Bilan patrimonial : Pourquoi et comment faire en 2026 ?

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Définition : Qu'est ce qu'un bilan patrimonial ?

Le bilan patrimonial est un état des lieux de la situation financière, juridique, fiscale et successorale d'une personne ou d'un ménage. Il commence par un inventaire, puis une phase d'audit et débouche sur une recommandation.

Pourquoi réaliser un bilan patrimonial ?

L’objectif final d’un bilan patrimonial est de définir une stratégie d’investissement personnalisée pour réaliser différents objectifs de vie.

En fonction de ses connaissances financières, fiscales et juridiques, il est potentiellement possible de réaliser un bilan patrimonial seul, mais l’essence de cet exercice est de prendre de la hauteur en faisant intervenir un regard externe.

C’est notamment l’occasion de : 

  • Mieux comprendre sa situation actuelle : en mettant souvent à plat des années de choix et décisions non coordonnées via une cartographie claire de son patrimoine.
  • Évaluer la pertinence de ses investissements actuels : à la fois en les comparant à une rentabilité de marché et en mettant en lumière d’éventuels risques sous-estimés.
  • Optimiser sa fiscalité et sa transmission : le bilan permet d’identifier les dispositifs fiscaux susceptibles de diminuer l’imposition ou les droits de succession.
  • Anticiper les risques et sa préparation face à différentes situations de la vie (arrivée d’un enfant, divorce, incapacité, décès, perte de revenu …)
  • Prioriser et arbitrer ses projets : le bilan patrimonial confronte les ressources aux ambitions et permet de prendre des décisions éclairées.
  • Prendre connaissance des dernières évolutions fiscales et réglementaires qui impacteraient sa situation.

Quand réaliser un bilan patrimonial ?

On réalise souvent un bilan patrimonial dans l’une des situations suivantes : 

  • En cas d’événement financier majeur : revente d’un bien immobilier ou d’une société, réception d’un héritage ou d’une donation…
  • En cas de changements familiaux : mariage ou PACS (choix du régime matrimonial), naissance d’un enfant (anticipation de la succession), divorce (partage des actifs …).
  • Lors d’une évolution professionnelle structurante : début d’un projet entrepreneurial, expatriation, départ à la retraite …
  • Lorsque l’on rencontre un conseiller patrimonial : le bilan sert souvent de point de départ pour le professionnel. 

De manière globale, un bilan patrimonial est pertinent pour amener des réponses dès que sa situation personnelle se complexifie ou devient incertaine.

A moins d’avoir réalisé un premier bilan récemment (et sans événements majeurs dans sa vie depuis), il n’existe pas vraiment de situation où un bilan patrimonial serait inutile. 

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Comment se déroule un bilan patrimonial ?

Comprendre les grandes étapes

Un bilan patrimonial global est un travail de fonds qui peut être découpé en plusieurs sujets : 

  1. Clarifier la situation familiale, matrimoniale et professionnelle : ce travail liminaire permet de personnaliser l’analyse et d’anticiper un certain nombre de risques.
  2. Audit patrimonial : faire le point sur l’ensemble des actifs, du passif et leur performance. Ce travail est souvent divisé en 3 parties : 
    • Le patrimoine financier avec une analyse des enveloppes d’investissement, des allocations de portefeuille et des frais.
    • Le patrimoine immobilier : ici la réflexion porte plus sur le rendement locatif réel, le taux d’endettement ou l'opportunité de faire évoluer la structure de détention des biens (nom propre, SCI …).
    • Le patrimoine professionnel : pour les entrepreneurs ou les professions libérales, une analyse sur l’optimisation de la rémunération du dirigeant et la détention de l’outil professionnel est souvent clé.
  1. Analyse du budget : permet à la fois d’établir la capacité d’investissement mais également la fiscalité et anticiper le passage à la retraite.
  2. Analyse successoral : elle démarre par le calcul des futurs droits de succession dûs en l’état puis explore différentes solutions afin d’optimiser ce montant.
  3. Recommandation : le bilan patrimonial se conclut toujours par un plan d’actions qui inclut des actions à prendre et une allocation d’actif cible.

Les termes bilan patrimonial et audit patrimonial sont généralement employés comme synonymes. Si l’on a besoin d’être très précis, on pourra éventuellement appliquer le terme “bilan” à la phase d’inventaire et “audit” à la phase d’analyse.

L’allocation d’actif désigne la répartition recommandée du patrimoine sous différentes classes d’actifs (actions, immobilier, supports sécurisés…) et ensuite par type de supports.

Liste non exhaustive des sujets abordés lors d’un bilan patrimonial

Comprendre la situation 

  • Familiale :
    • Quelle est la composition du foyer ?
    • Quel âge ont les enfants ? Qui sont les parents de chaque enfant (cas d’une famille recomposée, impact sur la succession) ?
    • Quelle est la situation des ascendants (pour anticiper des futurs sujets d’héritage ou de donation) ?
  • Matrimoniale :
    • Quel est le type d’union (mariage, PACS, concubinage) ?
    • Quel est le régime matrimonial en place ?
  • Profesionnelle : 
    • Les adultes du foyers sont-ils salariés, entrepreneurs, en profession libérale (impact sur le futur régime de retraite et le patrimoine professionnel) ?
    • Quelles sont les projections de carrière ?
  • Fiscale : 
    • Où se situe la (ou les) résidence(s) fiscale(s) ?
    • Quel est le taux marginal d’imposition du foyer ?
  • Prévoyance : 
    • Quelles dispositions juridiques ont déjà été prises (mandat de protection future, tiers administrateur, testament …) ?
    • Les polices de prévoyance fournies par l’employeur sont-elles suffisantes ou faut-il envisager de les compléter par une police individuelle ?

Audit patrimonial

  • Patrimoine financier : 
    • Quel est le portefeuille consolidé en prenant en compte tous les supports d’investissement ?
    • Quel est le niveau de frais supporté par chaque enveloppe / produit ? Comment l’évaluer par rapport à la norme du marché ?
    • Les enveloppes d’investissements utilisées sont-elles pertinentes et optimales ?
    • Quel est le niveau de liquidité global du portefeuille ? Quelle part peut-être mobilisée rapidement en cas d’imprévu ?
    • Quelle est la volatilité attendue du portefeuille ? Comment l’allocation actuelle se comporterait-elle dans un scénario économique défavorable ?
    • Le portefeuille est-il diversifié ou concentré ?
  • Patrimoine immobilier : 
    • Quel est la rentabilité réelle des différents investissements locatifs ?
    • Quelles sont les possibilités offertes par la capacité d’endettement actuelle ?
    • Peut-on structurer le patrimoine différemment pour réduire la fiscalité sur l’immobilier ?
    • Faut-il réaliser des arbitrages dans le portefeuille immobilier ?
  • Patrimoine professionnel : 
    • La rémunération du dirigeant est-elle optimisée ?
    • Comment anticiper la cession ou la transmission de l’entreprise pour minimiser la fiscalité (Pacte Dutreil, apport-cession …)
  • Les passifs : 
    • Faut-il faire racheter les crédits immobiliers ?
    • L’assurance crédit peut-elle être optimisée ?
    • L’ensemble du passif a-t-il bien été pris en compte (dettes professionnelles, cautions émises …) ?

Analyse budgétaire 

  • Quels sont les revenus et charges récurrentes du foyer ? Quelle est la capacité d’épargne ?
  • Quelles sont les anticipations pour le futur des revenus et des charges en fonction des projets ?
  • Faut-il anticiper des revenus exceptionnels dans le futur (héritage, donations, vente d’un bien ou d’une société) ?

Analyse de la succession 

  • Quelle serait la situation du conjoint survivant en cas de décès ?
  • Les possibilités de donation de son vivant ont-elles bien été exploitées ?
  • Comment éviter des situations de blocage ou de conflits entre héritiers suite au décès ?
  • Comment optimiser le montant des droits de succession à payer ?

Objectifs patrimoniaux :

  • Quels sont les objectifs que l’on souhaite atteindre et à quel horizon ?
  • Quels sont les sujets importants que l’on a pas anticipés ?

Quels sont les documents à rassembler en amont d’un bilan patrimonial ?

Afin de dresser un inventaire complet, on s’appuie généralement sur

  • Les derniers relevés de compte pour tous les comptes bancaires et comptes d’épargne (Livret A, LDDS, compte à terme, livrets bancaires …)
  • Les derniers reportings ou relevés de situation des fonds et contrats d’investissement (PEA, assurance-vie, PER, SCPI, private equity, positions en cryptomonnaies …)
  • Les tableaux d’amortissement des crédits en cours.
  • Les statuts et documents relatifs aux sociétés détenues (pour les entrepreneurs mais également les éventuelles parts de SCI ou holding patrimoniales).

Comment calculer et valoriser son patrimoine ?

Actif brut, passif, patrimoine net : comprendre les termes utilisés

L’actif brut désigne simplement la valeur du patrimoine avant déduction des dettes. 

Pour le calculer, il suffit d’additionner la valeur des biens en date du jour (pas à leur valeur d’acquisition).

Le passif correspond à la somme des crédits restants à rembourser. Ce montant est aussi couramment appelé le crédit restant dû. Cette information se trouve simplement sur le tableau d’amortissement où depuis l’espace en ligne de l’organisme de crédit.

Le patrimoine net est simplement à l’actif brut moins le passif.

La notion d’actif net (sous entendu net du passif) est synonyme de patrimoine net.

Comment valoriser ses actifs dans un bilan patrimonial ?

Pour obtenir une vision fidèle du patrimoine, les actifs doivent être estimés à leur valeur de marché actuelle (synonyme : leur valeur vénale) et non à leur prix d'acquisition historique.

La première étape est de définir une date de valeur commune afin de garder une cohérence dans les calculs, et de pouvoir les vérifier a posteriori si besoin.

Voici comment procéder ensuite pour chaque type d’actif :

1. Les liquidités et l'épargne bancaire

C’est la partie la plus simple. Il suffit de reporter le solde figurant sur les relevés à la date choisie pour le bilan (comptes courants, livrets A, LDDS, livrets boostés). 

Si l’on veut être très précis, il faut penser à  inclure les intérêts courus mais pas encore versés.

2. Les enveloppes d'investissement (CTO, PEA, Assurance-Vie, PER)

Leur valeur de marché est disponible en temps réel via l’interface de gestion ou le dernier relevé de situation.

Attention, pour les supports investis sur les marchés (PEA, CTO, Unités de Compte au sein d’une assurance-vie ou d’un PER), la valeur évolue tous les jours en fonction des marchés financiers. 

Par soucis de cohérence, on voudra utiliser une date commune pour toutes les enveloppes.

3. La pierre-papier (SCPI)

Contrairement aux actions, la valeur d'une SCPI ne fluctue pas chaque seconde, mais elle peut évoluer chaque trimestre.

La valorisation de parts de SCPI s’effectue en multipliant le nombre de parts détenues par la dernière valeur de retrait connue (et non la valeur de souscription).

La valeur de retrait correspond à ce que l’investisseur touchera réellement en vendant ses parts (elle déduit les éventuels frais de souscription, souvent compris entre 8 % et 12 %). Cette information se trouve dans le dernier bulletin trimestriel d'information.

4. Fonds d’investissement non-coté (private equity, dette privée …)

Il faut se référer à la dernière Valeur Liquidative (VL) connue puis la multiplier par le nombre de parts détenues.

Ces VL sont généralement publiées de manière semestrielle ou trimestrielle ; en gardant à l'esprit qu'il s'agit d'une valeur "théorique" qui est susceptible d’évoluer jusqu’à au moment de la revente des actifs.

5. L'immobilier physique

C’est un exercice plus complexe car il comporte une part de subjectivité. Pour limiter les erreurs on peut se référer à :

  • Une base de référence comme la base DVF (Demande de Valeur Foncière) ou l'outil "Patrim" de l'administration fiscale pour consulter les prix réels des ventes récentes dans une rue.
  • Une estimation via des simulateurs en ligne, des prix moyens au m2 ou, idéalement, solliciter l'avis d'un agent immobilier ou d'un notaire pour affiner la valeur selon l'état du bien (travaux, DPE, exposition).

6. Le patrimoine professionnel 

La valorisation du patrimoine professionnel constitue souvent l’exercice le plus délicat du bilan, car il s'agit d'estimer un actif souvent unique pour lequel il n’existe pas vraiment de référence de marché. 

Afin de déterminer la valeur d’une société en cas de revente, on combine généralement plusieurs méthodes : 

  • Une approche par la rentabilité (capitalisation des bénéfices ou flux de trésorerie futurs)
  • Une approche par les comparables de marché
  • Une évaluation des actifs immatériels (fonds de commerce, brevets, clientèle).

Questions courantes sur la valorisation du patrimoine

Faut-il intégrer la fiscalité latente dans le calcul ?

Pour une vision globale de la surface financière ou pour des sujets civils (succession, partage), on raisonne par défaut brut de fiscalité. C'est la valeur de marché qui sert de base légale. 

En revanche, dès lors que l’on entre dans une logique d'arbitrage ou de réorganisation, ignorer la fiscalité latente devient une erreur.

Par exemple, pour évaluer une capacité de réinvestissement réel, il faut calculer le montant "net dans sa poche" après impôts et prélèvements sociaux sur la plus-value.

Il faut aussi tenir compte du mode de détention : des actifs détenus via une enveloppe capitalisante (assurance-vie, PEA, PER) permettent d’arbitrer sans frottement fiscal si aucun retrait n’est effectué.

Lire aussi : Quelle enveloppe fiscale choisir ?

Faut-il intégrer sa voiture ou le contenu de sa maison (meuble par meuble) dans son bilan patrimonial ?

Même si ces actifs ont une valeur de revente, ils se déprécient rapidement et en pratique on ne les intègre pas dans l’actif brut, où alors sous forme d’une estimation forfaitaire (par exemple : 5 % de la valeur de l’habitation).

On peut néanmoins en tenir compte si : 

  • On parle de véhicules de luxe ou de biens d’exception (œuvres d’art, bijoux …)
  • Ces actifs ont été financés par une dette (qui apparaîtra dans le passif).

On peut utiliser la règle suivante : si une voiture (ou n’importe quel autre véhicule) vaut plus de 5 % du patrimoine total ou si elle est financée par un crédit encore en cours, il est pertinent de l’intégrer.

Quelles erreurs éviter lors du calcul du patrimoine net ?

  1. Le manque de cohérence temporelle : utiliser des dates de valorisation différentes (ex: prix de l'immobilier d'il y a 3 ans face à un solde bancaire d'hier) aboutira à une mauvaise évaluation de l’actif.
  2. Le biais de valorisation : se baser sur le prix d'achat (affectif) plutôt que sur la valeur vénale (prix de marché actuel) ou oublier de décôter les biens d'usage (voitures, bateaux).
  3. La mauvaise lecture juridique : comptabiliser 100 % de la valeur d'un bien sans tenir compte d'une situation d'indivision ou d'un démembrement (nue-propriété / usufruit).
  4. L'omission du patrimoine professionnel liquide : par exemple oublier les comptes courants d'associés, qui sont pourtant des créances personnelles immédiatement mobilisables, distinctes de la valeur des parts sociales.
  5. La confusion entre brut et net : ne pas soustraire systématiquement le capital restant dû des emprunts pour chaque actif financé à crédit.

Comment analyser la structure de son patrimoine ?

Comment lire la répartition de son patrimoine par classes d’actif ?

Le bilan va permettre de classifier les biens possédés en grandes familles appelées classes d’actifs :

  • Immobilier (physique ou pierre-papier)
  • Actions (titres d’entreprises)
  • Obligations (titres de dette)
  • Marchés privés (private equity, dette privée …)
  • Monétaire (cash/livrets)
  • Actifs tangibles (or, art …).

Chaque classe d’actif comporte un niveau de risque, de liquidité et de rendement potentiel qui lui est propre.

La répartition d’un patrimoine par classe d’actifs renseigne donc directement sur son comportement attendu dans le futur : 

  • Sa valorisation est-elle susceptible d’évoluer rapidement de 5, 10 ou 30 % à la baisse comme à la hausse ?
  • Quelle est l’évolution attendue du patrimoine d’ici 10, 15 ou 20 ans sur la base des taux de rendement historique ?
  • Dans quelle mesure le patrimoine peut-il être revendu pour faire face à un imprévu.

L’allocation du patrimoine par classe d’actifs doit donc correspondre à la fois à la tolérance au risque et l’horizon d’investissement (lui-même lié aux objectifs).

Comment analyser la diversification (ou la concentration) d’un patrimoine ?

Un patrimoine diversifié connaît des variations moins importantes dans le temps, notamment en cas de crise économique ou financière.

On mesure la diversification sur 3 axes principaux : 

  • Par classe d’actifs : les classes d’actifs sont basés sur des moteurs de performance (résultat des entreprises, taux d’intérêt, loyers …) soumis à des cycles et des risques différents.
  • Par exposition géographique : mes biens immobiliers sont-ils dans une seule ville ? Mon portefeuille boursier est-il plutôt exposé à l’Europe, aux Etats-Unis ou aux pays émergents ?
  • Par exposition sectorielle : via la Bourse suis-je plus exposé aux valeurs technologiques, bancaires, pétrolières ? Mon patrimoine immobilier est-il uniquement résidentiel ou comporte il aussi une exposition à l’immobilier tertiaire (bureaux, hôtels, logistique, santé …).

On peut aussi réfléchir à 2 autres niveaux de diversification : 

  • Par gérant : quelle part de mon patrimoine dépend d’un seul gestionnaire (mandat de gestion ou société de gestion dans le cas d’un fonds) ?
  • Par émetteur : mon patrimoine est-il détenu dans une seule banque, courtier ou assureur ?

L’idée centrale est de lutter autant que possible contre la concentration du patrimoine afin de le rendre le plus insensible possible à un événement ou une crise isolée.

Pour aller plus loin : Comment répartir et diversifier son épargne ?

Comment analyser la liquidité de son patrimoine ?

Il ne s'agit pas seulement de pouvoir vendre, mais de pouvoir le faire au juste prix quand on en a besoin.

On peut distinguer 4 grands types de liquidité : 

  • Liquidité immédiate : disponibilité instantanée via les comptes courants, livrets ou fonds monétaires. Indispensable pour l'imprévu, mais peu rentable sur le long terme.
  • Liquidité de marché (actions/valeurs mobilières) : la revente est possible en quelques heures (dans le cadre d’un CTO), mais avec une incertitude sur la valeur. La liquidité est réelle, mais le risque de perte en capital est élevé si l’on est forcé de vendre durant une baisse des marchés.
  • Liquidité “administrative” (exemple : assurance-vie) : il est possible de sortir à tout moment, mais le délai de retrait (rachat) prend généralement 1 à 2 semaines.
  • Actifs illiquides (immobilier, private equity…) : la sortie se compte en mois ou en années et dépend de l’existence d’un acheteur en face.

Un patrimoine doit permettre de mobiliser une poche de secours en 15 jours maximum sans avoir à brader ses actifs détenus dans une perspective de long terme.

Comment intégrer différents horizons d’investissements ?

Il est utile de raisonner en terme de “poches” qui vont chacune correspondre à un horizon d’investissement précis, par exemple : 

  • Constituer une épargne de précaution correspondant à 6 mois de salaire dès que possible.
  • Financer l’école de commerce de sa fille dans 5 ans (60 000 € sur 3 ans, plus le coût de sa vie étudiante).
  • Assurer un complément de revenu de 800 € par mois à partir du départ à la retraite en 2038.

L’horizon d’investissement de chaque poche est une donnée indispensable pour définir l’allocation d’actif et l’enveloppe adaptée.

Comment analyser l’exposition du patrimoine aux risques ?

Il s’agit ici d’anticiper l’impact que peut avoir un événement sur son patrimoine. Le risque n’est jamais unique et toujours multidimensionnel : 

  • Risque de marché : baisse de la valeur de certains actifs suite à une crise économique.
  • Risque de crédit : défaut de l’émetteur derrière des obligations avec potentiellement un défaut partiel ou total derrière.
  • Risque de taux : une évolution dans les taux d’intérêt de marché entraîne une revalorisation à la baisse de ses actifs obligataires ou immobiliers.
  • Risque de change : si l’on est investi dans des actions, des obligations ou des biens immobiliers hors de la zone Euro. Si la valeur de l’euro baisse face à la monnaie étrangère, une perte est possible même avec une valeur faciale stable de l’actif.
  • Risque immobilier : vacance locative, travaux imprévus, baisse des prix du marché local, impact d’un changement de réglementation (DPE trop faibles par exemple).
  • Risque de liquidité : impossibilité de vendre un bien au moment où l’on en a besoin.

L'analyse ne consiste pas à éviter tous les risques, ce serait impossible, mais à identifier ceux auxquels on est réellement exposé selon la structure de son patrimoine. 

Une fois ces risques cartographiés, il faut évaluer leur probabilité et leur impact potentiel sur ses projets de vie. 

Si l’on juge un risque inacceptable, ou s'il dépasse sa capacité émotionnelle et financière à encaisser une perte, le bilan doit alors déboucher sur un arbitrage (vente ou réorganisation).

Comment analyser les frais et leur impact sur la performance ?

Les frais sont le seul élément de la performance qu’un investisseur peut réellement maîtriser. 

Le bilan patrimonial est l’occasion idéale d'identifier les zones de frottement et d'arbitrer vers des solutions plus compétitives.

L'optimisation repose principalement sur deux leviers :

  • Le choix de l'enveloppe (le contenant) : si un patrimoine financier est logé dans un réseau bancaire traditionnel, il est souvent soumis à des frais de versement, d'arbitrage ou de sortie. En basculant vers des offres en ligne, on peut supprimer ces frais et bénéficier de frais de gestion annuels bien plus compétitifs.
  • Le choix des supports (le contenu) : au sein des assurances-vie et des PER, les unités de compte (UC) classiques (OPCVM) cachent souvent des frais de gestion internes élevés. L'utilisation des ETF (trackers) sur les marchés cotés permet de diviser ces frais par 5 ou 10, tout en offrant une performance souvent supérieure sur le long terme.

Sur un horizon de 20 ans, une réduction de seulement 1 % de frais annuels peut augmenter le capital final de près de 20 % grâce à l'effet des intérêts composés. C’est l’arbitrage le plus simple et le plus efficace pour booster son patrimoine.

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Comment analyser ses flux et son équilibre financier ?

L'analyse des flux consiste à confronter ses revenus (salaires, revenus fonciers, dividendes) à ses charges (fixes et variables).

Comment estimer sa capacité d’investissement mensuelle ?

Il s’agit simplement des revenus mensuels moins les dépenses. 

Pour définir plus finement sa propre capacité d’investissement, il faut établir un budget réparti en 3 catégories :

  • Les dépenses imposées: logement, alimentation, transports, fiscalité …
  • Les dépenses “plaisir” : loisirs, voyages, restaurant …
  • L’épargne théorique (= la capacité d’investissement) : il s’agit de la part des revenus que l’on peut investir.

Une fois le budget établi, on peut procéder de 2 façons

Déduire son “budget d’épargne” de ses autres dépenses

Concrètement, il s’agit d’épargner ce qu’il reste à la fin du mois une fois toutes les dépenses effectuées.

On considère généralement qu'il est pertinent d’épargner 15 % à 30 % de ses revenus. En moyenne, les français épargnent 18,2 % de leurs revenus disponibles. 

Si l’on juge sa capacité d’épargne “implicite” trop faible (car elle nous insécurise ou ne nous permet pas d’atteindre nos objectifs de vie) alors il faut réfléchir à réviser son budget : en augmentant ses revenus si on le peut ou en diminuant ses dépenses plaisir.

Définir son budget d’épargne à partir d’un objectif et d’un horizon de temps 

L’idée est de construire son budget non pas autour de ses dépenses mais de ses objectifs patrimoniaux.

Par exemple, si l’on a pour objectif de réunir 300 000 € de patrimoine dans 15 ans en supposant un rendement de 8 % par an alors un simulateur d’intérêt composé indiquera que l’on doit épargner 883 € par mois à partir d’aujourd’hui.

On peut ensuite ajuster ses dépenses “plaisirs”, voire réduire ses dépenses imposées pour atteindre le montant d’épargne mensuel nécessaire. 

Comment dimensionner son épargne de précaution ?

L'épargne de précaution doit pouvoir couvrir le reste à charge d'un gros imprévu (chaudière, voiture, perte d'emploi) sans toucher aux placements de long terme.

En règle général on recommande : 

  • Pour un salarié en CDI ou un fonctionnaire : 3 mois de dépenses courantes.
  • Pour un indépendant ou un chef d'entreprise : 6 à 12 mois de dépenses courantes.

La notion d’épargne de précaution a une importante composante psychologique et sert aussi à se rassurer. Le bon niveau d’épargne de précaution c’est d’abord celui qui permet de bien dormir la nuit.

Pour aller plus loin : combien avoir de côté à 30 ans, à 40 ans, à 50 ans, à 60 ans.

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Comment définir ses objectifs patrimoniaux

Les objectifs patrimoniaux désignent les buts précis que l’on souhaite atteindre avec son argent, ses biens immobiliers ou ses investissements.

Afin de les définir on peut procéder en 3 étapes : 

  1. Partir de ses objectifs de vie. Le patrimoine n’est pas un but en soi mais un moyen d’atteindre un but.
  2. Définir pour chaque objectif un chiffre précis qui représente l’atteinte de l’objectif.
  3. Définir une date à laquelle chaque objectif doit être atteint.

Definir ses objectifs patrimoniaux

1 Identifier ses objectifs de vie
2 Chiffrer chaque objectif
3 Dater chaque objectif
Protection
Developpement
Avenir
Transmission
Hierarchiser les objectifs
Traduire en contraintes d'investissement

Les objectifs sont bien sûr personnels, mais on peut être guidé dans sa démarche par les objectifs les plus courants en fonction des différentes phases de vie

Les 4 grandes catégories d’objectif patrimoniaux

1. La protection et la sécurité

Il s’agit du besoin le plus basique et universel : mettre ses proches et sa personne à l’abri des aléas de la vie. 

Celà passe notamment par : 

  • Créer une épargne de précaution : avoir des liquidités disponibles pour les imprévus.
  • Protéger son conjoint : s'assurer qu'en cas de décès, son partenaire (et ses éventuels enfants) garde le même niveau de vie.
  • Acheter sa résidence principale si c’est son souhait.

2. Le développement et la valorisation

Ici, l'idée est de faire fructifier ce que l'on possède déjà.

  • Se constituer un capital : partir de zéro (ou peu) pour atteindre une somme cible.
  • Rechercher de la performance : accepter une part de risque pour battre l'inflation et faire grossir son patrimoine sur le long terme.
  • Optimiser la fiscalité : réduire ses impôts (impôt sur le revenu, IFI) via des dispositifs légaux.

3. Préparer l’avenir

C'est le passage de la phase de "capitalisation" à la phase de "consommation".

  • Préparer la retraite : compenser la baisse de revenus professionnels pour maintenir son train de vie.
  • Générer des revenus complémentaires : utiliser des loyers ou des dividendes pour arrondir ses fins de mois.
  • Assurer l'avenir des enfants : financer leurs études ou les aider pour leur premier achat immobilier.

Lire aussi : Préparer sa retraite à 40 ans : Comment faire, meilleures stratégies ...

4. Transmettre son patrimoine

C’est l’étape finale : organiser le passage à la génération suivante.

  • Anticiper la succession : réduire les droits de mutation pour que les héritiers reçoivent le maximum possible.
  • Transmettre une entreprise : organiser la continuité d'une activité professionnelle.

Lire aussi : Transmission de patrimoine : Préparer, optimiser et la réaliser

Comment hiérarchiser ses objectifs ?

Les 4 catégories évoquées précédemment sont déjà classées par ordre de priorité, de la plus essentielle à la moins critique : 

  1. La sécurité
  2. L’accumulation
  3. Préparer l’avenir
  4. La transmission

Un deuxième axe pour hiérarchiser consiste à classer ses objectifs suivant leur échéance : plus le projet est proche, plus il doit être prioritaire.

Pour un jeune couple par exemple, constituer un apport pour sa résidence principale est souvent plus urgent que d’épargner pour les études des enfants et a fortiori pour la retraite.

Comment traduire ses objectifs en contraintes d’investissement ?

Une fois l’objectif défini, chiffré et daté, on peut naturellement en déduire les contraintes liées :

  • Besoin de liquidité : si l'objectif est à court terme, l'argent doit rester disponible (livrets, fonds euros). Si l'objectif est la retraite dans 20 ans, on peut accepter des enveloppes ou des placements dont la sortie se définit en mois (SCPI) ou en années (PER, private equity …).
  • Niveau de risque souhaité : comment placer le curseur entre la recherche de performance et la protection du capital ? Un objectif crucial à court terme interdit toute prise de risque sur le capital. À l'inverse, un horizon long terme rend pertinent de s’exposer à des actifs plus risqués puisqu’on sait qu’on va pouvoir lisser les phases de hausse et de baisse.
  • Enveloppe fiscale optimisée : certaines enveloppes fiscales nécessitent plusieurs années de détention pour profiter d’avantages fiscaux, elles sont donc surtout destinées à remplir des objectifs à moyen ou long terme.

Un bilan patrimonial est aussi l’occasion de mettre en lumière des incohérences entre ses objectifs et les contraintes propres à sa situation.

Par exemple, un objectif ambitieux comme se constituer une rente de 3 000 € par mois nette d’impôt ne peut pas aller de pair avec une tolérance au risque faible et un horizon court. 

Il faudra alors soit augmenter sa capacité d’investissement, soit revoir l’objectif à la baisse.

Comment déterminer son profil d’investisseur dans le cadre d’un bilan patrimonial ?

Le profil d’investisseur peut-faire référence à plusieurs choses : 

  • Généralement on parle de la tolérance au risque : dans quelle mesure on accepte psychologiquement des variations sur son patrimoine.
  • Mais on pourrait aussi penser le profil en termes d’expérience ou d’appétence pour l’investissement en général : souhaite-on gérer soi-même ses investissements ou les déléguer à un professionnel ?

Comprendre concrètement le risque en investissement

Il faut intégrer au préalable deux idées majeures :

  • Tout avantage a un coût (“there is no free lunch” : il n’y a pas de repas gratuit) : pour obtenir plus de rendement, il faut nécessairement s’exposer à plus de risque. Si on se limite à des produits sécurisés, le rendement sera forcément modéré.
  • La performance est liée à la volatilité : les actifs les plus performants sont aussi les plus volatils, c’est-à-dire les plus susceptibles de connaître une forte baisse pendant plusieurs mois ou années.

Cette deuxième idée peut sembler contre-intuitive (“les actifs les plus performants sont aussi les plus susceptibles de baisser”) tant qu’on ne réfléchit pas en termes de cycle (alternance d’expansion et de recul).

Sur un horizon de temps long (8 ans au minimum), les phases de hausse ont statistiquement de fortes probabilités de compenser les baisses. 

Comme ces phases sont imprévisibles, investir en actions à 2 ans est peu pertinent, alors que sur 10 ans, la probabilité que les hausses compensent nettement les baisses est élevée.

Intégrer la psychologie à sa démarche d’investissement

La tolérance au risque est une donnée subjective. Il est crucial d’anticiper sa réaction si son patrimoine subissait une variation de -10, -20 ou même -50 %. 

  • Le piège du profil "prudent" qui s'ignore : en période de hausse, on peut se sentir à l'aise avec une allocation dynamique sans réaliser l'impact psychologique d'une baisse réelle.
  • Le test du pire scénario : est-ce que l’on dormirait encore bien si notre patrimoine avait chuté subitement de -20 % ?
  • L'effet d'échelle : ne pas oublier pas qu'une variation de -10 % n'a pas le même impact concret sur un patrimoine de 25 000 € que sur 800 000 € : on parle de 2 500 € dans un cas et de 80 000 € dans l’autre.

Relier horizon d’investissement, risque et allocation

L’allocation d’actifs désigne la répartition du patrimoine (actions, obligations, immobilier, etc.). Elle est d’abord encadrée par l’horizon de temps :

Horizon de temps Niveau de risque Allocation type (illustration)
Court terme (< 2 ans) Faible 100% fonds euros, livrets, monétaire
Moyen terme (2 - 8 ans) Modéré Mix 50/50 actions et obligations / immobilier
Long terme (+ 10 ans) Élevé Majorité d'actions (ETF), private equity

A court terme, investir sur des actifs risqués fait peu de sens, même pour des investisseurs qui acceptent le risque, car on a forcément besoin d’une visibilité sur la valeur future de son patrimoine.

A plus long terme, des allocations plus dynamiques (et donc plus risquées) deviennent pertinentes mais à condition qu’elles soient alignées avec son profil de risque.

Mais même sur des horizons longs (8 ans et plus), il n’y a pas de "bon" niveau de risque, tout dépend de sa capacité à s’accommoder de la volatilité.

Comment intégrer la fiscalité dans un bilan patrimonial en France ?

Comment analyser sa tranche marginale d’imposition et sa fiscalité globale ?

L’analyse de la fiscalité commence par la compréhension de la Tranche Marginale d'Imposition (TMI)

Contrairement au taux moyen, la TMI correspond à l'impôt payé sur le dernier euro gagné. En France, elle peut aller de 0 % à 45 %.

C'est elle qui détermine l'efficacité d'un nouvel investissement ou d'une déduction fiscale.

Lire aussi : Taux marginal d’imposition (TMI) : Définition et Calcul 

Comment intégrer la fiscalité des placements financiers ?

Deux systèmes cohabitent pour les revenus de capitaux mobiliers (intérêts, dividendes) et les plus-values :

  • Le PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique) : un taux unique de 31,4% (12,8% d'impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux). C'est la règle par défaut, mais il existe depuis 2026 des exceptions avec un taux de 30 % (revenus issus d’assurance-vie notamment).
  • L'option au barème : imposition au TMI + 18,6 % au titre des prélèvements sociaux. Peut-être intéressant pour des individus faiblement fiscalisés ou pour bénéficier de certains dispositifs (ex : abattement sur les dividendes).
  • Gestion des pertes : les moins-values sont reportables pendant 10 ans et viennent s'imputer uniquement sur des plus-values de même nature.

Comment intégrer la fiscalité de l'immobilier ?

C'est souvent le poste le plus lourd fiscalement. On distingue :

  • Les revenus locatifs : schématique la fiscalité correspond au TMI + les prélèvements sociaux (17,2 % ou 18,6 %) avec différents régimes possibles pour déduire certaines charges ou profiter d’abattements.
  • Les plus-values immobilières : exonération totale pour la résidence principale. Pour le reste, un système d'abattement pour durée de détention s'applique, menant à une exonération d'impôt après 22 ans et de prélèvements sociaux après 30 ans.

Au-delà d’un patrimoine immobilier net de 1,3 million d’€, il faut aussi tenir compte de l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) avec des taux entre 0,5 % et 1,5 % (assis sur la valeur du patrimoine, pas les revenus).

Lire aussi : Réduction IFI : 11 moyens de le diminuer 

Un bilan patrimonial permet-il d’améliorer sa fiscalité à long terme ?

Le bilan permet d’identifier certains leviers pour réduire la fiscalité, notamment via : 

  • Une réflexion sur les enveloppes d’investissement (assurance-vie, PER, PEA …) afin d’optimiser la fiscalité sur la plus-value des investissements en cours ainsi que l’impôt sur le revenu immédiat via le PER.
  • Une réflexion sur la structure du patrimoine immobilier : location nue ou LMNP ? Détention en direct ou à travers une SCI ? Si l’on souhaite revendre un bien, quel est le cadre optimal pour le faire ?
  • Une réflexion sur la rémunération du dirigeant dans le cas d’un entrepreneur (arbitrages entre salaires et dividendes, utilisation d’une holding patrimoniale …).

Comment intégrer la retraite dans un bilan patrimonial ?

Comment estimer ses droits à la retraite ?

Si l’on a effectué sa carrière en France, on peut simuler le montant de sa future pension en fonction de l’âge de départ sur la plateforme officielle Info-Retraite.

En règle générale, plus le revenu professionnel est élevé pendant la vie active, plus le taux de récupération (le rapport entre la pension et le dernier salaire) est faible. 

Pour les cadres il faut souvent s’attendre à une chute de revenu de l’ordre de -30 % à -50 %.

Comment estimer son besoin de revenus à la retraite ?

À la retraite, le budget mensuel évolue sensiblement par rapport à la vie active : 

  • Le crédit immobilier est souvent remboursé
  • Les enfants sont généralement autonomes financièrement
  • On n’a plus forcément besoin d’épargner.
  • L’imposition baisse si les revenus baissent aussi.

Sur le papier, il serait aussi légitime de prendre une hypothèse d’inflation, a fortiori si l’on est encore jeune. Mais historiquement les retraites en France sont revalorisées pour tenir compte de l’inflation ; même si il n’est pas garanti que cet état de fait sera vrai dans le futur.

Avec l’allongement de l’espérance de vie, la question de la dépendance en fin de vie (aménagement du foyer, aide à domicile, EPHAD …) est aussi à prendre en compte.

Quels outils utiliser pour compléter sa retraite ?

Certaines enveloppes fiscales ou mode d’investissement sont particulièrement adaptés pour préparer sa retraite : 

  • Le Plan d’Epargne Retraite (PER) a été conçu dans cet objectif. Il permet de déduire ses versements de son revenu fiscal et permet donc d’augmenter sa capacité d’épargne.
  • Le PEA permet de constituer un capital investi en action avec une fiscalité très avantageuse à la sortie (18,6 % de prélèvements sociaux uniquement). Cette enveloppe est idéalement liquidée peu avant la retraite afin d’en réinvestir le produit vers des actifs qui versent un revenu régulier.
  • L’assurance-vie au bout de 8 ans permet d’effectuer chaque année des rachats sans impôt sur le revenu (dans la limite de l’abattement) qui peuvent compléter les revenus. Il s’agit aussi d’une enveloppe très pertinente pour préparer la transmission.
  • Des outils comme l’investissement en SCPI en nue-propriété à quelques années de la retraite peut également être très puissant pour préparer une rente.

Les classes d’actifs qui reversent des revenus réguliers

  • L’immobilier : biens locatifs en direct mais aussi des SCPI (pierre-papier) ou même des foncières cotées.
  • Les obligations : elles peuvent être d’état ou d’entreprise
  • La dette privée
  • Certaines actions qui reversent des dividendes réguliers.

Quand l’on cherche à constituer un complément de revenu pour la retraite, c’est moins le rendement promis qui est important que la stabilité du versement

  • A quelle fréquence est-il versé : mensuelle, trimestrielle ou annuelle ?
  • Dans quelle mesure le versement est-il susceptible de varier ou d’être suspendu ?

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Comment intégrer la transmission dans un bilan patrimonial ?

Comment fixer des objectifs de transmission ?

La transmission ne s'improvise pas, elle se définit selon ses priorités :

  • Maintenir le cadre de vie du conjoint survivant : s'assurer qu'il puisse rester dans le logement familial et conserver ses revenus.
  • Équilibrer le partage entre les enfants : éviter les situations d'indivision conflictuelles.
  • Optimiser la fiscalité : utiliser les abattements légaux pour transmettre le maximum de capital net d'impôts.
  • Anticiper la transmission d'un outil de travail : protéger la pérennité d'une entreprise.

Quels éléments du bilan patrimonial influencent la succession ?

  • Le régime matrimonial : il va déterminer quelle part du patrimoine reste sous le contrôle du conjoint survivant et celui des enfants. Dans le cas d’un mariage sous la séparation des biens, il est important de réfléchir à comment préserver le cadre de vie de son conjoint (notamment son maintien dans sa résidence principale qui pourrait devenir la propriété des enfants).
  • Les donations passées : elles sont "rapportables" à la succession. Il faut vérifier si les abattements de 100 000 € (par parent et par enfant tous les 15 ans) ont déjà été utilisés.
  • L'assurance-vie : elle permet de transmettre jusqu'à 152 500 € par bénéficiaire sans droits de succession, à condition que les versements soient faits avant 70 ans. Néanmoins la clause bénéficiaire doit être rédigée avec précision.
  • Le démembrement de propriété : cet outil juridique très puissant permet de réduire sensiblement l’assiette des donations effectuées du vivant.
  • La détention via SCI ou autres sociétés : la détention d’un patrimoine immobilier via une SCI facilite la transmission de parts (plus simples à diviser qu'un immeuble).
  • Les actifs professionnels : bien anticipée, la pression fiscale sur la cession ou la transmission d’une société peut être considérablement réduite.

Comment réduire les frictions successorales et les risques familiaux ?

Comment s’assurer que ses héritiers pourront régler les droits de succession ?

Si l’on lègue un patrimoine conséquent à ses héritiers, ces derniers pourront être redevables de droits de succession importants même après application des abattements légaux (100 000 € par parents et par enfants).

Des enfants qui héritent d’un patrimoine immobilier important peuvent donc se retrouver dans une position délicate puisqu’en France, le délai de principe pour déposer la déclaration de succession et régler les droits de mutation est de 6 mois à compter du jour du décès.

Le meilleur moyen de régler cette situation est d’anticiper au maximum la transmission de son patrimoine de son vivant : 

  • Permet de bénéficier plusieurs fois de l’abattement de 100 000 € par parent et par enfant à condition d’effectuer une donation au moins 15 ans avant le décès.
  • Possible de donner uniquement la nue-propriété d’un actif : les droits de mutations sont donc payés sur une fraction de la valeur (dépend de l’âge du donateur) et le donataire récupère la pleine propriété au moment du décès sans fiscalité supplémentaire.
  • Le donateur peut prendre à sa charge les droits de succession dans le cadre d’une donation sans que ces droits entrent dans le calcul de la donation. Celà permet d’optimiser le net en poche pour les donataires.

Outil gratuit pour vous : Simulateur droits de succession : Calcul, frais, barème, abattement, …

Comment éviter des conflits entre héritiers lors de la succession ?

Il s’agit malheureusement d’une situation courante, en cas de conflit sur la répartition mais aussi plus prosaïquement car, par défaut, les héritiers héritent des biens (notamment immobiliers) en indivision et doivent ensuite prendre chaque décision à l’unanimité.

Il existe plusieurs outils juridiques pour “régler” sa succession de son vivant :

  • La donation-partage : contrairement à la donation simple, elle fige la valeur des biens au jour de la donation, évitant les tensions lors du partage final si un bien a pris plus de valeur qu'un autre.
  • Loger son immobilier en SCI : les statuts permettent une grande flexibilité pour organiser la gouvernance et définir des règles quant à l’usage des futurs des biens (notamment les conditions pour les revendre). 
  • Le testament : permet d’organiser en avance la répartition des biens (dans la limite de la réserve héréditaire : chaque enfant doit recevoir une part minimale de l’actif successoral).
  • La clause bénéficiaire de l’assurance-vie : bien rédigée, elle permet une grande liberté dans l’attribution de chaque contrat.

Comment intégrer l’endettement dans un bilan patrimonial ?

Comment mesurer son niveau d’endettement et sa soutenabilité ?

Avant d'emprunter, il faut analyser sa "santé financière" via deux indicateurs clés :

  • Le taux d’endettement : il s’agit du rapport entre les charges de remboursement et les revenus bruts. En France, la norme du HCSF le limite généralement à 35 %.
  • Le reste à vivre : c’est l’indicateur le plus important pour la banque. Une fois le crédit payé, ce qu'il reste doit couvrir les charges de vie courante de manière confortable.

Faut-il rembourser un crédit ou investir ?

En termes purement financiers, cet arbitrage dépend du coût de la dette et du rendement de l'épargne.

  • Si le taux du crédit < rendement net des placements : il serait logique de conserver le crédit. L’investisseur gagne de l'argent sur la différence (effet de levier positif).
  • Si le taux du crédit > rendement net des placements : rembourser est mathématiquement plus rentable (c'est un placement "garanti" au taux du crédit).

Mais il faut aussi tenir compte de l’aspect psychologique : pour certains, l'absence de dette est une priorité pour la sérénité, même si c'est sous-optimal financièrement.

Quels risques surveiller quand on utilise l’endettement ?

L'effet de levier est une arme à double tranchant. Si le rendement de l'actif baisse ou si les taux montent, le levier peut mettre en péril une opération : 

  • Le risque de taux : si l’on emprunte à taux variable (rare en France), une hausse peut étrangler le budget.
  • Le risque de vacance locative ou d’impayé : en immobilier, l’échéance de crédit doit être honorée quelle que soit la situation du locataire.
  • Le risque de nantissement (appel de marge) : sur un crédit Lombard, si la bourse chute de 40 %, la banque peut demander d'ajouter du capital ou vendre des titres pour couvrir la dette.

Comment construire une stratégie d’investissement après un bilan patrimonial ?

Le bilan va d’abord permettre de savoir où l’on est et où l’on va. La stratégie d’investissement permet de définir comment on y va.

Elle s’appuie sur des critères clés qui sont déjà définis à ce stade : 

  • Les différents objectifs et leurs horizon d’investissements
  • Le profil d’investisseur : la tolérance psychologique à une perte temporaire couplée à la capacité financière à “encaisser” une baisse. Mais aussi ainsi les connaissances et l’envie de s’investir, ou non, dans la gestion.

Comment construire une poche de sécurité ?

La poche de sécurité doit offrir une garantie au capital (pas de pertes possibles) et une liquidité maximum.

Dans la très grande majorité des cas, le livret A (ainsi que le LDDS) sont les enveloppes les plus adaptées pour l’épargne d’urgence : 

  • Liquidité absolue : un virement instantané suffit pour accéder aux fonds.
  • Absence de fiscalité : le rendement affiché est toujours le rendement net.
  • Désavantage : ces enveloppes sont plafonnées, mais à moins d’avoir un revenu très important, on est en mesure d’y placer sans problème 6 mois de salaire.

Si l’on y est éligible, le LEP partage tous les avantages du livret A mais avec un taux d’intérêt plus élevé.

Si les livrets réglementés sont pleins, il existe des alternatives pour continuer à placer son capital sans risque de perte : 

  • Les livrets bancaires (100 % liquide mais rendement net de fiscalité généralement inférieur au livret A)
  • Les comptes à termes (rendement qui peut être attractif mais nécessite de bloquer son capital sur plusieurs années pour percevoir le rendement promis).
  • Les fonds euros en assurance-vie
  • Éventuellement les fonds monétaires au sein d’un CTO.

Gestion pilotée ou gestion libre : comment choisir ?

Cette étape clef dépend du tempérament de chaque personne ainsi que de ses ressources (temps et connaissance).

La gestion pilotée (ou mandat de gestion)

C’est l’option "clé en main" où un professionnel prend les décisions à la place de l’investisseur.

  • Le profil idéal : investisseurs débutants, ou profils expérimentés manquant de temps pour suivre l'actualité des marchés.
  • Les avantages :
    • Sérénité : aucune action requise pour les arbitrages.
    • Discipline : évite les décisions émotionnelles lors des baisses de marché.
    • Expertise : le portefeuille est aligné en permanence sur un profil de risque par des spécialistes.
  • Le bémol : des frais de gestion supplémentaires (souvent entre 0,5% et 1% par an) qui peuvent peser sur la performance à long terme.

La gestion libre

C’est l’option "sur-mesure" où l’on sélectionne soi-même chaque actif de son portefeuille.

  • Le profil idéal : passionnés de finance, investisseurs avertis ou adeptes de la gestion passive via les ETF (trackers).
  • Les avantages :
    • Contrôle total : possibilité de mettre en œuvre n’importe quelle stratégie selon ses envies.
    • Économie de frais : pas d'intermédiaire à rémunérer, ce qui optimise le rendement net.
    • Aspect pédagogique : une courbe d'apprentissage gratifiante pour ceux qui aiment comprendre les mécanismes économiques.
  • Le bémol : l’investisseur est totalement responsable. Ses résultats, bons ou mauvais dépendent uniquement de ses décisions, ce qui demande du temps et suivant le contexte une forme de rigueur psychologique.

Comment définir son allocation ?

Concrètement, ce sujet se résume en 3 points principaux : 

  • Quelles sont les classes d’actifs que l’on souhaite intégrer (ou au contraire exclure) ?
  • Au sein de chaque classe d’actifs, quels sont les supports précis (actions, fonds, produits …) que l’on sélectionne.
  • Quelle part réserve-t-on à chaque support et classe d’actifs ? 1 %, 5 %, 20 % ?

Ces arbitrages dépendent étroitement de la situation personnelle de chaque client et n'ont pas de réponse universelle. 

Nous avons consacré un article complet à ce sujet : Comment bien investir et dans quoi ?

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Comment analyser ses enveloppes et solutions d’investissement dans un bilan patrimonial ?

Comment analyser un contrat d’assurance-vie ?

Enveloppe extrêmement flexible, l’assurance-vie fait office de “couteau-suisse” dans son patrimoine. Elle permet en effet de : 

  • Placer son capital sur un support sécurisé via le fonds euro.
  • Construire une allocation très diversifiée et potentiellement très dynamique via les unités de compte.
  • Protéger ses proches en cas de décès via la clause bénéficiaire (au décès, les fonds de chaque contrat sont immédiatement confiés au bénéficiaire).
  • Optimiser sa transmission via le régime spécifique de l’assurance-vie : en cas de versements avant 70 ans, on peut transmettre jusqu’à 152 500 € hors de la succession classique et sans entamer les abattements de 100 000 € par enfant et par parent.

Dans le cadre d’un bilan patrimonial, on fait généralement attention à : 

  • L’âge de chaque contrat : au bout de 8 ans, la fiscalité en sortie est optimisée.
  • La rédaction des clauses bénéficiaires
  • La somme des versements effectués sur chaque contrat et l’âge et l’âge auquel ils sont effectués a un impact majeur sur l’imposition (ou l’absence d’imposition) au moment de la transmission.

Lire aussi : Comparatif approfondi des meilleures assurances-vie

Comment analyser un PEA ?

Sur un PEA, l’information clé est la date d’ouverture qui permet de déterminer à quelle date la fiscalité du PEA devient optimisée (au bout de 5 ans).

Sur les sujets de transmission, le PEA est souvent une enveloppe mal optimisée en cas de transmission (pas de purge de la plus-value, impossible de transmettre les titres en direct).

De plus, le PEA est une enveloppe par définition circonscrite aux investissements en action. Elle est donc très pertinente en phase de constitution du capital pour aller chercher des rendements importants. 

Mais une fois à la retraite, elle offre des possibilités limitées pour sécuriser le capital ou dégager des revenus réguliers.

En fonction de son âge, il faut se poser la question d’arbitrer le PEA vers une enveloppe plus diversifiée et plus optimisée pour la transmission.

Lire aussi : Comparatif approfondi des meilleurs PEA

Comment analyser un PER ?

Le PER est un outil clef à prendre compte dans l’optique d’anticiper sa retraite. 

Via son avantage fiscal unique, le PER permet de réduire son imposition sur le revenu notamment pour les ménages avec un TMI élevé.

Cette enveloppe présente néanmoins une importante contrainte de liquidité et peut être moins attractive pour des profils plus jeunes.

Il ne faut pas oublier non plus les PER d’entreprises (PERCO/PERCOL).

Lire aussi : Comparatif approfondi des meilleurs PER

Comment tenir compte de son épargne salariale sur un Plan d’Epargne Entreprise (PEE) ?

Il faut distinguer 2 cas de figures : 

  • Les PEE investis sur des titres de sa propre entreprise (souvent proposés avec une décote et potentiellement un abondement de l’employeur).
  • Les PEE investis sur des supports diversifiés types FCPE.

Dans cas d’un PEE diversifié, il s’agit simplement d’une enveloppe d’investissement comme une autre mais avec : 

  • Des conditions de liquidités particulières.
  • Un univers d’investissement souvent restreint.

La question qui se pose est souvent d’arbitrer le PEE vers une enveloppe externe plus performante lorsqu’on en a la possibilité.

Dans le cas de PEE concentrés sur les titres d’une entreprise, l’enjeu est plutôt d’éviter la concentration du patrimoine sur une société.

Compte-titre ordinaire : quand l’utiliser dans une stratégie patrimoniale ?

Un CTO est l’enveloppe qui offre le choix le plus large de solutions de diversification géographique (que ce soit des actions internationales, des obligations en direct …).

De plus un CTO peut être un outil puissant pour transmettre son patrimoine financier notamment via le mécanisme de la purge de la plus-value.

En revanche, la fiscalité sur un CTO est standard. C’est donc une enveloppe à utiliser quand elle permet d’accéder à des actifs ou stratégies non disponibles par ailleurs.

SCPI : comment les intégrer dans un bilan patrimonial ?

Les SCPI sont avant tout une source de revenu régulier, très utile notamment pour des profils de type rentiers ou retraités.

Il est néanmoins essentiel d’avoir une approche diversifiée en termes de société de gestion, de secteurs et d’exposition géographique.

Le bilan patrimonial est aussi l’occasion de poser un regard critique sur un portefeuille de SCPI : dans un scénario de stress, seraient-elles susceptibles de réduire ou de suspendre le versement des loyers ?

En amont de l’arrêt d’une activité professionnelle, il existe différentes manières d’investir en SCPI, notamment via le démembrement. Ce sont des solutions à étudier qui peuvent délivrer beaucoup de valeur.

Lire aussi : Classement des meilleures SCPI

Comment intégrer les actifs privés dans un bilan patrimonial ?

Des classes d’actifs comme le private equity ou la dette privée ont délivré des performances historiques très attractives tout en offrant une forme de diversification par rapport aux marchés cotés.

L’intégration d’une part d’actifs privés est donc souvent génératrice de performance à long terme.

En revanche, il est essentiel de prendre en compte l’impact de ces classes d’actifs sur la liquidité d’un patrimoine.

Lire aussi : Les meilleurs fonds d’investissements alternatifs

Produits structurés : comment les intégrer dans un bilan patrimonial ?

Les produits structurés peuvent être intéressants notamment pour des profils avec une aversion modérée à marquée au risque.

Bien choisis, ces produits peuvent offrir une protection importante du capital tout en renversant un coupon régulier.

En revanche, l’investisseur a rarement de la visibilité sur la durée de vie d’un produit structuré, à cause du mécanisme généralisé de rappel anticipé à la main de l’émetteur. Il faut en tenir compte dans le cadre de l’analyse de la liquidité.

Contrat de capitalisation : dans quels cas l’étudier ?

Le contrat de capitalisation est une enveloppe proche de l’assurance-vie qui présente un intérêt spécifique en cas de succession : il s’agit de la seule enveloppe capitalisante qui permet une purge complète de la plus-value au moment de la succession ou d’une donation.

Autrement dit, la plus-value latente sur le contrat ne subit pas d’impôt sur le revenu ni prélèvements sociaux. En revanche, la valeur de rachat du contrat est soumise aux droits de mutations.

Dans le cas du dénouement d’une assurance-vie, les prélèvements sociaux sont eux dus sur la plus-value latente (mais pas l’impôt sur le revenu).

Lire aussi : Comment choisir entre assurance-vie et contrat de capitalisation ?

Assurance-vie luxembourgeoise : dans quels cas l’étudier ?

L’assurance-vie luxembourgeoise présente différents avantages : 

  • Un cadre réglementaire plus protecteur que la France pour les investisseurs en cas de défaut de l’assureur (via le super-privilège, triangle de sécurité luxembourgeois).
  • Un univers d’investissement quasi-illimité à partir d’un certain montant de patrimoine (250 000 à 500 000 € selon les besoins), notamment pour accéder à des supports non référencés en France comme des fonds de private equity étrangers ou des hedge funds.
  • Une portabilité de la fiscalité en cas d’expatriation.
  • Des frais de gestion dégressifs qui peuvent devenir plus attractifs que les assureurs français à partir de 1 million d’€.
  • Un accès facilité au crédit lombard.

Contrairement à certaines idées reçues, une assurance-vie luxembourgeoise ne permet pas de réduire sa fiscalité en tant que résident fiscal français. 

Pour un patrimoine inférieur à 500 000 €, les frais annuels de ce type de contrat seront aussi plus onéreux que ce que peuvent proposer les assureurs français.

Lire aussi : Comparatif des meilleures assurances-vies luxembourgeoises

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Investissement via une personne morale : quels points intégrer au bilan ?

L’interposition d’une personne morale (holding) entre un investisseur et son patrimoine est une stratégie couramment étudiée lors d’un bilan patrimonial. Elle permet notamment : 

  • D’accélérer la constitution du patrimoine d’un entrepreneur en exploitant le régime mère-fille afin de remonter une partie du résultat d’une société sans avoir besoin de passer par un dividende ou un salaire.
  • D’organiser la gouvernance et la transmission d’un patrimoine au sein d’une famille.
  • D’optimiser dans certains cas la fiscalité lorsque la fiscalité des personnes morales (impôt sur le revenu) est plus avantageuse que celle des personnes physiques.

La forme juridique retenue pour la holding (SCI, SARL, SAS) joue un rôle majeur et doit être étudiée en détail lors du bilan.

Lire aussi : Placement de trésorerie de holding : Pourquoi et comment faire ?

Panorama des actions post-bilan les plus courantes

Une fois le diagnostic posé, le plan d’action se décline en mesures concrètes qui impactent la structure juridique, la pression fiscale, l’efficacité financière et la protection de la famille.

En voici quelques exemples à titre d’illustration : 

Les actions de "nettoyage" et de structure

Un bilan révèle souvent d’anciens contrats ou supports sous-performants ainsi que des structures pas forcément optimales pour atteindre les objectifs posés : 

  • Optimisation des frais : clôture des comptes inactifs et transfert des contrats à frais élevés vers des solutions plus compétitives.
  • Placement de la trésorerie dormante sur des comptes courants vers des supports sécurisés (livrets, fonds euros, compte à terme…)
  • Interposition d’une personne morale : création d’une holding patrimoniale sous forme de SCI ou SARL pour loger certains actifs et optimiser l’impôt personnel.
  • Restructuration de la dette : renégociation des crédits en cours.

Mise en place de l’allocation d’actif recommandée

  • Constitution d’une poche de sécurité liquide si elle n’existait pas encore.
  • Rééquilibrage du patrimoine financier actuel : effectuer les opérations nécessaires pour revenir à l’allocation cible définie.
  • Mise en place de versements programmés en ligne avec la stratégie définie.

L’optimisation fiscale

  • Arbitrage de certains biens immobiliers peu rentables et fortement imposés pour des actifs financiers soumis au PFU tout en libérant du temps de gestion.
  • Mise en place d’investissements défiscalisants : versements réguliers sur PER, éventuellement investissement en FCPI ou Girardin.

Les actions de prévoyance

  • Adaptation du régime matrimonial : permet de protéger son conjoint de son vivant (ajout d’une clause de préciput par exemple).
  • Mise en place de mandats de protection future : en cas d’incapacité, un gestionnaire est désigné en avance pour gérer le patrimoine évitant ainsi les délais de la saisine d’un juge.
  • Rédaction d’un testament pour exprimer ses volontés.

Anticipation de la transmission

  • Passage en revue des clauses bénéficiaires des contrats d’assurance-vie pour les mettre en cohérence avec la situation familiale actuelle.
  • Donation de la nue propriété de certains biens : permet de réduire l’assiette taxable tout en conservant les revenus et le contrôle sur les biens.
  • Dons familiaux : utilisation des abattements renouvelables tous les 15 ans pour faire circuler le capital sans frottement fiscal.

Guide pratique pour entamer un bilan patrimonial

Peut-on réaliser un bilan patrimonial seul ?

Tout dépend de la complexité de sa situation et de son goût pour la gestion de patrimoine.

Si la situation est simple (salarié, peu d'immobilier, pas encore de problématiques de transmission) réaliser bilan soi-même peut être un excellent exercice

Cela permet de monter en compétence sur les sujets financiers et de se poser les bonnes questions sur ses projets de vie.

Cela dit, l'un des grands intérêts du bilan patrimonial reste le regard extérieur : un professionnel apporte une expertise complète sur les dimensions fiscales, juridiques et financières qu'on ne maîtrise pas toujours seul : 

  • L'angle mort fiscal : l’impact de la fiscalité est souvent difficile à évaluer, a fortiori si l’on est pas familier avec certains montages.
  • L'aspect civil et successoral : un tableur ne dira pas si le régime matrimonial est adapté ou comment optimiser les droits de succession.
  • Les biais cognitifs : on peut avoir tendance à être trop optimiste sur ses rendements ou à sous-estimer son aversion au risque. Le recours à un professionnel permet de confronter ses propres hypothèses à un regard critique.

Peut-on réaliser un bilan patrimonial en ligne ?

Aujourd'hui, un grand nombre de cabinets de gestion de patrimoine sont digitalisés et réaliser un bilan à distance via visioconférence ou appels est devenu courant.

En l’état des outils en 2026, réaliser un bilan patrimonial complet en autonomie paraît néanmoins compliqué. 

Les IA (ChatGPT, Gemini, Claude …) bien paramétrées se révèlent déjà de bon copilotes pour structurer des données ou balayer une trame complexe mais montrent leurs limites pour réaliser des arbitrages : 

  • Difficulté à prendre en compte chaque situation dans sa complexité.
  • Inertie sur l’intégration des évolutions fiscales ou juridiques. Par exemple, au moment de la rédaction de cet article (février 2026), les différents modèles n’ont pas encore bien intégré les modifications apportées par le projet de loi de finance.

D’autres outils comme des agrégateurs et des simulateurs en ligne permettent de gagner du temps sur certaines étapes du bilan patrimonial, sans remplacer la vision d’ensemble d’un professionnel.

  • Les agrégateurs de patrimoine (ex: Finary, Invvest) : très efficaces pour avoir une vision en temps réel de tous ses comptes (banques, crypto, immo) au même endroit.
  • Les simulateurs en ligne : utiles pour calculer sa capacité d'emprunt ou ses futurs droits à la retraite.

Comment choisir un conseiller pour réaliser un bilan patrimonial ?

Le cadre légal

Un conseiller doit obligatoirement être immatriculé à l’ORIAS (Organisme pour le Registre des Intermédiaires en Assurance, Banque et Finance). Il s’agit d’un "guichet unique" qui recense tous les professionnels autorisés à commercialiser des produits financiers en France.

Le conseiller doit disposer de plusieurs habilitations juridiques supplémentaires : 

  • Statut CIF (Conseil en Investissement Financier)  pour délivrer du conseil.
  • Statut IAS (Intermédiaire en Assurance) pour distribuer des contrats d’assurance-vie.
  • Statut IOBSP (Intermédiaire en Opérations de Banque) pour les crédits.

Sa spécialisation

Un bon conseiller en gestion de patrimoine généraliste suffit pour un patrimoine classique. 

Pour des problématiques complexes (chef d'entreprise, structures spécifiques à certaines professions libérales, expatriation …) il peut être pertinent de se tourner vers un acteur spécialisé, a fortiori si on est à l’aise avec un mode d’échange à distance.

Son mode de rémunération

Il existe 2 modèles de rémunération possible : 

  • Honoraire de conseil : le client paie une prestation (comme un avocat). C’est le gage d’une objectivité totale sur la stratégie. Ce modèle est minoritaire en France et a tendance à être plus onéreux (car assujetti à la TVA).
  • Commissions sur les produits proposés : le conseiller se rémunère sur les produits vendus. Du point de vue immédiat du client, ce modèle est plus avantageux mais celà peut biaiser le conseil vers certains placements.

Lire aussi : Les meilleurs cabinets de gestion de patrimoine

Quelles différences entre banque privée, conseiller en gestion de patrimoine et plateforme digitale ?

En 2026, ces trois types d’acteurs proposent des solutions de gestion de patrimoine (aussi appelées gestion de fortune, ou gestion privée) : 

  • Une banque privée propose généralement des services bancaires (y compris des crédits) et du conseil patrimonial mais son univers d’investissement est souvent limité à des produits “maisons” (sur les fonds, les contrats d’assurance-vie …)
  • Un conseiller en gestion de patrimoine propose uniquement du conseil, distribue des produits financiers et peut éventuellement proposer un mandat de gestion. A la différence de la banque privée, il travaille le plus souvent en architecture ouverte.
  • Le terme plateforme digitale regroupe des modèles variés : certaines s’apparentent à un réseau de CGP digitalisé, d’autres proposent leurs propres solutions d’investissements. Elles se distinguent souvent par des frais compétitifs et des interfaces de gestions léchées.

Lire aussi : Les meilleures plateformes de gestion de patrimoine

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*Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Quelles erreurs éviter lors d’un bilan patrimonial ?

  • Réaliser un inventaire incomplet : notamment en oubliant certaines dettes, garanties ou actifs “invisibles” comme l’épargne salariale ou des parts de sociétés non cotées.
  • Négliger la fiscalité : les simulations doivent tenir compte de la fiscalité en sortie.
  • Négliger les frais : les hypothèses de rendement doivent tenir compte des frais associés au montage choisi, sous peine de surestimer ses gains futurs.
  • Attention à l’excès d’optimisme sur les rendements : un bilan prudent doit aussi intégrer des scénarios dégradés. La performance en investissement n’est jamais linéaire.
  • Ne pas formaliser la transmission : sans anticipation, un décès peut entraîner une fiscalité très importante susceptible d’absorber une part importante du patrimoine accumulé sur des années.
  • Ne pas mettre à jour son bilan : prévoir une révision régulière du bilan afin de tenir compte des changements de vie ou d’objectifs.

Questions fréquentes sur le bilan patrimonial

Combien coûte un bilan patrimonial ?

Le prix varie selon la complexité et le type de professionnel :

  • En ligne / DIY : de 0 € (tableurs) à 150 € (outils premium d'agrégation).
  • Cabinet de gestion de patrimoine (CGP) : entre 500 € et 3 000 € pour un bilan complet. Gardez en tête qu’une majorité de CGP ne se rémunèrent pas via des honoraires mais à travers les rétro-commissions qu’ils perçoivent sur les produits souscrits par les clients.
  • Banque privée : souvent "offert" mais réservé aux clients ayant un encours minimum (généralement > 250 000 €).

Combien de temps prend un bilan patrimonial ?

Il faut compter environ 2 à 4 semaines pour un processus complet avec un professionnel :

  1. Récupération des documents : 1 semaine (selon la réactivité de l’investisseur).
  2. Analyse et rédaction : 1 à 2 semaines de travail pour l'expert.
  3. Rendez-vous de restitution : 1h30 à 2h pour expliquer les préconisations.

Quelle fréquence pour refaire son bilan ?

Un bilan n'est pas figé dans le marbre :

  • Le suivi "léger" : 1 fois par an (vérification de la performance et rééquilibrage).
  • Le bilan complet : tous les 3 à 5 ans, ou lors d'un événement de vie majeur (mariage, divorce, héritage, changement de carrière).

Quels documents sont nécessaires ?

Préparez un dossier (numérique ou physique) contenant :

  • Revenus : 3 derniers avis d'imposition, dernier bulletin de salaire reçu et dernier bulletin au 31 décembre.
  • Placements : relevés de comptes, assurance-vie, PEA, épargne salariale.
  • Immobilier : estimations des biens, tableaux d'amortissement des crédits.
  • Civil : livret de famille, contrat de mariage ou convention de PACS.

Comment faire un bilan patrimonial en couple ?

C'est le moment idéal pour clarifier la situation :

  • Mariage/PACS : analyser ce qui est "propre" (à l'un) et ce qui est "commun".
  • La protection du conjoint : vérifier si le niveau de vie du survivant est assuré (prévoyance, clause bénéficiaire).
  • Vision commune : aligner les objectifs (acheter une résidence secondaire, financer les études des enfants).

Comment adapter un bilan patrimonial en cas d’expatriation ou de retour en France ?

De nouveaux points d’attention viennent s’ajouter à la trame classique d’un bilan : 

  • L’exit tax : Pour les patrimoines financiers importants, la France peut taxer les plus-values latentes lors du départ.
  • La résidence fiscale : déterminer avec précision où les impôts sont dus pour éviter la double imposition (utilisation des conventions internationales).
  • Le retour en France : attention à la requalification des contrats souscrits à l'étranger. Déclarer ses comptes à l'étranger (formulaire 3916) est obligatoire sous peine de fortes amendes.
  • L'immobilier : Même expatrié, les revenus locatifs français restent imposables en France (généralement au taux minimum de 20%).

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