondamentale, et de se lancer dans le trading actif sans expérience suffisante.
Cette confiance excessive peut pousser les investisseurs à privilégier la sélection d'actions individuelles (stock-picking) plutôt que la diversification via des ETF. Ils pensent pouvoir identifier les "pépites" et battre le marché.
Les conséquences de cette erreur sont :
- Une sous-performance par rapport aux indices boursiers
- Des frais de transaction élevés à cause des achats / ventes fréquents
- Un stress important lié au suivi quotidien des cours de Bourse
- Une concentration du risque sur quelques titres seulement
Nous recommandons de privilégier la gestion passive avec des ETF diversifiés, surtout en début de parcours.
Comme nous l'avons vu, même les gérants professionnels sous-performent les indices (selon les études SPIVA).
Être trop concentré sur un seul type d’actif
La concentration excessive sur un seul type d'actif, expose les investisseurs à des risques importants :
- Concentration géographique, comme investir uniquement en France ou en Europe.
- Concentration sectorielle, comme ne choisir que des actions technologiques ou de santé.
Ce type d’erreur expose votre patrimoine aux aléas spécifiques qui peuvent survenir dans un secteur ou une région. En cas de crise sectorielle ou géographique, l'ensemble de votre portefeuille peut subir des pertes importantes.
Suivre trop l'actualité
Le suivi excessif de l'actualité économique et financière représente l'une des principales causes de sous-performance des investisseurs particuliers.
Cette habitude génère plusieurs problèmes majeurs :
- Stress permanent lié aux fluctuations quotidiennes
- Décisions émotionnelles prises à chaud
- Biais de surréaction aux informations négatives
L'actualité financière privilégie le sensationnel et les prédictions à court terme qui n'ont pas forcément de valeur pour l'investisseur à long terme.
Cette surexposition aux informations peut créer un sentiment d'urgence artificiel.
Attendre le meilleur moment pour investir
Le market timing est une erreur classique qui peut coûter cher aux investisseurs. Beaucoup d'épargnants attendent une baisse des marchés ou une "stabilisation" avant d'investir.
Cette approche fonctionne rarement, car il est impossible de prédire l’évolution à court terme des marchés boursiers. De plus, ces derniers sont haussiers sur le long terme.
Voici un graphique de l’évolution du MSCI World :

L'investisseur qui a "attendu le bon moment" perd potentiellement du rendement. Nous observons que les marchés ont tendance à récupérer rapidement après les crises.
Les experts recommandent de commencer à investir dès que possible avec l'investissement programmé pour lisser les points d'entrée dans le temps, et activer le mécanisme des intérêts composés.
Vendre ses actifs dans la panique
La vente panique pendant les chutes de marché représente l'erreur la plus coûteuse pour les investisseurs particuliers. Cette réaction émotionnelle matérialise les pertes au pire moment, et empêche de bénéficier de la reprise.
Depuis 1950, les marchés américains ont connu 37 corrections de plus de -10%. Dans 100% des cas, les marchés ont retrouvé leurs plus hauts historiques en moins de 2 ans.
Exemple : durant la crise de 2008-2009, l'indice S&P 500 a perdu -56% entre octobre 2007 et mars 2009. Les investisseurs qui ont vendu au plus bas ont matérialisé cette perte. Ceux qui sont restés investis ont récupéré leurs pertes en mars 2013 et ils ont accumulé 180% de gains à décembre 2020.
Les épargnants experts considèrent les corrections comme des opportunités d'achat plutôt que comme des signaux de vente.
Pour aller plus loin : Quand investir en Bourse ? Faut-il investir actuellement ?
Conclusion
L'investissement en Bourse représente une opportunité intéressante pour se constituer un patrimoine sur le long terme, à condition de respecter quelques principes fondamentaux que nous avons détaillés dans ce guide.
Votre réussite en Bourse repose sur une préparation méthodique qui suit plusieurs étapes essentielles :
Étape 1 : constituez votre épargne de précaution sur des supports sécurisés avant d'investir en Bourse.
Étape 2 : définissez clairement votre profil d'investisseur en fonction de vos projets de vie, de votre horizon de placement et de votre tolérance au risque.
Étape 3 : choisissez l'enveloppe fiscale adaptée à votre situation : assurance-vie pour la polyvalence, PEA pour l'optimisation fiscale sur les actions européennes, CTO pour la diversification mondiale, ou PER pour la préparation retraite.
Étape 4 : choisissez une plateforme d’investissement qui répond à vos attentes (ergonomie, frais, diversité des supports, etc.).
Étape 5 : investissez régulièrement pour lisser vos points d'entrée et éliminer les décisions émotionnelles.
Pour maximiser vos chances de succès, il est important de diversifier géographiquement et sectoriellement vos actifs boursiers. Ainsi, vous ne concentrez jamais plus de 10% de votre portefeuille sur un seul actif ou un seul secteur.
Il est aussi fondamental d’adopter une vision à long terme, car les marchés boursiers sont volatils à court terme, mais haussiers sur un horizon de temps long. Ainsi, vous ne céderez pas à la panique lors des fluctuations temporaires de la Bourse.
Nous vous recommandons aussi de limiter le suivi de l'actualité financière, pour éviter de subir le stress des news, et limiter les décisions émotionnelles.
Enfin, l'investissement en Bourse n'est pas une science exacte, mais une discipline qui s'apprend et se perfectionne tout au long de votre parcours d'investisseur.
Il est indispensable de continuer à se former, car les marchés évoluent (nouveaux instruments financiers, réglementations, etc.). De plus, vos besoins vont évoluer au fur et à mesure de votre vie (enfants, achat immobilier, préparation retraite, etc.).
Pour terminer, nous vous rappelons que les performances passées ne préjugent pas des performances futures.